dimanche 28 février 2016

Live Report : ROAM + Trash Boat + Stay Gone @ Pop-Up du Label, Paris - 08/02/16

Une soirée explosive dans un tout petit local, c’est tout à fait possible ! On y a eu droit le 8 février, lors du retour de ROAM dans la capitale, au Pop-Up du Label. Le live report agrémenté de jolies photos est à découvrir à la suite.
Ce sont les Français de Stay Gone qui ont ouvert les festivités ce soir-là. Ils annoncent qu’ils viennent tout juste de reprendre les concerts, sous-entendant sans doute qu’il faudra pardonner toute éventuelle maladresse, mais les cinq Lillois donnent l’impression d’être très rôdés. Leur son pop-punk – bien qu’un peu répétitif – séduit le public, et la température monte très vite dans cette toute petite salle.

L’influence de groupes comme The Story So Far se fait énormément ressentir, mais ce n’est pas une mauvaise chose – au contraire, on peut s’estimer heureux d’avoir de tels groupes dans l’hexagone. Le set d’une demi-heure met la foule dans l’ambiance, et le groupe se retire sous les acclamations des fans.



Au tour des Anglais de Trash Boat de venir saluer le public parisien. C’était pas gagné d’avance pour eux, d’ailleurs : se retrouvant bloqués à la frontière suisse, ils sont arrivés sur les lieux du concert à peine une vingtaine de minutes avant de grimper sur scène. Malgré tout, ils assurent leur show comme si de rien n’était, et à aucun moment nous ne relevons de malaise ou de problème technique.

On s’éloigne à peine de l’influence américaine pour rejoindre la lignée pop-punk de la scène britannique actuelle : sur les pas de State Champs ou Neck Deep, Trash Boat proposent un set dynamique et entraînant auquel le public français accroche plutôt bien, visiblement. Certains sont même déjà rôdés et reprennent les paroles de certaines chansons, ce qui fait sourire les musiciens. La toute petite capacité du Pop-Up du Label donne au concert un côté intimiste très appréciable, et même si la soirée n’est pas sold-out, il n’y a aucune impression de vide.
Le set d’une demi-heure de Trash Boat, tout en simplicité et en énergie brute, nous met bien en jambe pour accueillir la tête d’affiche de cette soirée.




Après une vingtaine de minutes, ce sont donc ROAM qui envahissent la toute petite scène avec "The Desmond Show", le premier titre de leur premier album Backbone (chronique à lire ici), sorti à peine deux semaines auparavant. Les cinq musiciens sont un peu à l’étroit mais ne se privent pas de sauter, et on sent que le chanteur Alex Costello à bien l’intention d’utiliser le moindre centimètre carré qui lui est donné.
J’avais découvert ce jeune groupe britannique en septembre dernier, alors qu’il assurait la première partie de State Champs et Knuckle Puck, et cela avait été une excellente surprise (comme je l’avais dit dans le report de ce concert). C’est donc un plaisir de les voir de retour sur une scène parisienne pour leur première tournée européenne en tête d’affiche.
Le public leur réserve un accueil très chaleureux, et on sent que dans les premiers rangs, ROAM compte déjà des fidèles (certain-e-s fans ont même traversé la Manche pour les voir) qui connaissent leurs morceaux par cœur et scandent les paroles. Très proches de leur public – à tous les niveaux pour le coup, car il n’y a vraiment que vingt centimètres entre eux et les fans –, ils n’hésitent pas à interagir avec tous ceux présents ce soir.

Le groupe interprète majoritairement des titres de son nouvel – et premier album – tels que "Cabin Fever", "Deadweight", "Hopeless Case" ou encore "Tell Me", mais revient aussi avec des titres de leurs précédents EPs, dont "Warning Sign".
Venant soutenir l’hyperactif Alex Costello, Alex Adam, à la guitare, se charge également de faire les chœurs sur quasiment tous les morceaux. Au niveau vocal autant qu’instrumental, le groupe gère parfaitement son set et offre un spectacle propre et authentique. Jusqu’aux derniers instants, les fans répondront aux sollicitations des musiciens, offrant à ROAM une première tête d’affiche parisienne mémorable.


Quand les Britanniques quittent la scène, ils ont droit à un tonnerre d’applaudissements amplement mérité. ROAM est assurément un nom dont il faudra se souvenir ; de belles choses les attendent pour la suite de cette année 2016, et nous aurons très très vite l’occasion de les revoir sur une scène française (ils seront en première partie d’Against The Current le 1er mars et joueront au Longlive Rockfest à Lyon).
Et en attendant le prochain live report pour constater une nouvelle évolution du groupe, nous posterons prochainement une interview du groupe, réalisée le jour de ce concert du 8 février, à Paris. Gardez l’œil ouvert !

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. 

Merci à Alternative Live. 




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