jeudi 17 mars 2016

Chronique Express : Normandie - Inguz

Initialement prévu de sortir en indépendant, c’est finalement chez InVogue Records que Inguz, premier full-lenght des Suédois de Normandie vit le jour. Evoluant à la base dans un post-hardcore des plus classiques, suite à un changement de line-up réduisant le groupe à n’avoir qu’un seul frontman, c’est un rock alternatif/post-hardcore des plus en vogue en ce moment que le quatuor s’est alors tourné. Des noms comme Hands Like Houses viennent alors très vite en tête à l’écoute de ce disque. Et c’est là le principal défaut de l’œuvre, un manque de personnalité certain. Si les 10 titres que composent la galette s’avèrent plaisants à l’écoute, plusieurs idées s’avèrent piquées à droite ou à gauche. Outre Hands Like House, on pensera au dernier Bring Me The Horizon sur le refrain de "The Deep Cold" avec les expérimentations/samples vocaux et à l’aspect symphonique de "True Friends" sur "Calling". Côté positif, on notera un très bon chanteur, à la voix chaude et puissante lorsqu’il le faut ("Loop Hole" et ses passages en double basse), et une efficacité constante, dû à un souci de créer du tube en permanence (même si à vouloir trop en faire, des titres comme "Starting New" loupent le coche). Des morceaux comme "Fight", "Awakening" ou les deux singles "Collide" et "Believe" méritent que l’on s’attarde sur eux, et si cet opus semble avoir une durée de vie un peu limitée à cause de son aspect « déjà-entendu », il fera passer un bon moment aux mordus du genre. 

3,5/5
Recommandé si vous aimez : Hands Like Houses, le dernier Bring Me The Horizon, Matty Mullins 

Axel R.




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