mercredi 20 juillet 2016

Chronique Express : Architects - All Our Gods Have Abandoned Us


Les Anglais d'Architects continuent la construction de leur discographie à une impressionnante vitesse. Ayant véritablement pris leur envol avec leur troisième album, Hollow Crown (2009), les voici de retour plus énervés que jamais. Si The Here And Now avait fait figure d’accalmie, depuis lors ils durcirent le ton pour nous proposer aujourd’hui All Gods Have Abandonned Us, véritable quintessence de violence. La musique est très compacte et les titres continennent peu de facteurs différenciants. Ce qui est vu comme une faiblesse par la plupart des fans et des critiques musicales est justement une force selon moi. C’est là où se trouve tout le génie du groupe : proposer une musique en apparence monolithique mais qui se révèle rapidement addictive. A la manière d’une drogue, une fois le bouton play enclenché, vous irez d’une traite de la première à la dernière chanson sans vous en apercevoir. L’envie sera alors d’autant plus grande de répéter l’expérience encore et encore… Le travail sur le mixage et les arrangements y contribue fortement. Tout en se laissant guider par un flow constant, on apprécie les variations en arrière plan, les nappes de synthés discrètes mais continuellement présentes et les cordes qui apportent une expérience immersive pour l’auditeur. Entre  courtes interludes éthérées et parties metalcore syncopées efficaces, Sam Carter nous livre une prestation vocale de haute volée. Délaissant les parties claires trop entendues pour se concentrer sur le scream et des passages chantés avec une voix légèrement éraillée, il contribue à créer l’atmosphère si spéciale de l’album. Les Anglais arrivent à maintenir une certaine tension à la limite de la saturation tout en développant un motif sonore poignant, véritable fil rouge de l'album. En maniant avec dextérité les possibilités du genre, les Architects nous offrent un résultat inédit. Exercice réussi haut la main !

4/5
Recommandé si vous aimez : Architects, Devil Sold His Soul, The Devil Wears Prada

Martin G.



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