mardi 24 mai 2016

Live Report : Groezrock Festival - JOUR 1 @ Meerhout, Belgique - 29/04/16


Nous voici de retour pour l'édition 2016 de notre festival préféré. Véritable institution depuis maintenant 25 ans, le Groezrock a su dépasser son statut d'événement local rassemblant à peine quelques centaines de personnes pour devenir l'attraction au plus de 30000 festivaliers que l'on connait aujourd'hui.

Un petit bémol tout de même pour ce 25ème anniversaire, les organisateurs semblent avoir eu du mal à booker tous les groupes voulus à ces dates. Résultat, un line-up moins alléchant que les années passées et un nombre de scènes qui rétrograde à 4 contre 5 en 2015. Notre curiosité et l'aura de l'événement l'auront au final emportées sur ce léger désagrément. Voici le récit de la première journée en complément de notre aftermovie déjà diffusé précédemment sur le site que vous pouvez toujours revoir ci-dessous.


Vendredi 29 avril

12h30 

La météo est plus que maussade en cette fin avril et il pleut depuis la veille quand nous arrivons en toute fin de matinée à Meerhout en terre flamande. La pluie nous accompagnera en intermittence tout au long de l'événement et nous n'aurons d'autre choix que de planter notre tente dans une marre de boue. Ces 2 jours s'annoncent donc humides et pas uniquement dans la foule lors des circles-pits déchaînés. 

Le bureau presse n'ouvrant ces portes qu'à 15h, nous passerons donc un petit moment sous la tente d'after se trouvant à l'extérieur de la zone du festival. Les plus téméraires sont déjà d'attaque et les fûts de bière tournent au débit maximum sur fond de playlist improvisée. La sono, mal réglée, crachant à plein régime à tour de rôle les vieux classiques de System Of A Down ou encore The Offspring. La couleur est annoncée!


        15h00 

Les mauvaises conditions météo n'entachent en rien la bonne humeur et l'esprit de dérision des festivaliers qui, à peine arrivés sur le site, s'en donnent déjà à cœur joie.
         


         17h00 

Cette installation tardive nous obligera à faire l'impasse sur les premiers groupes. Perdu pour perdu, nous nous dirigeons donc directement vers l'Impericon stage pour attaquer les choses sérieusement avec Blessthefall,  rien de moins!


Les très mauvais réglages rendent le chant clair de Beau complètement inaudible car noyé dans la masse de décibels. Malgré ça l'énergie, tant au niveau du groupe que du public, est impressionnante. La tente est comble, prête à exploser en synergie avec ce qui se passe sur scène. La setlist se concentrant sur les deux derniers albums du groupe, Hollow Bodies (2013) et To Those Left Behind (2015) et vu le temps imparti, cela satisfera pleinement les fans du groupe. Nous espérons cependant pouvoir revoir le groupe dans de meilleures conditions sonores.


    19h45 

Nous nous positionnons de façon idéale lors du set de Walls Of Jericho pour avoir la meilleure place possible afin d'assister au show événement de Saosin.  Après plusieurs années d'absence, le groupe hardcore de Detroit est de retour avec son premier album depuis 2008, No One Can Save From Yourself, paru un mois à peine auparavant. Le groupe est toujours emmené par une Candace à l'énergie à revendre. Même si le style musical ne présente aucune singularité, la performance live est toujours plaisante à voir. Des petits malins aurons la bonne idée de gonfler cette année un requin à l'instar du crocodile de l'année dernière. Celui-ci, même avec une nageoire en moins, fera le bonheur des groupes qui se succéderons sur l'Impericon stage. 

        
21h15 

Il fait encore jour sur la pleine de Meerhout quand les revenants de Saosin entrent en scène. On ne vous le cachera pas, si la rédaction d'AN a fait  le déplacement, c'est en grande partie pour la présence des Américains. Véritable rêve encore impensable il y a un an de cela pour plusieurs d'entre nous (moi compris). Pour vous la faire courte, Anthony Green, chanteur originel, avait décidé de quitter le navire juste après la sortie du premier EP, Translating The Name (2004). Ce dernier est devenu culte en grande partie grâce à la voix inimitable d'Anthony. La précision et l'intensité du songwriting n'étant pas en reste. Suite à une carrière avec un nouveau chanteur, Cove Reber, tout autant réussie, le groupe décide d'en rester là jusqu'en 2014. A la surprise générale, Anthony revient et pas seulement pour une série de concerts comme prévu initialement. 


La setlist de ce soir comprends l'intégralité de l'EP mais aussi deux titres issus du nouvel album qui n'était pas encore sorti à cette date, Along The Shadow (chronique à lire ici).  Le groupe nous fait part qu'il n'a jamais joué auparavant sur une aussi grande scène sans aucune barrière de sécurité... Ça promet pour la suite! Il en effet fascinant de voir qu'une formation datant techniquement de 2004 rencontre un tel succès actuellement. Signe qui ne trompe pas, les nouveaux titres seront acclamés avec encore plus de ferveur que les anciens, sur "The Silver String" tout le devant de la scène saute en bloc et chante les paroles à s'époumoner. 
On regrettera encore une fois un mauvais mixage ne faisant pas ressortir la voix autant qu'elle le mériterait. Le show terminera sur la légendaire "Seven Years" qui aura été réclamée pendant toute la durée de la prestation par la public. c'est alors que le pit devient complètement hystérique. L'événement aura été à la hauteur de ses promesses. Nous sommes impatients de recroiser Saosin sur la route afin d'entendre plus de titres issus du nouvel album. 
Anthony est revenu au meilleur de sa forme avec ses screams si particuliers alors qu'ils avaient été occultés dans le travail de Circa Survive. On peut réellement sentir sur scène qu'il est possédé, se faisant tantôt porté par le public, tantôt mimant des choses plus au moins obscènes à longueur de concert à l'aide son micro. Une voix toujours juste, le tout avec une facilité déconcertante. 

Parmi les groupes non cités précédemment que nous avons entraperçus mais qui ne nous ont pas laissés de souvenir impérissable: Terror et Rancid viendront compléter cette première journée avant de retrouver notre tente humide et glaciale sous une pluie battante.

Texte : Martin G.
Photos : Lionel F.

Merci à l'organisation du Groezrock.



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