jeudi 2 juin 2016

Live Report : Longlive Rockfest JOUR 2 @ Transbordeur, Lyon - 14/05/16

Nous vous avions partagé le live report du premier jour de l’édition 2016 du Longlive Rockfest la semaine passée, voici le compte-rendu de la deuxième journée du festival lyonnais !


Samedi 14 mai


13 h 30 

Il fallait arriver plus tôt que la veille pour s’assurer de ne rien louper de cette seconde journée de festival. Les portes Transbordeur ouvrent déjà à 13h30 – et bien évidemment nous sommes déjà là, pas le temps de chômer.
Pour un rapide point météo (eh oui encore), la météo se montre aujourd’hui encore plus clémente que ce qui avait été annoncé, et même si le soleil doit se battre pour pointer le bout de son nez entre deux nuages, il est bel et bien là.
Quelques minutes à peine avant l’ouverture des portes, les organisateurs ont appris l’annulation de Brutality Will Prevail, qui étaient censés jouer sur la mainstage à 16h15, et placardent des affiches à l’entrée pour annoncer la mauvaise nouvelle aux festivaliers – qui ne leur en tiendront rigueur à aucun moment. Il y a tout de même dix-neuf groupes qui nous attendent aujourd’hui, on n’aura pas de temps mort !


                13 h 45

Les Australiens d’Hellions sont les premiers à monter sur la clubstage, la plus petite des deux scènes. Ils ont l’habitude de donner le coup d’envoi des festivités : en trois semaines, c’est la troisième fois que nous voyons le groupe (après Trier et Paris), et la troisième fois qu’ils sont les premiers à jouer de la journée.  Et pour la troisième fois aussi, le frontman Dre apparaît vêtu de son inséparable pull rose.
Comme la veille, les lumières laissent à désirer, le public est relativement timide, mais déjà venu en plus grand nombre (en même temps, on est samedi…) et semble très motivé à mosher, les premiers festivaliers osant mettre en place le premier semblant de pit de la journée. C’est un bon début.
Sur scène, le show a aussi un petit côté absurde : entre le pull rose du chanteur, les claquettes de plage de l’un des musiciens, si on n’avait pas le son, on se demanderait sérieusement si ces mecs ne s’étaient pas plantés d’endroit.


                14 h 25

Une fois la première vague de festivaliers arrivée, la salle club est relativement bien remplie au moment où les Britanniques de Casey montent sur scène. Nous les avions découverts en mars dernier, en première partie de Burning Down Alaska au Gibus Café, et ça fait plaisir de les revoir sur une scène plus grande, face à un public plus dense et un certain nombre de connaisseurs dans les premiers rangs.



Le chanteur Tom Weaver semble comme à son habitude totalement dans sa bulle, les yeux souvent fermés, et une voix qui nous transporte ailleurs. Le groupe interprète quelques morceaux déjà connus, que les fans présents reprennent avec une ferveur non dissimulée, scandant les paroles, mais Casey profitent également du festival pour présenter un nouveau titre, qui déclenche une réaction très positive auprès de ces mêmes fans ainsi que dans l’ensemble du public.


Le jeu de scène très épuré et poignant des musiciens les distingue des autres formations présentes sur ces deux journées ; Casey ont ce côté très mélodique, chargé d’une multitude d’émotions qu’ils transmettent à leurs spectateurs sans user de la violence, de sauts de mouton ou d’autres sollicitations que l’on a l’habitude d’entendre. Ici, la violence est dans les textes, mais pas comme on pourrait le penser : ces textes parlent souvent d’amour perdu ou gâché, de dépression, de solitude, avec toujours cet arrière-goût amer que tout le monde a déjà connu. Et la voix de Tom a ce ton écorché qui ne laisse personne indifférent – ce que l’on remarque en jetant un coup d’œil aux alentours : de plus en plus de monde prend place dans la petite salle, les yeux rivés sur le groupe anglais.
Casey quittent la clubstage après une petite demi-heure de show sous des applaudissements nourris, saluent leur tout nouveau public français. Ils nous ont offert un très beau set et ont de toute évidence conquis de nouveaux fans avec cette superbe prestation.


       
         15 h 20

Sur la petite scène, ce sont maintenant Make Me A Donut qui jouent face à un public déjà plus violent que pour le set précédent. Les mosheurs sont lancées, la salle club prend des allures de fosse aux lions, et le public de milieu d’après-midi afflue.
À l’extérieur, le Rock Market est lui aussi très prisé. Il y a du monde un peu partout aux stands de merch, de Sea Shepherd, au food-truck… Parmi les festivaliers se perdent également quelques artistes, que l’on reconnaît souvent au nombre de fans qui les entourent. Ainsi, on repère Luke Holland et Telle Smith de The Word Alive ou encore les Allemands de Nasty qui sont ici comme à la maison.

Suite à l’annulation de Brutality Will Prevail, l’heure d’ouverture de la salle principale a été décalée ; In Arkadia ne commenceront à jouer que vers 16h15, et pour le moment l’accès à la mainstage reste bloqué.


15 h 50

Pour l’heure, ce sont les Français de The Amsterdam Red Light District qui prennent la clubstage d’assaut. Et ça commence très, très fort, avec des musiciens visiblement au top de leur forme et prêts à retourner le public lyonnais. Le frontman ne cesse de solliciter la foule ultra-réceptive, et même ceux qui ne connaissaient pas le groupe auparavant se prennent au jeu – personne ne semble vraiment y échapper.


Même si la taille de la scène est tout à fait honorable, elle ne suffit de toute évidence pas au groupe ; le chanteur finit par sauter dans le pit, suivi par les autres musiciens, tandis que des fans s’octroient le plaisir de grimper sur scène.


Malheureusement, on ne pourra pas en profiter davantage parce que d’autres obligations nous amènent à quitter la petite salle pour nous rendre à un autre endroit du festival.
À l’extérieur, sous la tente Monter Energy, The Word Alive arrivent au bout de leur séance dédicaces, prenant le temps de discuter et de prendre quelques photos avec les fans qui restent dans les parages. Ce sont eux que nous attendons pour une interview qui s’avérera bien sympathique ; le résultat sera bientôt mis en ligne sur Alternativ News !


                17 h 00

À force de trop discuter avec les très aimables Américains, on en loupe l’ouverture de la mainstage et le set d’In Arkadia, et il faut littéralement courir jusqu’à la clubstage pour ne pas louper les dernières minutes du show d’Annisokay, ce groupe allemand actuellement en tournée avec The Word Alive. Encore une fois, c’est là une bonne surprise : la formation propose un show relativement propre, pro, on sent l’influence des grands groupes avec qui ils ont pu tourner, mais on sent aussi la complicité entre les membres à travers leurs gestes parfaitement synchronisés. La qualité de cette demi-heure de concert séduira un grand nombre de fans, qui se rendront directement après au stand de merch du groupe, que ce soit pour discuter avec les musiciens ou pour acheter un album ou un t-shirt.





                17 h 20

Après un rapide passage dans le Rock Market, où Rise Of The Northstar mettent fin à leur séance de dédicaces, il est l’heure pour nous aussi de retrouver la mainstage avec Napoleon qui en sont quasiment à la moitié de leur set, face à un public plutôt dynamique et réceptif. Malheureusement, les Britanniques souffrent eux aussi du mauvais éclairage, ce qui – il faut l’avouer – gâche tout de même notre perception du show, qui a par ailleurs l’air particulièrement bon. Mais pas trop d’inquiétudes : nous reverrons la formation anglaise à Paris le 1er juin, au Gibus Live. Ce sera sûrement l’occasion de les voir de plus près !



Retour ensuite vers la clubstage ; on se perche sur les escaliers, histoire d’avoir une vue d’ensemble de la salle et de profiter du spectacle donné par Alea Jacta Est… et ça vaut clairement le détour ! Une ambiance complétement dingue dans la fosse, des mecs qui se démènent sur scène… Tout le monde semble s’être donné rendez-vous dans la petite salle pour accueillir comme il se doit les hardcoreux toulousains.




Le public ne s’essouffle pas, continuant sur cette belle lancée jusqu’à la fin du set alors que les musiciens s’en donnent visiblement à cœur joie, ravis de la réaction des Lyonnais et les encourageant sans cesse à sauter encore plus haut, crier encore plus fort… Ce sera haut la main l’un des sets les plus mémorables de ce week-end, qui marquera les esprits malgré le programme chargé auquel nous avons droit.


                18 h 00

Au tour d’Hundredth de passer sur la mainstage, alors on change à nouveau de décor – pour se retrouver dans une salle encore plus sombre que la précédente – et on accueille le combo américain avec de franches acclamations, certains ayant eu la chance de les voir pile dix jours auparavant à Paris.
Pour moi, c’est la troisième fois en trois semaines, là aussi, et le groupe fait à chaque fois preuve de la même énergie sur scène. Les fans arrivent en masse pour se coller aux barrières, formant une foule tout à fait honorable pour faire la fête avec Wardwick Johnson et sa bande. Les plus calés donneront de la voix, en chœur avec le frontman, les autres se contenteront de mosher, ce qui fera tout autant plaisir au groupe sur scène. Le show est toujours aussi efficace, et c’est encore plus appréciable de les voir tout donner sur une scène si grande. C’est un excellent set de trente-cinq minutes, tout le monde semble approuver, le groupe remercie les fans en retour avant de quitter la mainstage.




À l’extérieur, certains festivaliers profitent des toutes dernières heures du jour pour faire le plein de nouveaux vêtements, vinyles, pour manger un petit truc avant que le food-truck ne commence à manquer de pains à burger…
Hypno5e montent sur la clubstage et on remarque d’emblée que c’est un public relativement novice qui les accueille, avec des applaudissements de politesse. Si certains se laissent séduire sans soucis et ne mettent que quelques instants à adhérer à ce groupe français qui propose un show très pro, d’autres se lasseront relativement rapidement aussi (la fatigue, la faim, l’enchaînement de tellement de groupes qu’on a l’impression qu’il est déjà minuit, overdose de riffs…).


                19 h 00

On préfère, du coup, prendre place au plus près de la mainstage pour s’assurer de ne louper aucune seconde du show de The Word Alive, un groupe très attendu aujourd’hui. Pas mal de festivaliers ont eu la même idée et attendent l’arrivée des Américains, qui font encore leur incontournable « cri de guerre » dans les coulisses, avant de monter sur une scène plongée dans la pénombre, sous les acclamations des fans. 



  Après avoir joué à Paris la veille, le groupe débarque aujourd’hui sur cette scène bien plus grande que celle du backstage. Mais les musiciens occupent tout l’espace, toujours en mouvement, à tel point qu’on a l’impression d’avoir enfin libéré des animaux retenus trop longtemps en cage. Chacun dispose d’un charisme certain et de son propre « style » en matière de jeu de scène ; le chanteur Telle Smith n’est pas le seul à attirer le regard.
Ça saute partout, sur la mainstage et dans la fosse, le frontman et les guitaristes interagissent beaucoup avec le public, le motivant à « jumper », chanter, taper dans les mains – et tout le monde s’exécute sans broncher.



The Word Alive ont ici clairement privilégié leur dernier album en date, Dark Matter, sorti en mars de cette année. Le public connaît d’ores et déjà les morceaux par cœur, notamment les tubes comme Sellout ou Trapped. Encore une fois, c’est horriblement dommage que les faibles lumières ne nous permettent pas de profiter davantage de cet excellent spectacle. Les musiciens sont maîtres de la scène, la qualité du show est particulièrement bonne et on sent que ces mecs-là ne sont pas là pour faire de la figuration. Ils nous signent l’un des sets les plus propres et les plus mémorables de ce festival.



En bouclant leur show avec le tube Life Cycles, que tout le monde semble connaître ici, fan ou non, le groupe marque un excellent point et peut quitter la scène sous des acclamations assourdissantes amplement méritées. Un bon gros show à l’américaine, avec des artistes ultra-talentueux et proches de leurs fans. The Word Alive ont beau avoir déjà réussi à « se faire un nom » il y a quelques années de cela, leur excellent album Dark Matter risque de changer la donne et de les embarquer à un niveau supérieur… En tout cas, on ne peut qu’approuver.


                19 h 45

Dans la petite salle, Polar en sont à la moitié de leur set et le public est en ébullition face aux Britanniques, qui étaient très attendus sur ce festival. On sent la ferveur des fans de la première heure, l’approbation dans les regards de ceux qui connaissaient moins le groupe, mais en tout cas l’ambiance électrique qui règne ici est une nouvelle fois la preuve que les Français savent recevoir.
Si on ne voit qu’une dizaine de minutes de set, c’est cependant suffisant pour remarquer que Polar – actuellement en tournée avec The Word Alive – a amplement rempli sa mission et nous livre un show qui répond parfaitement aux attentes des festivaliers. Quand le frontman annonce la dernière chanson du set, on s’éclipse pour rejoindre la grande salle – et on est plusieurs à avoir eu la même idée.





                19 h 55

À côté, ils sont déjà nombreux à attendre l’arrivée sur scène de Nasty et à crier leur excitation au moment où les lumières s’éteignent et que les Belges apparaissent face au public. D’emblée, on sent l’énergie qui se dégage d’eux, et le lien complice qu’ils parviennent à mettre en place avec leurs fans d’un seul regard.
Ceux qui étaient restés jusqu’aux dernières notes du set de Polar nous rejoignent également, et la grande salle se transforme en grand bordel avec circle pit géant et crowdsurfers. Les fans de hardcore s’en donnent à cœur joie pour ce set d’une étonnante violence – et ce n’est peut-être que mon point de vue personnel, mais je trouve que les musiciens dégagent une certaine « bonhommie » qui contraste carrément avec leur musique agressive. Ça fait plaisir de voir une telle ambiance face à la mainstage ; les gens occupent tout l’espace disponible, profitant du fait que le festival ne soit pas sold-out pour agrandir toujours plus le pit.



Quelques mots en français par-ci par-là pour fédérer les troupes, il n’y aurait cependant pas besoin de longs discours pour conquérir le public lyonnais. Pourtant, le frontman tient à s’exprimer sur certains sujets sensibles qui lui tiennent à cœur – le racisme, notamment – et ses mots sont ponctués par des acclamations ultra-enthousiastes de la part de fans qui partagent les mêmes opinions (oui, c’est beau le hardcore).
Superbe set de la part des Belges, mais également superbe accueil de la part du public en grande forme ce soir.





                20 h 50

Mea culpa ; la faim nous a fait louper le set de Burning Heads sur la clubstage, et on retourne du côté de la grande salle pour le début du set très attendu de Rise of the Northstar. Les furies françaises débarquent sur scène, certains musiciens le visage à moitié couverts de masques noirs, et le public ne cache pas sa joie. En quelques secondes s’ouvre un pit très impressionnant, et les moshers ne font preuve d’aucune retenue dans l’enceinte du Transbordeur.


On sent que ce week-end ultra-intense touche à sa fin, et que tout le monde s’en donne à cœur joie, profitant de ces derniers instants. Sur scène, le hardcore beatdown teinté de rap du groupe, néanmoins assez particulier, semble faire l’unanimité. La bonne ambiance perdure jusqu’aux derniers moments du show, qui dure une grosse demi-heure.



                21 h 25

Direction la petite salle, où les seniors de SNFU prennent place sur la clubstage face à une foule un peu plus éparse qu’auparavant. Ce qui nous marque ici, avant quoi que ce soit d’autre, avant même de prêter attention à la musique, c’est la tenue du chanteur. Et son look tout entier, en fait. Petit et maigrichon, le quinquagénaire Ken Chinn (honnêtement, il a l’air d’avoir bien plus que ses 53 ans) apparaît sur scène vêtue d’un ensemble pailleté, ses longs cheveux blancs lâchés sur ses épaules.
Les « papis punk » sont applaudis par une foule constituée de curieux plus que de véritables amateurs, mais l’ambiance reste relativement bon enfant, et on se laisse happer par le spectacle offert par les Canadiens avant d’enchaîner avec la suite des festivités.





                21 h 50

Northlane arrivent sur une mainstage plongée dans le noir – histoire de changer… – et face à un public étonnamment bien moins dense que pour les groupes précédents. Mais à notre grand soulagement, ça se remplit petit à petit et les Australiens attirent tout de même une foule considérable.



Après les avoir vus deux fois en quelques semaines (à Trier le 24 avril et à l’Impericon de Paris le 4 mai, comme nous le disions plus haut pour Hellions), on réalise que Northlane ne fait pas vraiment partie de ces groupes dont on ne se lasse pas. La prestation est toutefois tout à fait honorable, les musiciens sont en forme et font leur maximum pour interagir avec leur public malgré le manque de visibilité, mais ça sent un peu le réchauffé. Mais il y a quand même une petite surprise dans ce set : le frontman d'Hellions (qu'on a failli ne pas reconnaître sans son habituel pull rose) débarque en trombe pour donner de la voix aux côtés de Marcus Bridge. Chouette initiative de la part des deux groupes qui unissent ainsi leurs forces - on croirait presque qu'ils ont senti ma lassitude. 



On passe un bon moment avec de bons fans qui reprennent les paroles en chœur et ouvrent quelques petits circle pits, mais sans être transcendés non plus. En même temps, peut-être que c’est parce qu’on arrive au bout de ce festival, qu’on a encore d’excellentes prestations plein la tête.


                22 h 25

Au bout de trente-cinq minutes de show, Northlane quittent la mainstage et la plus grosse partie du public se dirige alors vers la clubstage pour acclamer le dernier groupe de ce Longlive, Celeste. Et là, surprise : la scène est plongée dans le noir, encore davantage que le reste du week-end, une sorte de brume semble s’y propager alors que de petites lumières rouges bougent doucement. Il s’agit en fait de la mise en scène spéciale du groupe : nous ne verrons rien d’autre durant leurs quarante minutes de show, au grand dam des photographes.
Le black-metal/doom de ce quatuor lyonnais est plutôt surprenant et ne fait pas franchement l’unanimité, même si on peut comprendre pourquoi avoir décidé de placer ce groupe en toute fin de soirée. Malheureusement, des festivaliers choisiront donc là de quitter le Transbordeur pour rentrer tranquillement chez eux ou dans leur chambre d’hôtel, un peu plus tôt que prévu.


                22 h 50

Mais il reste tout de même du monde pour accueillir Satanic Surfers sur la mainstage ! Encore une fois, ce sont majoritairement des curieux – il faut dire que le groupe ne totalise que 10 000 likes sur sa page Facebook, ce qui n’est pas énorme comparé par exemple aux quasi 800 000 fans de The Word Alive.
La motivation des derniers festivaliers est palpable : ils veulent clairement foutre une dernière fois le bordel dans la grande salle du Transbordeur. Les bières valsent dans tous les sens, les poings aussi, ça court et ça saute un peu partout autour de nous. Ces dernières quarante minutes de show permettront aux derniers irréductibles de dépenser ce qu’il leur restait d’énergie. Et au moment où les Satanic Surfers (qui tiennent plus des kids punk-rock que des satanistes death-metal et co) remercient la foule et tirent leur révérence, on sent que les applaudissements ne leur sont pas destinées à eux uniquement, mais à toute l’organisation du festival et à tous les groupes ayant foulé les deux scènes lors de ces deux jours.



                23 h 30

Il est temps de, doucement, dégager l’espace, de nettoyer, de vider ses gobelets de bière, de rentrer pour certains, tandis que d’autres se préparent pour continuer de festoyer jusqu’au petit matin à l’after officielle du festival, sur l’Ayers Rock Boat.


Voilà qu’avec cette deuxième journée s’achève cet excellent festival. Exténués après deux journées intenses passées à cavaler d’une scène à l’autre, à enchaîner les interviews et autres « obligations », nous reprenons doucement notre souffle. De magnifiques surprises ont marqué ces deux jours, très peu de déceptions – voire pas du tout – mais d’excellents moments autant dans les deux salles qu’à l’extérieur, ou un peu partout dans le Transbordeur.
Une organisation topissime, des artistes en grande forme, encore une fois, comme la veille, le seul véritable point faible restera la mauvaise luminosité dans les deux salles. Mais à part cela, le Longlive Rockfest a été une belle réussite. On pourrait commenter la répartition des groupes et les horaires de passage, mais il y a sans doute une raison à tout cela qui nous échappe.
De cette deuxième journée et à titre totalement personnel, je souhaite souligner les performances de The Word Alive, Casey, Nasty, Alea Jacta Est et Rise Of The Northstar au cours de cette deuxième journée.

Je garderai de cette édition du Longlive Rockfest un superbe souvenir, et si l’édition 2017 n’est pas encore confirmée, j’espère sincèrement qu’elle pourra avoir lieu (pour moi, pour vous, pour les artistes, pour Lyon…). Il est dommage qu’un tel festival n’ait pas attiré plus de monde, mais ça faisait plus de place pour nous.

Bravo et merci à Alternative Live (mention spéciale à Anthony et Ninon) pour ces deux jours exceptionnels qui ont dépassé nos attentes.


Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M.





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