vendredi 20 mai 2016

Live Report : Longlive Rockfest JOUR 1 @ Transbordeur, Lyon - 13/05/16

Ces vendredi 13 et samedi 14 mai 2016, le Transbordeur de Lyon a accueilli la deuxième édition du Longlive Rockfest, organisé par Alternative Live. Pendant deux jours, une trentaine de groupes tous plus talentueux les uns que les autres se sont succédés sur les deux scènes du festival.
Retour sur la première excellente journée de ce festival en détails dans la suite du post ! 

Vendredi 13 mai

15 h 10 

Les portes du Transbordeur s’ouvrent enfin pour laisser entrer les premiers fans qui trépignaient devant les grilles – pile à temps pour s’abriter de la première averse du week-end. Et pile à temps aussi pour accueillir les jeunes Anglais de Dead!, qui ont la lourde tâche de donner le coup d’envoi des festivités du week-end.



Très timides, les premiers spectateurs préfèrent rester à l’arrière de la salle « club » (la plus petite), et le groupe commence à jouer face à ce public qui semble totalement novice. Mais très, très vite, le dynamisme de ce groupe talentueux et les compos originales et accrocheuses attirent les plus curieux, qui se rapprochent alors de la scène. Cela permet de davantage profiter de l’excellent jeu de scène des musiciens, qui est malheureusement bien mal mis en avant par l’éclairage inexistant.
Néanmoins, cela ne gâche nullement notre plaisir, et ouvrir le festival avec un groupe aussi prometteur que Dead! était une excellente chose – tout le monde semble ravi et réserve aux Britanniques des applaudissements nourris et amplement mérités lorsqu’ils quittent la scène.

                15 h 55

Ce sont ensuite aux pop-punkers de Trashboat de prendre la petite scène d’assaut. D’autres Anglais, que nous avions déjà pu voir en première partie de ROAM (qui fouleront cette même scène plus tard dans la journée). Les spectateurs continuent d’arriver par vagues, et c’est devant une foule non négligeable que le groupe entamera son set. Parmi les premiers rangs, nous repérons des connaisseurs qui reprennent les paroles en chœur, d’autres vers le milieu de la salle s’échauffent tout doucement pour faire vibrer le pit.



Les musiciens semblent être montés sur ressort et ne cessent de sauter d’un bout à l’autre de la Clubstage, et le frontman tient à remercier les festivaliers d’être venus si tôt pour les voir. On sent que ces derniers comptent bien profiter de tous les groupes qui fouleront les deux scènes du Longlive, qu’ils les connaissent ou non, et c’est d’excellent augure pour la suite.

                16 h 40

Après ces deux groupes britanniques, ce sont d’ailleurs des Allemands inconnus de la plupart des spectateurs qui sont à l’affichent : To The Rats And Wolves, qui viennent aujourd’hui effectuer leur tout premier concert sur le sol français. J’avais déjà vu ce groupe l’année passée sur leurs propres terres, où ils étaient accueillis en héros, je me réjouissais énormément de les revoir mais appréhendais un peu que les festivaliers ne soient pas aussi emballés que je ne l’avais été à l’époque… Que nenni !
La salle club est plongée dans le noir et les haut-parleurs nous crachent le titre "Blue" d’Eiffel 65… Petite surprise, on remarque quelques échanges de regards interloqués, mais les spectateurs se prennent au jeu et, toujours plus nombreux, se pressent vers la scène alors que l’introduction du set touche à sa fin, et que les six Allemands grimés (à différentes échelles, tous ont le visage enduit de peintures noire et blanche) prennent place sur scène. Ils sont à l’aise comme s’ils avaient face à eux un public d’avertis, prêts à ne pas se laisser démonter… Mais il ne faut qu’une fraction de secondes pour que la foule devienne compacte, se rapprochant au plus possible de la scène, tapant dans les mains, répondant à chaque sollicitation des deux chanteurs, Niko et DC. Excellent point pour To The Rats And Wolves, qui ont condensé dans leur set leurs chansons les plus connues comme "Suburban Romance", "Blackout" (sur laquelle ils parviendront même à faire chanter le public lyonnais !) ou encore "Wild At Heart".


Sur scène, les musiciens dégainent un show digne de ce nom, à la hauteur de mes espérances et qui dépasse sans doute celles de la plupart des personnes présentes aujourd’hui. On repère même des lèvres qui remuent tout au long du set, certains fans étant donc tout de même présents ici. Les deux chanteurs se partagent les tâches à merveille, les guitaristes et le bassiste sont eux aussi très mobiles et ne restent pas en place plus de trois minutes d’affilée. Le batteur officiel du groupe n’a pas pu accompagner ses camarades sur cette date – mais sera de retour très rapidement – et a été remplacé au pied levé par le batteur d’un autre groupe germanique, qui s’en tire à merveille lui aussi. La complicité existant entre les membres de To The Rats And Wolves saute aux yeux, et leurs mines ravies en voyant l’accueil qui leur ait réservé par la France font plaisir à voir.
Les premiers rangs ont l’air conquis, les mosheurs se lâchent de plus en plus, et quand les deux frontmen demandent aux festivaliers de s’asseoir, tout le monde obéit aussitôt et saute en l’air en même temps que les musiciens. Au moment de dire au revoir et de quitter la scène, les jeunes Allemands promettent de revenir au plus vite et remercient sincèrement les spectateurs pour leur accueil chaleureux.


Nul doute que cette première apparition sur le sol français a amené au groupe de nouveaux admirateurs, qui s’amassent aussitôt sur le côté de la scène pour demander une photo. C’est en partie en cela que réside la magie d’un festival ; des spectateurs quasi-sceptiques au début, qui ont un véritable coup de cœur pour le groupe qu’ils n’ont vu qu’une vingtaine de minutes sur scène. Le set de To The Rats And Wolves restera parmi mes préférés de tout le festival, et j’espère sincèrement qu’il marque le début d’un bel avenir pour le groupe sur le sol français. En tout cas, il y a fort à parier que nous allons avoir l’occasion de les revoir [et pour en savoir plus, restez à l’affût, une interview du groupe – la première interview pour un média français – sera bientôt mise en ligne sur notre site].




                17 h 15

Le rideau de la mainstage est tombé, et ce sont Giants les premiers à monter sur la scène principale de la salle du Transbordeur. Les spectateurs ne sont pas encore très nombreux et certes un peu hésitants (notamment dans les premiers rangs, où l’on sent que la plupart ont en fait déjà pris place pour s’assurer une place au plus près de la scène pour Simple Plan, et ne connaissent pas ou très peu les groupes qui jouent avant), mais il règne dans l’ensemble une bonne ambiance.

Au même moment, à l’extérieur, les Allemands (eh oui, encore) d’Eskimo Callboy effectuent leur séance de dédicaces sous la tente Monster Energy – et sous le soleil ! Une jolie file s’est formée entre les grilles qui mènent à la table à laquelle sont assis les membres du groupe, qui prennent le temps de discuter avec leurs fans, les nouveaux (certains les ayant découverts lors de l’Impericon à Paris) comme les anciens, donnant rendez-vous à tous à 18h20 dans la grande salle.
Tout de suite après, ce sont les membres de Landscapes qui prennent le relais sur la table Monster, les fans se pressent pour aller saluer leurs idoles et obtenir le précieux Graal : une affiche du festival signée par tous les membres du groupe, et éventuellement – pour les plus chanceux – une photo avec les artistes.

                18 h 00

Il est ensuite temps de refaire un tour du côté de la clubstage, sur laquelle les Français de The Earl Grey ont pris place. Une foule compacte, des fans et amis qui reprennent les paroles en chœur, et une superbe ambiance sur scène. The Earl Grey sont les premiers Français à faire bouger le Longlive, et à cette heure-ci, les festivaliers sont plutôt nombreux à être arrivés sur place ; l’énergie communicative des musiciens met tout le monde de bonne humeur, et le chanteur Alex n’en finit plus de motiver ses troupes à renforts de remerciements et de blagues. Mais nous avons aussi droit à un petit moment trop mignon, quand il prend dans ses bras le petit Joshua (sans nul doute le plus jeune spectateur de ces deux jours) et lui demande s’il est pressé d’entendre sa chanson préférée. Sous des « ohhh » attendris du public, le petit garçon retourne chez sa maman, un sourire jusqu’aux oreilles d’avoir pu être lui aussi la star d’un court instant.


The Earl Grey offrent à Lyon un set punchy et de qualité, permettant aux spectateurs de se défouler dans la fosse, mais nous filons quelques instants avant la fin pour ne rien louper de ce qu’il se passe aux autres « places to be » du Longlive Rockfest.

                18 h 20

Dehors, les autres Français de Chunk! No, Captain Chunk! viennent à bout d’une séance de dédicaces qui a rencontré un franc succès, mais encore une fois nous ne nous attardons pas sous les rayons du soleil et retournons dans l’obscurité de la salle principale, plongée dans le noir absolu.

On arrive pile à temps pour l’entrée sur scène d’Eskimo Callboy – et quelle entrée ! Les Allemands prennent position, et à peine le coup d’envoi du premier morceau donné, une explosion de confettis dorés vient surprendre les fans, qui ne s’attendaient sûrement pas à cela pour le premier « grand » show de l’après-midi. Les spectateurs se ruent vers la scène, tout le monde semble intrigué par ce groupe que le public français avait découvert une dizaine de jours auparavant à peine, sur la scène du Cabaret Sauvage à Paris.


Le groupe, appelé littéralement « groupe à fête » par le public allemand, balance son metalcore/electronicore à des spectateurs relativement novices, qui ne mettent que quelques instants à se mettre dans l’ambiance. Les fumigènes, la combinaison de zèbre du guitariste, les looks un peu décalés des Allemands, l’atmosphère mi-moshpit mi-dancefloor étonne, mais semble séduire le plus grand nombre. La foule se fait toujours plus dense face à la mainstage, et le groupe enchaîne des morceaux comme "We Are The Mess" ou "Best Day", qui sont repris en chœur par les connaisseurs.

Ça danse partout autour de nous, et vers le milieu du set une nouvelle pluie de serpentins rouges, et le public en perd littéralement ses mots : pourquoi ce groupe, qui ne se produit que pour la deuxième fois sur le sol français et dispose ici d’une fanbase relativement limitée, s’est donné la peine de ramener confettis, serpentins et fumigènes ? Si c’est pour séduire de nouveaux fans et faire parler de lui, c’est bien gagné ! Les gens trouvent ça vraiment fou, et tout le monde accepte de faire la fête sur le morceau "Is Anyone Up" qui vient clôturer le set.
Un excellent moment, conclu par les remerciements émus des membres du groupe, qui ont tout donné pour cette demi-heure de show et se voient acclamés comme ils le méritent.
  


                19 h 00

Rapide saut par la Clubstage sur laquelle jumpent les Anglais de Blood Youth, face à une foule plutôt conséquente et qui semble participer avec enthousiasme, mais on ne s’attarde pas car le soleil est encore de sortie et nous voulons en profiter un peu. Et en plus, la séance de dédicaces de Simple Plan touche à sa fin, et on est plutôt curieux de voir à quoi ça ressemble là dehors…
Devant la tente Monster Energy, on arrive au bout de la file, qui d’après les personnes qui y sont encore était plutôt impressionnante. Pas très étonnant : nombreux sont ceux qui ont fait le déplacement juste pour eux. Et encore plus nombreux sont ceux qui souhaitent immortaliser la rencontre avec ces Canadiens qui ont marqué leur adolescence.

                19 h 30

Après avoir fait un tour du côté de la mainstage sur laquelle jouent Stereotypical Working Class, qui offrent un show tout à fait honorable mais qui ne marquera pas les esprits outre mesure, retour du côté de la clubstage pour ne surtout pas louper le début du set de ROAM. Certes, c’est la troisième fois que je les vois cette année, mais j’aime toujours autant. Les nouveaux princes montants du pop-punk anglais ne déçoivent jamais, ils nous le prouvent aujourd’hui encore en assurant un show ultra-dynamique, Alex Costello ne cessant de sauter sur scène, tous les musiciens semblant très à l’aise face à leur public français, qu’ils commencent à connaître.


L’énergie est là, l’ambiance est au top, difficile de croire que le groupe s’est fait voler la nuit précédente… Alors que les musiciens dormaient dans leur van, celui-ci a été forcé et tout l’argent qu’ils possédaient et avaient emporté avec eux avait été subtilisé. Alors quand le frontman encourage le public à faire un tour du côté de leur stand de merch, c’est d’autant plus justifiable. Bravo à ROAM pour avoir tout donné sur scène malgré les mésaventures toutes fraîches.




                20 h 15

On prend le show de Landscapes en cours de route sur la mainstage du festival. La première chose qui saute aux yeux, c’est à quel point le chanteur donne de sa personne sur scène, ne cessant de bouger, de sauter, de se rouler littéralement par terre… Les musiciens sont loin d’être statiques, mais il est vrai que tous les regards sont tournés vers le charismatique Shaun Milton. Le groupe présente son nouvel opus, Modern Earth, sorti le mois dernier, mais interprète aussi ses morceaux cultes que tous les fans reprennent en chœur, comme "No Love" ou "Overcast".



Il est ensuite temps de filer du côté de la clubstage (j’imagine que ça commence à vous donner un peu le tournis, désolée) pour d’autres Britanniques : ce sont Lonely The Brave qui se mettent en place face. Quelques secondes avant le début du set, il n’y a littéralement personne dans la salle – enfin, une dizaine de festivaliers retranchés vers le fond. Mais à peine les premiers accords ont-ils résonné que la foule se densifie et se rapproche de la scène, sur laquelle les Anglais sont toujours postés avec la même originalité ; leur chanteur est retranché vers le fond, dans un coin sombre.
Et comme à chaque fois, le groupe nous offre un excellent show, avec des morceaux ultra-fidèles aux versions studio, sans en faire des tonnes sur scène. Bon, admettons que par rapport aux groupes qui les ont précédés, on pourrait presque leur reprocher d’être un peu trop immobiles, trop sages, mais après tout ça nous permet de prendre une petite pause en ce début de soirée, après un premier après-midi déjà très chargé.




                21 h 10

On se rue ensuite vers la salle principale, car il y a un show que personne ne veut louper aujourd’hui : celui de Chunk! No, Captain Chunk! Même les Allemands de To The Rats And Wolves nous ont avoué, pendant notre interview en tout début d’après-midi, qu’ils voulaient à tout prix les voir (petit moment de fierté nationale).


Accueillis « à la maison » comme des rois, les Français semblent toujours au top de leur forme et leurs sourires communicatifs contaminent l’assemblée, qui n’a d’autre choix que de sauter quand Bertrand le demande, de chanter quand elle connaît les paroles, de taper dans les mains quand l’un ou l’autre des musiciens lance le mouvement. Le frontman s'octroie même un semblant de bain de foule, perché sur les barrières du premier rang. Encore une fois, on retrouve dans la foule des amis du groupe, des fans, mais aussi de complets novices qui découvrent Chunk pour la toute première fois – difficile à croire on sait, mais il y en a.
Cela dit, le groupe fait clairement l’unanimité, et leur jeu de scène simple et efficace accroche le regard. Alors que les plus avertis chantent d’un bout à l’autre du set, même les « petits nouveaux » ne seront pas laissés de côté et pourront donner de la voix sur la reprise d’"All Star".


Dommage que le groupe n’ait droit qu’à quarante minutes de show, car la sauce avait bien pris chez tout le monde, et on en aurait bien repris quelques minutes supplémentaires… Mais la fin de cet excellent set marque aussi, étonnamment, une sorte de soulagement chez les irréductibles fans de Simple Plan, venus uniquement pour le groupe québécois, qui passe en tout dernier ce soir.



Décidée à aller profiter du show de Capsize, je n’ai droit qu’à quelques minutes dans la clubstage avant un petit imprévu qui m’oblige à louper le reste – et c’est très dommage, parce que malgré les éclairages toujours aussi douteux qu’en début de journée (j’ai arrêté de le préciser, mais ça a été le même combat tout au long des deux jours de festival), le show avait l’air d’excellente qualité, et le groupe semble capable de sublimer ses excellentes compos en live.
Ce n’est que partie remise, je me rattraperai lors de la prochaine venue du groupe !




                22 h 00

Le grand moment est arrivé : Simple Plan débarque sur la mainstage du Longlive Rockfest, et c’est la folie autant dans la fosse qu’au coin VIP. La simple présence sur scène des Québécois déclenche une hystérie plutôt hallucinante alors que le groupe entame son set avec "Opinion Overload", extrait de leur dernier album en date. Et on enchaîne illico avec l’un des morceaux les plus connus du groupe, "Jet Lag", qui ne fait que réchauffer l’ambiance.
Simple Plan est le tout dernier groupe à jouer pour clôturer cette première journée de festival ; toutes les personnes encore présentes sont donc réunies dans la grande salle du Transbordeur, face à ce groupe qui a rythmé nos années collège ou lycée, et tout le monde apprécie le moment. Les Canadiens sont d’excellents showmen, proches de leur public, toujours souriants d’un côté, ils sont également très pros et délivrent un show carré d’une excellente qualité. Quand on entend Pierre Bouvier chanter "I Gotta Feeling" des Black Eyed Peas, on se dit que ce n’est pas juste un « feeling » qu’on a, mais c’est vraiment une excellente soirée que nous sommes tous en train de passer (ça se lit sur tous les visages), et nous n’aurions pu rêver mieux pour mettre fin à cette première journée de festival qui est d’ores et déjà gravée dans les annales.




Simple Plan enchaînent leurs tubes, les plus anciens comme les récents, on passe de "I’d Do Anything" à "Welcome To My Life", en passant par "Boom", et pas un seul instant les fans ne cessent de chanter. Le groupe a ce truc inexplicable, ils sont capables de se mettre n’importe qui dans la poche, et même ceux qui semblaient sceptiques au premier abord sont forcés de reconnaître qu’ils passent un très bon moment. Le groupe québécois n’a vraiment pas son pareil pour mettre l’ambiance, et peu importe le nombre de fois qu’on peut les avoir vus sur scène, c’est le genre de spectacle qui nous donnera toujours la pêche.
Le concert est entrecoupé de petits speechs dans un français à l’accent québécois très prononcé (peut-être même un peu exagéré par moments, mais il faut dire que là aussi, ça fait son petit effet). Les cinq musiciens sont très heureux d’être de retour en France, même si ça ne fait que deux mois, et remercient mille fois leur public et leurs fans les plus fidèles d’être là à chacun des « rendez-vous » entre Simple Plan et la France.
Nous avons même droit à "Me Against The World" – il paraît que c’est la première fois en six ans que le groupe l’interprète sur scène. Puis arrive un medley qui séduira même les non-fans : le groupe reprend "Uptown Funk" de Bruno Mars et "Can’t Feel My Face" de The Weeknd, ce qui fait danser le public lyonnais. On repart ensuite avec des chansons signées Simple Plan, et toujours la même énergie débordante de la part des musiciens, qui ne cessent d’interagir avec les fans calés dans les premiers rangs.

Après un dynamique combo "Summer Paradise", "Crazy" et "I’m Just A Kid" (encore une fois, inutile de dire que tous les festivaliers se sont fait un plaisir de brailler les paroles), le groupe quitte la scène. Les rappels ne se font pas attendre, et quand les lumières se rallument et que Simple Plan reviennent avec "Shut Up", c’est l’apothéose. Jusqu’aux derniers instants, les Canadiens feront preuve d’une forme olympique, entretenant par la même occasion les sourires sur les visages des spectateurs. Pour finir sur une note un tantinet plus émotive, le groupe propose ses titres "Perfect World", "This Song Saved My Life" et "Perfect". De quoi faire fondre en larmes les fans des premiers rangs. 
Quand Simple Plan quittent la scène en remerciant chaleureusement le public lyonnais du Longlive Rockfest, sur les coups de 23 h 30, les acclamations les accompagnent pendant un très long moment. Et les plus chanceux (ou plus précisément, ceux qui auront dépensé quelques euros supplémentaires) auront même l’opportunité de se rendre en backstage pour partager une pizza avec le groupe québécois, qui organise des meet & greets sur toute sa tournée, y compris ce soir à Lyon.


Faire venir Simple Plan en tête d’affiche pour un tel festival, c’était peut-être un pari risqué aux yeux de certains, mais ce choix audacieux n’en restait pas moins très judicieux : dans la salle, les punks, mosheurs, les quelques métalleux et les membres de tous les groupes qui n’avaient pas encore repris la route profitaient de cet excellent spectacle, et pendant cette heure et demie de set, tout le monde a pu retrouver son âme d’ado.

C’est les jambes en compote et la tête déjà pleine d’excellents souvenirs que nous quittons le Transbordeur (pour nous rendre à l’afterparty du festival, évidemment, pas encore question de se coucher). Un seul et unique point noir nous aura marqué pour cette première journée : le manque d’éclairages sur les deux scènes.
Pour le reste, nous n’en tirons que du positif : une météo bien meilleure que ce qui avait été annoncé (oui, on aime bien parler météo chez nous, mais c’est important que voulez-vous), des groupes excellents, qu’il s’agisse de groupes connus ou de découvertes, un public réceptif, une superbe organisation…

Il sera difficile de faire mieux, mais rassurez-vous (petit spoiler) : la deuxième journée du Longlive Rockfest se montrera bien à la hauteur de la première !

Le live report de ce second jour sera disponible très rapidement sur notre site, restez à l’affût ! 

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. (site officiel)

Merci à Alternative Live. 

 




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