jeudi 25 février 2016

Live Report : Escape The Fate + New Years Day + FVK + Like A Storm @ Divan du Monde, Paris - 31/01/16

C’est une soirée qui était attendue avec impatience depuis un long moment : ce dimanche 31 janvier marquait le retour à Paris d’Escape The Fate. Pour l’occasion, ils s’étaient d’ailleurs entourés d’invités de choix : le groupe américain New Years Day, les Britanniques de Fearless Vampire Killers, que nous avions découverts l’année passée en première partie de In This Moment, et les Néo-Zélandais de Like A Storm, que nous avions pu voir en première partie de Black Veil Brides et Steel Panther en mars dernier. Une affiche bien sympathique, résumé de la soirée dans la suite de l’article !


Cette soirée débute avec le quatuor Like A Storm, composé des trois frères Brooks, Chris, Matt et Kent (respectivement au chant, à la guitare et à la basse) et de Zach Wood à la batterie. Le groupe ouvre son set avec leur titre "Chaos" et leur marque de fabrique : une intro au didgeridoo. Bien que tous les fans ne soient pas encore arrivés dans la salle, le public déjà présent est très réceptif et acclame le groupe avec enthousiasme. Plutôt de bon augure pour la suite de la soirée.

La formation présente exclusivement des morceaux de son dernier album, Awaken The Fire. La preuve que le groupe n’est pas totalement inconnu du public français, c’est qu’on entend certains reprendre en chœur les paroles de "Become The Enemy", ce qui a l’air d’enchanter les musiciens.

Pour le dernier morceau de la soirée, Chris se permet même de sauter dans la fosse, se calant entre les spectateurs pour chanter pendant les ultimes minutes du set, qui a donc duré un peu moins d’une demi-heure. La foule semble avoir passé un très bon moment et acclame Like A Storm alors qu’ils remballent leurs affaires et quittent la scène.

C’est au tour des Britanniques de Fearless Vampire Killers de prendre la scène d’assaut. Ils avaient visiblement conquis un certain nombre de fans lors de leur passage dans la capitale en février dernier ; le groupe est accueilli par de franches acclamations. C’est Kier Kemp qui prend le micro en premier, interprétant des titres du groupe comme le super-dynamique "Maeby". Sur scène, le groupe livre une prestation très agréable à regarder, et le public réagit à chacune des sollicitations des musiciens.

Au milieu du set, Kier délaisse le micro principal et attrape une guitare, alors que le second chanteur, Laurence Beveridge, fait quant à lui tomber la guitare au profit du micro. Les deux frontmen se partagent les feux des projecteurs et le temps de parole autant sur scène que sur les albums. Laurence est beaucoup plus expansif et comédien, mais on entend bien moins sa voix, couverte par les guitares. Le public se montre bien plus sceptique les premiers instants, avant de se remettre dans le bain et de donner de la voix sur le morceau "Neon in the Dancehalls".

C’est déjà l’heure pour les Anglais de se retirer, eux aussi applaudis chaleureusement par les fans. Mais ils seront très bientôt de retour dans la capitale, leur tournée en tête d’affiche faisant un passage à Paris le 3 mai.

New Years Day sont les prochains sur la liste – et le dernier groupe avant les très attendus Escape The Fate. Les Californiens ouvrent leur set avec "Kill Or Be Killed", le premier morceau de leur dernier album en date, Malevolence, sorti en 2015. Les musiciens dégagent tous un charisme certain, mais c’est la chanteuse Ash Costello et sa chevelure reconnaissable entre mille, mi-rouge mi-noire, qui monopolisent notre attention. Elle profitera d’une pause entre deux morceaux pour dire qu’ils sont tous très heureux d’être retour à Paris, notamment après que leur dernier show prévu ait été annulé, alors qu’ils devaient jouer en première partie de Marylin Manson le 16 novembre 2015.

La chanteuse présente également son album Malevolence, avant que le groupe n’interprète le morceau éponyme de celui-ci. Les fans réagissent très bien, mais il faut dire que cela ne sonne pas toujours juste au niveau du chant – notes tapées à côté, soucis de playback… Cela dit, cela ne ruine pas le spectacle, qui reste tout de même très appréciable. Les musiciens sont très bons, la partie instrumentale est gérée de main de maître, et il n’y a rien à redire en ce qui concerne la prestance scénique du groupe.

Craig Mabbitt rejoint Ashley sur scène, mais des problèmes de réglages de son micro gâchent cette « surprise » (on n’entendait pas le chanteur), qui avait pourtant pris les fans au dépourvu.

Les Américains de New Years Day sont ravis de rencontrer leur public français, et promettent de revenir très vite (quelques jours plus tard, ils seront annoncés au Download Festival français…). Le public semble plutôt convaincu et applaudit chaleureusement les musiciens alors qu’ils quittent la scène.

Une petite demi-heure plus tard, c’est enfin au tour d’Escape The Fate de prendre place sur la scène du Divan du Monde, face à une foule littéralement bouillante. C’est "Just A Memory" qui introduit ce dernier set, et les fans scandent les paroles, hurlant lors des premiers accords de "The Flood". Face à nous, les musiciens livrent un show plutôt carré, aussi plaisant à voir qu’à entendre.

Là encore, la voix de Craig Mabbitt connait quelques petits déboires, sans grand impact sur le show non plus. En revanche, le frontman manque cruellement de charisme ; mais heureusement pour lui, les musiciens compensent derrière leurs guitares, et même Robert Ortiz, caché derrière ses lunettes de soleil et son drumkit, n’est pas en reste. Accordons une mention spéciale à Thrasher, que nous avions interviewé quelques semaines auparavant : il a beau être le dernier arrivé au sein du groupe (à l’exception de Max Georgiev, le bassiste qui accompagne ETF sur leur tournée, sans en faire officiellement partie – du moins à ce moment-là), il est parfaitement à l’aise sur scène et s’accapare toute notre attention quand il se lance dans des solos à couper le souffle.

La setlist a été pensée pour les fans, et on le sent bien : alors que le dernier opus du groupe, Hate Me, est sorti trois mois auparavant, on n’aura seulement droit à quatre morceaux de cet album, le groupe ayant décidé de privilégier l’album This War Is Ours, qui semble être resté le chouchou du public.
Cependant, le récent morceau "Alive" plaît beaucoup à la foule, si l’on en croit le niveau sonore. Et enchaîner directement avec le cultissime "Ashley" dont tout le monde, fan ou non, connaît les paroles par cœur, cela permet au groupe de définitivement se mettre le public dans la poche. Quelques instants plus tard, cela fait chaud au cœur de voir qu’un accueil similaire est réservé à un autre des derniers morceaux du groupe, "Remember Every Scar".

Mabbitt n’est pas très expansif et se contente de quelques brefs discours entre deux chansons pour exprimer sa gratitude envers le public français. Néanmoins, il prendra un instant pour remercier Robert Ortiz, « sans qui aucun d’eux ne serait là ce soir ». Rappelons que Robert est l’unique membre fondateur restant du groupe… mais il n’a vraiment pas l’air pressé de partir !

Thrasher a lui aussi le droit de se retrouver sous le feu des projecteurs – ce qui est amplement mérité – tandis que les autres membres du groupe s’éclipsent en coulisses. Le lead guitariste a droit à quelques minutes seul face aux fans. Il fait preuve d’une dextérité hallucinante et se balade d’un bout à l’autre de la scène avec une aisance qui l’est tout autant. Rien que pour le spectacle qu’il nous offre au cours de ce moment – mais aussi tout au long du concert –, ça vaut le coup d’aller voir le groupe sur scène.

Au moment du rappel, les fans se manifestent à grands cris, tapant des pieds contre le plancher du Divan du Monde. Les musiciens reviennent avec "Guillotine" – ce soir-là le seul titre rescapé de l’album Dying Is Your Latest Fashion, porté à merveille par l’irremplaçable Ronnie Radke (en effet, ce soir-là, on constate que c’est un peu plus fade quand c’est Mabbitt qui tient le micro). Derniers hurlements et acclamations sur "This War Is Ours", qui vient clôturer en beauté cette longue soirée.

Escape The Fate est assurément un groupe qu’il faut voir en live au moins une fois dans sa vie si on aime leur musique. De même pour les trois groupes qui ont joué en première partie, tous sont très talentueux et superbes à voir en live – Fearless Vampire Killers reviendront d’ailleurs très vite pour une date au Backstage, le 3 mai, qui marquera le coup d’envoi de leur tournée européenne.

Pas étonnant que cette date ait affiché sold-out aussi rapidement. Au risque de nous répéter, 2016 commence vraiment très fort musicalement parlant, et même si ce concert risque de ne pas faire partie de notre Top 3 de l’année (qui est encore bien longue), il n’en reste pas moins un excellent souvenir.

Texte : Laurie B.
Photo : Cat Photographie (merci !!!)

Merci à Alternative Live.

Setlist :

Just A Memory
The Flood
10 Miles Wide
Ungrateful
Live For Today
Alive
Ashley
Something
Remember Every Scar
Gorgeous Nightmare
One For The Money
The Guillotine
This War Is Ours (The Guillotine II)






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