lundi 7 mars 2016

Live Report : Simple Plan + Ghost Town + The Bottom Line @ Le Bikini, Toulouse - 28/02/16

Les Simple Plan nous ont fait l'honneur de revenir nous voir, 4 ans après leur dernier show dans la ville rose et me voilà donc partie, avec mon joli t-shirt Get Your Heart On avec l'envie de revivre mes 13 ans. En ce 28 février, la météo plutôt capricieuse nous fait subir l'attente, et le retard, dans le froid et la pluie.

Finalement The Bottom Line, premier groupe de la soirée, commence son set avec 30 minutes de retard alors qu'il reste encore du monde dehors. L'entrée fracassante sur le thème de Star Wars de ce groupe anglais, au pop punk frais et énergique est de bonne augure pour le reste de la soirée. Du pop punk des années 2000, parce qu'ils n'aiment pas « les chansons tristes » selon Maytt leur batteur. Ces Anglais offrent tout ce qu'ils ont, et ça plaît puisque le public, plutôt calme au départ, finit par se détendre, sauter et chanter ce que le frontman leur demande.

Ce qu'on retient du quatuor, ce sont les nombreuses interactions avec la foule, une battle entre la partie gauche et droite du public niveau volume sonore, un bain de foule pour le chanteur, mais aussi et surtout, une reprise de l’énorme "Teenage Dirtbag" de Wheatus qui met tout le monde d'accord. C'est une très bonne surprise pour les Toulousains qui pour la plupart ne s'attendaient pas à un troisième groupe en plus de Simple Plan et Ghost Town.

Lorsque The Bottom Line quitte la scène, il n'y a plus une minute à perdre pour la prod déjà en retard. La musique revient, du Sum 41 et du Pvris, mais l'ambiance sympathique de cette foule assez éclectique retombe un peu. En effet, Ghost Town qui ne reprennent pas le même créneau que TBL ont l'air moins bien accueillis. Les sonorités plus electro se retrouvent en effet à l'opposé de ce qui a été proposé avant, un peu déstabilisant. Il y a quand même de timides mouvements de têtes de la part du public, mais très peu d'engouement. Les basses sont un peu trop fortes pour la mythique salle du bikini ce qui donne l'impression d'un son moins soigné.

Le groupe paraît plus distant avec le public que l'était The Bottom Line. Cependant il est à noter que leurs titres plus connus tel que "You're So Creepy" sont mieux perçus. Le rythme des chansons est tout de même enivrant, mais tout le monde attend déjà l'arrivée de la tête d'affiche de la soirée sur scène.

Si le concert de Simple Plan n'affiche pas sold out comme c'était le cas en 2012, il y a toujours cette même ferveur pour ce groupe, qui à travers ces différents albums a su garder un noyau dur de fervent admirateurs. Lorsque les Québécois entrent en scène sur "Opinion Overload", le premier titre de Taking One For The Team, album qui n'a pas encore 2 semaines, chacun sait que la soirée va être bonne. Il enchaînent sur des titres qui leur ont offert une visibilité monstre comme "Jet Lag", interprété en français, mais aussi l'énorme "Jump" que tout le monde reprend au pied de la lettre. Le son est parfait, comme d'habitude au bikini : chaque instrument est très bien perçu, aucune saturation n'adviendra au cours de leur set.

Après ces trois titres, Pierre Bouvier finit par s'adresser à la foule, et un dialogue avec ses comparses s'installent, comme toujours. On les sent alors sincèrement heureux de venir en France après leur début de tournée en Espagne, heureux de pouvoir parler français sur scène comme le souligne Pierre. La gastronomie, et les filles, c'est ce que l'on fait de mieux ici pour David. 

Le concert continue, sur un grand classique qui met tout le monde d'accord : "I'd Do Anything", mais aussi "Boom !", premier single de leur dernier né. Ce dernier album encore méconnu, « il n'a que 9 jours, il ne sait pas encore marcher » selon Pierre. Très peu de nouveaux titres seront finalement joués de cet album, les grands succès ayant été privilégiés pour le plus grand plaisir du public, qui connaît les paroles de "Welcome To My Life", "I'm Just A Kid" ou bien encore "Perfect" par coeur. Mais quand le solide frontman qu'est Pierre demande à « tous les mecs de prendre une fille sur leurs épaules » personne ne s'attend à ce qu'il va suivre. Sont alors repris, dans un style rappelant les punk goes pop de Fearless Record, "Uptown Funk" et "Can't Feel My Face" qui reçoivent un très bon accueil.

La soirée est alors à son apogée, le groupe jouant dans un endroit qu'il connaît bien. David bassiste du groupe, finit par lancer l'éternel débat pain chocolat/chocolatine. Mais ici, c'est le sud, et le vulgaire pain au chocolat est blâmé. Cette blague à première vue anodine montre cependant à quel point le groupe, maintenant vieux de 15 ans, est attaché à la France qu'il ne visite pas aussi souvent que l'Amérique du nord ou le Royaume-Uni. David, toujours, avec la confiance qu'on lui connaît finit par prendre la liberté de quitter la scène pour carrément aller jouer "Farewell" dans la fosse. Les personnes qu'il approche sont ravis et même si celui-ci est bien entouré, la sécurité paraît inutile, le grand respect est de rigueur pour des musiciens si dévoués.

La setlist est solide, le rappel est composé de "Shut Up", "Perfect World", mais aussi "This Song Saved My Life", joué sans batterie, et "Perfect" qui ont raison du public composé en plus grande partie d'ados, qui ont maintenant grandi, accompagnés de ces titres. Si l'absence de "When I'm Gone" est à déplorer durant le show, des titres plus connus et plus commerciaux, comme "I Don't Wanna Go To Bed" ont eux aussi été évincés. Cette chanson, est en effet un tube taillé pour la radio est non pour les concerts, et les garçons en sont pleinement conscients.

Quand le concert se termine, un même sourire satisfait est sur toutes les lèvres. Il est maintenant temps de se diriger vers le stand de merch, où les membres de Bottom Line et de Ghost Town se prêtent aux autographes et photos. Les garçons de Bottom Line décident alors de prendre leurs guitares, et d'improviser un set acoustique à l’extérieur de la salle, devant une vingtaine de personnes. Un très bon moment somme toute qui permet de clôturer gentiment la soirée. Pour les plus persévérants 2 heures d'attente dans un froid glacial permettent de rencontrer Seb, David, Pierre et Chuck dans la bonne humeur les remerciements et toujours le même respect pour ce qu'il convient d'appeler des idoles. Idoles qui 2 jours plus tard joueront en Italie.

En soit, une bonne soirée, calme, sans mouvements de foule ni de pogos, vu comme un bon ou mauvais point selon les personnes. Aux derniers restants, les québécois promettent de revenir vite. Simple Plan, Toulouse vous attend pour un quatrième show.

Texte : Chloé N. (+ dernière photo)
Photos : Julien Chazo. (photo-concert.fr)

Setlist :

Opinion Overload
Jet Lag
Boom !
I'd Do Anything
The Rest Of Us
Welcome To My Life
Take My Hand
Kiss Me Like Nobody's Watching
Uptown Funk (Mark Ronson cover)
Can't Fell My Face (The Weeknd cover)
Can't Keep My Hands Of You
Summer Paradise
Farewell
Crazy
I'm Just A kid
---
Shut Up
Perfect World
This Song Saved My Life
Perfect



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