mercredi 23 mars 2016

Live Report : Simple Plan + Ghost Town + The Bottom Line @ La Cigale, Paris - 15/02/16

Ce 15 mars 2016, Paris semblait partagée entre le Trabendo et La Cigale pour deux groupes qui ont souvent marqué notre adolescence : Enter Shikari et Simple Plan. Alternativ News a pu assister aux deux, et vous pourrez vous replonger dans la soirée québécoise dans le post qui suit.

Le premier groupe à prendre la scène de La Cigale d’assaut est The Bottom Line. Ces jeunes Britanniques signent ici leur tout premier show à Paris, et montrent qu’ils savent très bien s’y prendre pour réveiller les foules. Il faut dire que le groupe n’en n’est pas à son coup d’essai et a déjà un sacré bagage au niveau des tournées internationales – mais assurer la première partie de Simple Plan, c’est quand même quelque chose.
Leur son pop-punk entraînant fait sauter la foule parisienne, qui répond sans broncher aux nombreuses sollicitations du chanteur. Ce dernier semble décidé à faire réagir le public qui se trouve face à lui, à le faire participer de toutes les manières possibles : poings levés, sauts, reprise en chœur d’un morceau du refrain… Tous les moyens sont bons pour tenter de charmer les fans français. Et pour le coup, c’est réussi : au moment où les musiciens quittent la scène, ils sont accompagnés par des hurlements enthousiastes et des applaudissements qui semblent n’en plus finir. The Bottom Line et leur énergie débordante et communicative méritent amplement d’être connus !

Pour la deuxième partie de soirée, nous traversons l’Atlantique avec Ghost Town, venus tout droit de Los Angeles. Si les premiers ne semblaient pas – encore – trop connus du public, c’est une toute autre histoire avec ce groupe : les acclamations tonitruantes laissent à penser que certaines personnes sont aussi ravies de les voir eux que la tête d’affiche (pour preuve : certains brandissent même des pancartes à l’attention des Californiens).
Le trio se détache du pop-punk de tout à l’heure, leur rock berçant plus dans des tendances électro, et même si la première moitié du set, le chant clair du frontman Kevin semble être à l’honneur, on découvre un aspect caché du groupe lorsque celui-ci attrape la guitare d’Alix, son camarade aux longs cheveux noirs, qui empoigne alors le micro et se met à screamer, surprenant sans doute certains spectateurs. Ce bref switch, qui dure moins d’une minute, accordera un point supplémentaire à Ghost Town, qui nous montrent ainsi qu’ils ratissent large sans que leur musique ne paraisse débridée. Et plus tard, Kevin nous prouvera même que lui aussi sait screamer, pour une fin de set qui nous fait bouger plus que jamais.
Les trois musiciens font preuve d’une excellente prestance scénique – c’est d’autant plus appréciable qu’ils ne sont que trois sur la grande scène de la Cigale… Des morceaux comme "Mean Kids", "Evolution", "Zombie Girl" ou "You’re So Creepy" mettent tout le monde d’accord et sont repris en chœur par bien plus de fans qu’on s’en serait doutés.
Ghost Town est indéniablement un groupe à découvrir si ce n’est pas encore fait. De notre côté, nous espérons avoir l’occasion de les revoir très vite sur nos terres !

Après deux premières parties de haut niveau, le public français est au meilleur de sa forme pour accueillir les héros de la soirée. Simple Plan peuvent donc entamer leur show dans des conditions optimales, face à un public assourdissant et gonflé à bloc. C’est "Opinion Overload", un morceau de leur dernier album Taking One For The Team (chronique), qui ouvre le set d’une vingtaine de chansons. Sorti moins d’un mois auparavant, on pourrait croire que cet album allait être le centre du concert, or il n’en n’est rien : on enchaîne illico avec le cultissime "Jet Lag" (on notera qu’ils l’interprètent intégralement en anglais, ils ont dû se rendre compte que Français ou pas, leurs fans de l’Hexagone préféraient la version anglophone), puis avec l’encore plus ancien "Jump". Les Canadiens sont en grande forme et sautent dans tous les sens, chacun parcourant la scène d’un bout à l’autre avec un grand sourire ultra-communicatif.
Dans la fosse, les fans sautent et hurlent littéralement les paroles, pour le plus grand plaisir des musiciens, qui ne semblent pas s’être lassés de provoquer un tel engouement. Alors quand Pierre commence à chanter "I Gotta Feeling" des Black Eyed Peas, évidemment tout le monde chante avec lui, mais ça commence même à danser dans la salle.
Les discours des Québécois (et l’accent qui va avec) font toujours autant d’effet auprès des fans, et chaque phrase semble être ponctuée par des rires du public. Les musiciens en jouent et en rajoutent, et ils semblent plus complices que jamais après 15 années à partager la même scène.
Après un autre retour vers l’âge d’or de Simple Plan et "I’d Do Anything" (sorti en 2002, ça fait presque peur), on revient dans l’actualité du groupe avec le tube "Boom", auquel nous avions déjà eu droit quelques mois auparavant lors de la venue du groupe au Trianon. Cette fois, toute la salle sans exception peut reprendre les paroles en chœur. Après ces quelques minutes explosives, on se calme légèrement avec le morceau "The Rest Of Us", puis l’incontournable "Welcome To My Life", qui n’a pas pris une ride après toutes ces années (il va sur ses douze ans, et croyez-moi qu’il y a douze ans je me le passais déjà en boucle). Le public chante encore plus fort que Pierre Bouvier, qui peut sans problème laisser son micro à la foule pour reposer sa voix quelques instants.
Séquence émotion terminée, on reprend avec "Your Love Is A Lie" et le tout nouveau "I Refuse", qui reboostent la foule. Et une fois que tout le monde a repris du poil de la bête, nous avons droit à la petite cerise sur le gâteau, inattendue : un medley de covers. Simple Plan reprennent d’abord "Uptown Funk" de Bruno Mars, puis "Can’t Feel My Face" de The Weeknd. Deux morceaux revisités à la sauce pop-punk et qui fonctionnent très bien (qui aurait pu en douter ?). Les musiciens s’éclatent sur scène autant que leurs fans face à eux, et on sent que cette excellente ambiance n’a rien de superficiel.
Très dévoués depuis de si longues années, les fans de Simple Plan connaissent les paroles de chaque chanson par cœur et "Can’t Keep My Hands Off You" ne déroge pas à la règle. Pour "Summer Paradise", cela semble plus logique étant donné qu’il s’agit de l’un des plus gros tubes du groupe, et même si cela n’est maintenant plus du tout une surprise, cela fait toujours plaisir de voir apparaître sur ce morceau d’énormes ballons de plage rouge et blanc, qui sont balancés dans le public et rebondissent d’un bout à l’autre de La Cigale (venant même embêter le groupe sur scène).
Les derniers ballons disparaissent sous "Farewell" – un nouveau morceau que le public parisien découvre pour la première fois en live – et on embraye sur les dernières minutes du set avec "Crazy", "I’m Just A Kid" et le punchy "Shut Up" qui remue une ultime fois la foule de La Cigale avant que le groupe ne disparaisse quelques instants.
Le public ne laisse aucun moment de répit à Simple Plan, qui ont à peine quitté la scène qu’ils sont rappelés à grands cris. Nous avons donc droit à un petit moment acoustique très appréciable qui fait descendre un peu la température. Pour ces derniers instants, le groupe a donc choisi de miser sur l’intimité, la proximité avec les fans, qui semblent ravis de pouvoir admirer – voire toucher pour les plus chanceux – leurs idoles de si près, et de partager cette dernière séquence émotion avec les Québécois. Quand Pierre se débarrasse de sa guitare acoustique pour "This Song Saved My Life", la communion entre le groupe et le public n’est pas brisée pour autant. Et voilà que le show touche à sa fin avec "Perfect". L’occasion pour les plus émotifs de verser une dernière petite larme, et pour tous les autres de brailler le refrain à l’unisson. Les musiciens viennent tous saluer et remercier leur superbe public, avant de s’éclipser en promettant d’être vite de retour (alors qu’il leur reste quelques dates françaises, ils reviendront notamment en mai pour le Longlive Rockfest à Lyon). Et les cris des fans sont la promesse qu’eux aussi seront au rendez-vous.

Que serait un concert de Simple Plan sans blagues avec/sur l’accent québécois ? Sans David qui met sa main dans le pantalon ? Sans entracte acoustique ? Sans cette ambiance unique qui met tout le monde de bonne humeur ? En tout cas ce soir, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce concert un moment inoubliable pour les fans, et très appréciable pour tous les curieux ou nostalgiques qui avaient passé les portes de La Cigale.
Nous avons passé une excellente soirée, sans fioritures, sans grande surprise certes, mais qui n’en reste pas moins appréciable. Et comme on aime bien les concerts cools comme ça, vous pouvez être sûrs qu’on sera nous aussi au rendez-vous pour les prochains !

Texte : Laurie B.

Merci à NOUS Prod.

Setlist :


Opinion Overload
Jet Lag
Jump/I Gotta Feeling
I’d Do Anything
Boom
The Rest Of Us
Welcome To My Life
Your Love Is A Lie
I Refuse
Uptown Funk (Bruno Mars cover)
Can’t Feel My Face (The Weeknd cover)
Can’t Keep My Hands Off You
Summer Paradise
Farewell
Crazy
I’m Just A Kid
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Shut Up
Perfect World
This Song Saved My Life
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Perfect




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