mardi 21 juin 2016

Live Report : Panic! At The Disco + Rocky NTi @ La Cigale, Paris - 24/05/16

La date affichait sold-out depuis un moment ; ce mardi 24 mai marquait le retour de Panic! At The Disco dans la capitale française. Le groupe américain était très attendu par ses fans, qui attendaient depuis de longues heures devant la salle – et avouons que nous aussi chez Alternativ News, nous étions pressés de les revoir. Le compte-rendu de cette superbe soirée est à lire dans la suite du post.

La belle salle de la Cigale est pleine à craquer quand Rocky NTi monte sur scène, accompagné de ses musiciens. Il est accueilli chaleureusement – inutile de prétendre qu’il était lui aussi très attendu ce soir ; la vérité c’est que quasiment personne ne le connaissait auparavant, mais que les fans bouillonnaient d’impatience et auraient applaudi n’importe qui tant que ça les rapprochait du moment où Panic! At The Disco arriverait à son tour.
Mais Rocky NTi – alias Milton Keynes – n’a pas démérité pour autant ; le jeune artiste fait preuve d’une énergie débordante sur scène et son charisme ne laisse personne indifférent. Les musiciens ont sorti leur plus beau sourire pour l’occasion, et le public parisien déroule le tapis rouge à ce sympathique groupe, qui se produit pour la première fois dans notre pays. Le frontman est un véritable maître de cérémonie et parvient sans mal à faire sauter, chanter, danser La Cigale, au point que le sol en tremble – il en semble d’ailleurs très agréablement surpris.

Il n’aurait pu y avoir de meilleur coup d’envoi pour un concert. Rocky NTi remercie la foule à de multiples reprises, les musiciens n’en reviennent pas et immortalisent ce moment sur leurs téléphones portables. Le chanteur répète à qui veut l’entendre que c’est sans hésitation le meilleur show de la tournée, et sans doute le meilleur de sa carrière entière, ce à quoi cette Cigale sold-out répond en faisant encore plus de bruit. Et pour une fois, cette déclaration d’amour devait être sincère ; à la fin de la tournée, on pouvait voir une vidéo de ce set parisien enflammé sur la page Facebook de Rocky NTi, avec en légende « Sans conteste le meilleur show que j’aie jamais joué. Merci à tous les fans de Panic pour tout cet amour. »
Très proche du public, il n’hésite pas à échanger avec les premiers rangs très taquins, et propose à ceux que ça intéresse de venir le voir au stand de merch à la fin du concert. Après avoir pris encore des photos et vidéos de ce moment exceptionnel, il est temps pour Milton Keynes de tirer sa révérence. On en connaît un qui va se souvenir très longtemps du public français !

Une éternité semble s’écouler entre la fin de ce premier set et le moment où, enfin, les lumières s’éteignent à nouveau. L’engouement des fans fait plaisir à voir – et surtout à entendre – et c’est sous des acclamations assourdissantes que les musiciens de Panic! At The Disco prennent possession de la scène. Brendon Urie, le chanteur, est accueilli comme un roi par le public survolté, le niveau sonore à son maximum.
Dans la salle, il reste certains fans « des débuts », mais la moyenne d’âge ne fait aucun doute : la folie Panic ne s’est pas arrêtée après Pretty, Odd. Bien au contraire, ce sont les plus jeunes qui font le plus de bruit, et ce n’est pas pour déplaire aux Américains qui affiche une banane qui en dit long. Et ils nous mettent aussitôt dans l’ambiance avec "Don’t Threaten Me With A Good Time" et le culte "Time To Dance" – autant dire que le ton est donné. La Cigale ne se fait pas prier pour danser, effectivement, et certains fans ont joué le jeu à fond en arborant des serre-têtes et autres accessoires lumineux.



Même si l’on a vu Panic des dizaines de fois, la voix de Brendon fait toujours le même effet, et ses montées dans les aigus continuent de filer des frissons. Le frontman donne de sa personne, et sa présence scénique n’aurait pas vraiment besoin des excellents jeux de lumière qui viennent la sublimer (mais résultat, on en prend deux fois plus plein la vue). La foule connait les paroles par cœur et n’hésite pas à les scander, pour le plus grand plaisir des musiciens. Des morceaux comme "The Ballad Of Mona Lisa" ou "Let’s Kill Tonight" font encore grimper la température dans l’enceinte de La Cigale.




Les pas de danse et effets de voix que nous offrent Brendon Urie attisent les applaudissements et cris euphoriques. Personne n’osera dire ce soir là – ni aucun autre sans doute – que le chanteur se repose sur ses lauriers et manque d’énergie sur scène. Rares sont les frontmen qui livrent un tel spectacle tous les soirs de leur tournée, et quand parfois il lâche le micro, Brendon peut être sûr que le public parisien prend le relai. C’est le cas par exemple sur "Ready To Go", où les fans se chargent des chœurs à la perfection.




L’un des moments phares du concert, c’est ce moment pendant l’entraînant Miss Jackson, où tous les regards se rivent sur un Brendon Urie qui nous offre un parfait salto arrière. Les hurlements stridents fusent aussitôt, et le chanteur a du mal à dissimuler son sourire satisfait. On sent qu’on arrive en quelque sorte au « premier bouquet final ».




Les premières notes de "Nine In The Afternoon" attisent de nouvelles acclamations, et là encore le chanteur peut se permettre de tomber le micro pour laisser chanter un public en grande forme. Puis Brendon va se cacher derrière un piano apparu sur scène, et les connaisseurs savent déjà ce qui va suivre – les autres le découvriront quelques instants plus tard en entendant « Is this the real life? Is this just fantasy? »
Bingo, c’est effectivement avec une reprise du cultissime "Bohemian Rhapsody" de Queen que le groupe enchaîne. Et il faut dire que tout le monde ne peut pas se permettre d’imiter Freddie Mercury. Ce qui est admirable, c’est qu’Urie ne cherche pas à imiter Mercury*, mais livre sa propre interprétation tout aussi époustouflante. Quand il lâche le piano pour revenir sur le devant de la scène alors que les guitares se réveillent, la foule se met à sauter à en faire trembler la salle entière. Un spectacle qui nous rappelle vaguement les minutes qui ont précédé l’entrée sur scène de Parkway Drive, dans cette même salle, quelques mois auparavant…




Le groupe enchaîne avec Victorious face à un océan de visages radieux et rougis d’avoir tant chanté et dansé. Puis, Panic disparaissent et les lumières se tamisent. On sait parfaitement que ce n’est pas fini, alors le public exprime son impatience sans tarder – et toute une Cigale qui tape des pieds, c’est plutôt convaincant il faut dire.
Quand les musiciens reviennent, Brendon déclare : « Vous savez ce qui suit. Sans ce morceau, sans doute que nous ne jouerions pas ce soir, sans doute que vous ne nous auriez jamais connus. Sans doute que personne n’aurait jamais parlé de nous. »




Un show de Panic! At The Disco n’aurait pas la même saveur sans I Write Sins Not Tragedy. Dix ans que nous connaissons ce morceau sur le bout des doigts, et ça fait toujours autant plaisir de l’entendre en live. Les musiciens ont l’air de prendre leur pied aussi, et tant mieux. This Is Gospel fait le bonheur des fans plus jeunes, mais c’est l’un des derniers tubes du groupe, Emperor’s New Clothes, qui vient clôturer le set et qui a séduit avant tout la nouvelle génération de fans. La plupart des anciens a encore l’esprit à Sins/Tragedy.



Il est l’heure de dire au revoir aux Américains, et eux remercient chaleureusement ce public extraordinaire en promettant de revenir rapidement dans l’Hexagone. Une fois encore, Panic a su mettre des étoiles plein les yeux à ses fans survoltés.



Une ambiance comme celle de ce soir, on y a franchement rarement droit. Du début à la fin de la soirée, le public a applaudi, chanté, crié, sauté, que ce soit pour le groupe qu’il était venu voir ou pour la première partie – et ça, c’était très beau à voir. Mention spéciale à ces fans infatigables.
Et comme d’habitude, il faut saluer la superbe prestation haute en couleurs de Panic! At The Disco. Les anciens fans resteront sans doute nostalgiques du groupe d’avant (pour ma part, le départ de Ryan Ross m’est resté en travers de la gorge et pourtant ça fait sept ans) et souhaiteraient sans doute davantage d’anciens morceaux, mais il faut admettre que Brendon Urie a su conserver l’esprit du groupe original… même si ce n’est parfois qu’en transparence.
Cela n’ôte rien au fait que Panic est un groupe à voir, à revoir, à ne pas louper. Qualitativement, il n’y a absolument rien à redire à ce show génialissime. On quitte le groupe avec une certitude : on reviendra la prochaine fois... c'est-à-dire le 12 novembre de cette année, salle Pleyel. 

* pardon, j'ai pas pu m'en empêcher.


Texte : Laurie B. 
 Photos : Mathilde M. (site internet)

Setlist :

Don’t Threaten Me With A Good Time
Time To Dance
Vegas Lights
The Ballad Of Mona Lisa
Hallelujah
Let’s Kill Tonight
LA Devotee
Girls/Girls/Boys
Ready To Go
Nicotine
Casual Affair
New Perspective
Miss Jackson
Nine In The Afternoon
Bohemian Rhapsody
Victorious
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I Write Sins Not Tragedies
This Is Gospel
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Emperor’s New Clothes




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