mercredi 18 mai 2016

Chronique Express : Polar - No Cure No Saviour

Si sur leur premier opus, Polar pratiquait un hardcore déstructuré très rock’n’roll, les Britanniques avaient rapidement fait muter leur musique avec Shadowed By Vultures optant pour un hardcore/metal résolument mélodique et plus traditionnel, une efficacité à toute épreuve se dégageant alors de l’ensemble. No Cure No Saviour, leur nouvel et troisième opus continue leur mue, et même si celle-ci est moins flagrante, elle est néanmoins présente. Ici, la limite avec le metalcore est désormais franchie sur plusieurs titres de la galette. On remarquera aussi un côté bien plus moderne qu’auparavant, si bien qu’au détour d’un refrain, on pensera à Bring Me The Horizon (sur "King Of Kings", on ressent vite l’influence de Sempiternal de la bande à Oli Sykes). Pour accentuer la puissance de la musique, la voix de Adam Woodford se fait elle aussi plus hargneuse, mais se montre plus nuancée lors des refrains, proposant un beau contraste. Plusieurs gang-vocals, chorus ou autres passages s’avèrent particulièrement inspirés, si bien que l’on imagine aisément des titres comme "Downfall" ou encore "Tidal Waves And Hurricanes" (comme une impression d’écouter une version 2.0 de While She Sleeps se fait ressentir sur le refrain) feront un malheur en live. On peut aussi citer "Deus Ex Machina" sur laquelle Andrew Neufeld, vocaliste de Comeback Kid fait une apparition, ou encore la finale "No Saviour", très ambiante et de toute beauté. Avec cet opus, le quintet remplit sans mal le cahier des charges et se paie même le luxe de proposer un album solide qui risque de les faire passer un niveau au dessus en terme de notoriété. 

3,5/5 
Recommandé si vous aimez : While She Sleeps meets Architects 

Axel R.




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