mardi 14 juin 2016

Live Report : coldrain + Wage War + Counting Days @ Backstage By The Mill, Paris - 09/05/16

Il fallait être relativement tôt au Backstage By The Mill pour ne rien louper de cette soirée très attendue, qui signait le premier passage de coldrain en headline dans la capitale.


Manque de bol, nous loupons la quasi-totalité du set du premier groupe, Counting Days. Des quelques minutes que l’on peut voir, c’est plutôt pas mal du tout, le métalcore très british de cette jeune formation anglaise a de quoi attirer notre attention. Dommage qu’on n’ait pas pu voir davantage de cette prestation, mais quelque chose nous dit que le groupe a de beaux jours devant lui… 

Nous ne manquons en revanche aucune seconde du set de Wage War, qui sont absolument hallucinants sur scène, de la première à la dernière minute. Le métalcore bardé de breakdowns de ces Américains réveille ceux qui somnolaient encore un peu, et la température monte très vite dans l’enceinte du Backstage. Il faut dire que l’énergie de ces musiciens originaires de Floride et les constants échanges entre le frontman et le public ne laissent personne indifférent. 
Difficile de croire que le groupe va à peine souffler sa troisième bougie et que son premier album, Blueprints, est sorti il y a seulement quelques mois. Dans la salle, nous avons déjà un certain nombre de connaisseurs – et pour les autres, une bonne partie s’assurera d’aller liker la page du groupe sur Facebook dès la fin du set. 
Voilà une première partie comme on les aime, qui remplit sa fonction de « chauffeur de salle » à la perfection et fout un sacré bordel dans le pit. Il n’a fallu qu’une demi-heure à Wage War pour marquer les esprits – et on espère avoir l’occasion de les revoir rapidement dans la capitale. Mais les plus attendus ce soir n’auraient peut-être même pas eu besoin de première partie pour trouver face à eux un public au taquet. 

Au moment où – enfin ! – les lumières s’éteignent à nouveau et que l’intro de coldrain retentit dans la salle, les hurlements stridents fusent de toutes parts. Les Japonais ont rassemblé ici des fans au look très K-POP/visual et des coreux ; si les premiers sont plutôt du genre à crier et les seconds du genre à mosher, l’entente ce soir est plutôt cordiale. C’est leur premier show en tête d’affiche dans la capitale française, et les musiciens semblent décidés à prouver aux fans que ce ne sera pas leur dernier.


Le charismatique frontman Masato attire beaucoup de regards, mais les autres membres du groupe ne sont pas en reste et chacun parvient à tirer son épingle du jeu – notamment Y.K.C. et ses riffs hyper travaillés qui structurent à merveille chacun des morceaux. La formation originaire de Nagoya place sur cette tournée leur dernier album VENA sous le feu des projecteurs (l’album étant joué dans sa quasi-totalité) et cela plaît aux fans, qui reprennent les paroles en chœur et ponctuent chaque fin de morceau par des acclamations fiévreuses.


Les titres plus anciens ne sont pas totalement mis de côté non plus : les premières notes d’"Evolve" prouvent que cet incontournable du groupe était très attendu par le public parisien. On n’a pas vraiment le temps de reprendre son souffle qu’arrivent "Divine", puis "Time Bomb". Masato prend quelques instants pour s’adresser aux fans, puis on repart pour un tour avec "No Escape" et "Six Feet Under".


Une légère accalmie marquera le milieu du set, mais « après la pluie le beau temps » et si l’on a pu souffler dix minutes, c’est uniquement parce que le groupe nous réserve une deuxième moitié de set haletante. Masato réquisitionne l’attention quelques instants pour un discours sur le terrorisme, message qui touche particulièrement les Parisiens, et on enchaîne avec "The War Is On" et un public survolté, qui acclamera également "Pretty Little Liar" juste ensuite.


Les Japonais interprètent également "Runaway", un morceau sur lequel Jacoby Shaddix (de Papa Roach, excusez du peu) a posé sa voix. Il n’est pas là ce soir et c’est donc Masato qui se charge de l’ensemble des parties vocales, puis on embraye sur "Gone", et coldrain quitte ensuite la scène sous un tonnerre d’applaudissements.


Le public est un peu long à la détente mais finit par exiger un rappel – après une soirée déjà éreintante. Et bien sûr, comme on pouvait s’y attendre, coldrain revient sur scène pour interpréter deux de ses tubes, "The Story" et "The Revelation". Les musiciens donnent le meilleur d’eux-mêmes jusqu’aux derniers instants de cet incroyable set d’une vingtaine de chansons. 
Et alors que les dernières notes résonnent encore dans nos oreilles, les Japonais viennent taper dans les mains des fans des premiers rangs, prennent un selfie avec la foule, et remercient tout le monde d’avoir fait le déplacement pour ce premier concert de leur tournée en tête d’affiche.


coldrain est incontestablement un excellent groupe live, qu’il ne fallait pas rater ce 9 mai (et si vous n’étiez pas là, sachez qu’il ne faudra pas le louper la prochaine fois). L’énergie débordante de la formation nippone, qui en veut et n’a laissé personne de marbre, et aussi bien les super-fans – il y en a pas mal – que les novices sont ressortis ravis du Backstage. 

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. (site internet)

Setlist :

Vena 
Wrong 
Evolve 
Fire In The Sky 
Divine 
Time Bomb 
No Escape 
Six Feet Under 
Words Of The Youth 
You Lie 
Heart Of The Young 
The War Is On 
Pretty Little Liar 
Voiceless 
Die Tomorrow 
Runaway 
Gone 
---
The Story 
The Revelation







Aucun commentaire :