mercredi 3 février 2016

Interview : twenty one pilots

Lors du dernier passage de twenty one pilots à Paris, le 11 novembre 2015, Alternativ News a eu l'opportunité de retrouver Tyler Joseph et Josh Dun dans les coulisses du Trabendo, quelques heures avant leur show. Les deux musiciens sont revenus avec nous sur leur folle année 2015, mais ont aussi évoqué le futur du groupe... ainsi que leur désormais imminent retour dans la capitale, le 15 février. Un échange encore une fois très sympathique à lire dans la suite.

Salut Tyler, salut Josh, merci d’avoir accepté de nous revoir ! 

Tyler : Tout le plaisir est pour nous, c’était vraiment cool la première fois. 
Josh : Oui je me souviens, c’était dans le petit jardin et Tyler avait attrapé une mouche ! Ça m’a beaucoup marqué d’ailleurs. C’est là que j’ai compris que soit t’es Yoda – et donc un maître de la Force –, soit t’es une grenouille… 
Tyler : Mec, j’arrive pas à croire que tu commences ton interview en parlant de mouches. 
Josh [faisant un signe de tête vers Tyler] : C’est mon meilleur ami. 
Tyler : Elle le sait déjà, on a parlé de ça en juin aussi ! 

En effet c'est ce que j’ai cru comprendre… Et depuis cette dernière fois, il s’est passé des trucs assez dingues de votre côté : votre concert au Madison Square Garden prévu pour août 2016 affiche complet, vous vous êtes retrouvés en Une de magazines comme Rock Sound, Alternative Press, Kerrang!... Comment avez-vous vécu tout ça ? 

Tyler : Pour commencer, j’arrive pas à croire que l’été soit déjà fini… C’est passé tellement vite, et maintenant l’automne est pratiquement derrière nous aussi ! 
Josh : Pas tout à fait quand même… 
Tyler : Quand est-ce que l’hiver commence ? 
Josh : En décembre, genre le 21-22 un truc comme ça. 
Tyler : Oui ben c’est bientôt ! On approche de la fin de l’automne. Bref, tout ça pour dire que c’est dingue de réaliser que cet été de folie est déjà loin derrière nous. On a pas vraiment eu le temps de se poser tranquillement pour apprécier tout ce qui nous arrivait. Il n’y a eu aucune vraie pause depuis le printemps, et là on a déjà hâte que les fêtes de fin d’année arrivent, pour pouvoir enfin rentrer à la maison et profiter de nos familles, retrouver tout le monde… Et prendre le temps de souffler ! 
Josh : Il nous arrive d’être vraiment crevés, ou stressés, à force d’être tout le temps sur les routes. Mais quand on prend un peu de recul, on se dit : « Wow… C’est notre métier ! » et ça nous calme tout de suite. Quand on parle de recevoir un salaire, de préparer sa retraite et de tous ces trucs-là, la plupart des gens associent ça à un métier qu’ils n’aiment pas, qui les ennuie… Tandis que nous, on est dans une position où on adore ce qu’on fait, alors on ne reste pas très longtemps sur les nerfs.


Avec tout ça, est-ce que vous pouvez encore sortir dans la rue sans être reconnus ? 

Tyler : Ça dépend du pays dans lequel on est ! En Europe, on peut se balader incognito presque partout. Bien sûr, ça nous arrive de croiser quelques fans, comme récemment au Mcdo de Birmingham par exemple. 
Josh : Je peux plus aller à mon club d’échecs. 
Tyler : Et moi je peux plus aller dans la maison de mes parents, y a trop de gens qui me connaissent ! 

J’ai vu sur les réseaux sociaux que vous avez pris le temps d’explorer Paris hier soir ? 

Tyler : Ouais, c’était génial ! T’es parti quand toi ? 
Josh : Euh… Sûrement quand t’étais déjà rentré ! 
Tyler : On a des horaires de sommeil décalées en ce moment… De mon côté, j’ai pris un Uber, je voulais aller au cœur de la ville, me promener un peu. J’ai mangé une crêpe, j’adore ça ! 
Josh : Ah ouais, c’est excellent ! 
Tyler : T’en as mangé une aussi ? 
Josh : Mais oui ! 
Tyler : Oh bordel, même quand on est pas ensemble on fait la même chose… 
Josh : Moi j’ai fait le parcours classique du touriste ! Tour Eiffel… 
Tyler : T’es allé à la Tour Eiffel ? 
Josh : Oui, c’est ce que je viens de dire. 
Tyler : T’es monté dessus ? 
Josh [soupire] : Non, j’ai rejoint les autres une fois qu’ils étaient redescendus. 
Tyler : Ils étaient montés ? 
Josh : Oui, mais tais-toi maintenant, c'est pas à toi de faire une interview de moi ! Et donc… ouais, ça résume assez bien Paris non ? 
Tyler : Paris est l’une de mes villes préférées ! Je me suis fiancé ici, c’était un moment très important pour ma femme et moi. Je l’avais emmenée sur la grande roue, et une fois qu’on était arrêtés tout en haut je lui ai fait ma demande. Paris aura donc toujours une place spéciale dans mon cœur. 

Le concert de ce soir sera plutôt intime pour vous, il y aura « seulement » 700 personnes… 

Josh : C’est bizarre de se dire ça… On en parlait ce matin, quelqu’un a dit « Ah, ce soir il y a seulement 700 personnes ». Il y a quelques années, jamais nous n’aurions dit « seulement 700 personnes », ça nous aurait semblé fou. Aujourd’hui, bien sûr que ça paraît petit par rapport à certaines autres salles dans lesquelles nous jouons, mais quand même, quand on y pense… On est à Paris, en France, c’est un truc de dingue ! 

Mais ça reste tout de même très différent des salles dans lesquelles vous avez l’habitude de jouer aux États-Unis, ou même ailleurs dans le monde. Est-ce que vous adaptez votre jeu de scène à la taille de la salle ? 

Tyler : Je pense que ce que l’on peut remarquer si on assiste à plusieurs shows de twenty one pilots, c’est qu’il n’y a vraiment pas d’approche différente selon le nombre de fans présents. C’est la même énergie, la même philosophie… C’est une chose sur laquelle nous nous étions mis d’accord ensemble, au tout début, à l’époque où justement nous ne jouions que dans des petites salles. Et ce qui est cool, c’est que toute cette énergie, ce jeu de scène, se sont développés devant des petits publics.
Alors même si, comme Josh l’a dit, 700 personnes c’est déjà considérable, c’est vrai que par rapport aux salles énormes que nous faisons aux États-Unis ça nous rappelle nos débuts. Le show sera très convivial ici, on s’y sentira vraiment « chez nous », ça fait du bien de retourner à nos racines. 

Est-ce qu’on peut dire que vous préférez les petites salles, du coup ? 

Tyler : On a déjà essayé de comparer les deux, et je pense qu’il y a des « pour » et des « contre » pour les petites et les grandes salles. Josh adore les petites – je parle des salles, hein. N’est-ce pas Josh ? 
Josh : Ouais, mais c’est difficile de dire si je « préfère » les petites salles aux grandes. De toute façon, à partir du moment où on commence à faire de la musique, il faut être en mesure de jouer devant autant de personnes que possible. Ça nous permet de partager ce qu’on a à dire avec un maximum de gens, de faire passer notre message.
Mais on trouve – enfin, moi en tout cas – que ça fait du bien d’avoir droit à des moments un peu plus intimistes, où on a l’impression de ne faire plus qu’un avec le public, où tous les fans semblent être vraiment « dans » le concert. Et ça, on ne peut le vivre que dans des salles où il n’y a pas un nombre dingue de gens. Comme dit, c’est difficile de faire un choix, parce que c’est vrai que ça nous laisse à chaque fois bouche bée quand on se retrouve devant des foules de plusieurs milliers de personnes… 


Vous avez passé le plus gros de l’année sur les routes, avez-vous quand même eu le temps de vous plonger dans la préparation de votre prochain album ? 

Tyler : J’ai écrit le plus gros de l’album Blurryface alors que nous étions sur la route, dans l’absolu l’écriture et les tournées ne sont pas incompatibles étant donné qu’on l’a fait par le passé. Mais j’avoue que ces derniers temps, avec la tournure improbable qu’a pris notre carrière, c’est devenu presque impossible… On arrête pas de voyager, et même pendant nos trajets d’un endroit à un autre, soit on enchaîne les interviews, soit on parle avec notre manager de nos plans de tournée, soit on en profite pour dormir parce qu’on a du sommeil à rattraper… Mais on y pense, on en parle quand même, rassurez-vous ! 
Josh : Tous les soirs, Tyler me dit : « Allez, on va écrire une chanson » et moi à chaque fois je lui réponds : « Mec… allez, on va manger des tacos ». J’avoue, c’est un peu ma faute si on avance pas beaucoup sur le processus d’écriture. Mais un de ces quatre je promets que je ferai en sorte de changer ça. 
Tyler : Et tu voudras manger des Doritos à la place ? 
Josh : Ouais, voilà. Mais bientôt, j’arrêterai de manger des tacos et on commencera à écrire sérieusement.

Sur vos deux précédents albums, le dernier morceau était le plus « calme », y a-t-il une raison à cela ou est-ce que c’est un hasard ? 
Tyler : Josh et moi on a grandi en écoutant des albums en entier, c’est ce qui nous a fait apprécier certains artistes, et on trouve ça important que le premier morceau ait une légitimité en tant que premier morceau, de même que le dernier titre doit avoir une légitimité en tant que dernier titre de l’album. Les gens doivent comprendre à la première écoute qu’il s’agit d’une « introduction » et d’une « conclusion », en quelque sorte.
Sans vouloir pousser le bouchon trop loin, je pense qu’un album doit être une entité, avoir un fil conducteur du début à la fin. Il faut que l’on voit un certain rapport entre les titres. Le tout doit avoir un sens, que le fan doit comprendre. Je suis incapable de dire aujourd’hui si on va continuer à faire cela à l’avenir, mais jusqu’à présent cela nous semblait couler de source de conclure nos albums sur une note musicalement plus légère – c’est ainsi que se finissaient mes albums préférés aussi. 

Dans vos paroles, vous revenez souvent sur le fait que « vos chansons ne passeront jamais à la radio ». Qu’est-ce que ça fait de les entendre un peu partout maintenant ? 

Tyler : C’est seulement après que l’on ait enregistré Vessel, notre premier album, que Josh et moi avons appris que pour qu’une chanson passe à la radio, il fallait qu’elle remplisse certains critères au niveau de la structure du morceau, de sa longueur, des sujets abordés, il fallait qu’elle rentre dans une case… Avant que l’on nous explique cela, nous n’en n’étions pas conscients. Nous voulions juste écrire des chansons, composer la musique que nous aimions, sans nous soucier de ce qui allait être adapté à la radio.
Alors quand on a commencé à écrire Blurryface, nous étions conscients que si nous voulions rester fidèles à nous-mêmes, nous allions sans doute nous « enfermer » dans notre bulle et réécrire des chansons qui n’auraient pas les qualités nécessaires pour passer à la radio et correspondre à la culture « mainstream » actuelle. Parce que ce qu’on veut, c’est faire quelque chose de différent et qui nous corresponde. Même si d’un autre côté, évidemment, on souhaitait que notre musique puisse atteindre le plus de gens possibles, il était inconcevable pour nous de nous cantonner à une sorte de formule pour composer. On s’est fait une raison, et on a glissé des phrases du type « This song will never be on the radio » à différents endroits dans l’album, pour combattre cette idée. 

Et tu parles aussi souvent de ton frère… ? 

Tyler : Oui ! Josh et moi on est les aînés de fratries de quatre. On tient beaucoup à nos familles, à nos frères et sœurs, nous ne serions pas qui nous sommes aujourd’hui s’ils n’avaient pas été là. Mon frère Zack a été la première personne à qui j’ai fait écouter la musique que je composais et les paroles que j’écrivais. Il a beaucoup influencé ma façon de procéder en me disant ce qu’il aimait, ce qu’il n’aimait pas ; il était mon tout premier fan, et en même temps il restait toujours très honnête (c’est mon frère, il ne prenait pas de gants pour me dire ce qu’il pensait…) Je lui dois beaucoup. 


Qui aimeriez-vous entendre reprendre l’une de vos chansons ? Et quelle chanson ? 

Tyler : Wouh ! Josh : Très bonne question… Il y a plein d’options qui pourraient être cools. 
Tyler : Chut, j’essaye de réfléchir… [silence] Pour être honnête, j’aimerais bien entendre… [nouveau silence] J’aimerais entendre Death Cab For Cutie reprendre notre chanson "Stressed Out". 
Josh : Je crois que j’aimerais entendre le groupe Mutemath reprendre "Heavy Dirty Soul". Je pense qu’ils en feraient quelque chose de dingue. 
Tyler : Carrément ! Le batteur ferait un truc tueur ! 
Josh : Je les imagine bien réarranger tout le morceau à leur sauce, et c’est ça que je trouve intéressant dans les reprises. Les artistes ne devraient pas juste interpréter le morceau de quelqu’un d’autre en essayant d’imiter la version originale, mais devraient plutôt s’approprier la chanson et lui apporter quelque chose en plus. 

Y a-t-il une chanson d’un autre artiste que vous auriez aimé avoir écrit vous-mêmes ? 

Tyler : Oh oui ! 
Josh : Et pas qu’une seule ! 
Tyler : [se tourne vers Josh] Est-ce que tu te souviens d’un exemple que je t’ai donné ? Ou est-ce que c’est trop gênant pour être dit à voix haute ? En fait, quand j’écoute une chanson, j’arrive immédiatement à savoir si j’aurais aimé l’avoir écrite ou non. 
Josh : Je crois que j’aurais bien aimé qu’on ait écrit "Africa", de Toto, et qu’on puisse la jouer sur scène ! 
Tyler : J’aurais aimé avoir écrit la chanson "Take On Me"… Merde, c’est de qui déjà ? 
Josh : Take On Me ? Take Me On ? 
Tyler : [commence à chanter le refrain]
A-Ha ? 
Josh et Tyler : Oui, exact ! 
Josh : Ah et y a aussi ce titre, "All The Things She Said" de TaTu. J’aurais vraiment bien aimé l’écrire, la production était top, à cette époque c’était un sacré truc. C’était quoi, fin des années 1990, début 2000 ? Je me souviens que le clip passait au réveillon du Nouvel An, entre 1999 et 2000, quand on était tous persuadés qu’on allait mourir à minuit… 
Tyler : Haha, sacré souvenir ! Puis sinon, y a quelques chansons de Death Cab, comme "I’d Follow You Into The Dark"… 
Josh : Au niveau des paroles, ce serait "What Sarah Said" ma préférée je crois… 
Tyler : Et c’est quoi, celle de la voiture ? "Passenger Seat", ouais. Elle est vraiment bien aussi. 
Manager : [assis à l’autre bout de la pièce, tourne la tête] En fait vous aimeriez juste être Death Cab, c’est tout. 
Tyler : Ouais, on aimerait être Death Cab ! 

Y a-t-il un artiste avec qui vous aimeriez enregistrer un duo ? 

Josh : On vient juste d’en faire un avec A$AP Rocky, c’était très marrant. Je nous vois bien refaire un truc ensemble à l’avenir, on est devenus potes, on est allés à sa fête d’anniversaire ! Pourquoi pas Snoop Dogg, la prochaine fois ? Mais imagine ce que ça donnerait : Tyler et moi on s’éclate, entre potes, à faire notre musique, le mec débarque pour chanter avec nous, il aurait l’impression de tenir la chandelle ! 
Tyler : Il ne se sentirait pas accepté, parce que notre amitié à Josh et moi est beaucoup trop forte ! Josh : Oui, et c’est clairement le plus difficile chez nous, de trouver sa place entre Tyler et moi, on est bien trop fusionnels pour que quelqu’un se sente à l’aise avec nous ! 

Vous avez récemment organisé une sorte « d’élection présidentielle » sur Twitter, le « TOP Debate » ; vos fans avaient 24 heures devant eux pour choisir qui de Josh ou Tyler ils souhaiteraient avoir en guise de président, et le perdant devait se faire tatouer le nom du gagnant… Mais le résultat final était de 50/50. Comment vous est venue l’idée de ce vote ? 

Josh : Avant tout, j’aimerais dire que c’est le truc le plus dingue qui me soit arrivé dans ma carrière jusqu’ici. Nous avons vraiment adoré faire ça ! A la base, c’était Tyler, moi, et notre ami Mark qui étions assis dans le bus. On a vu qu’il y avait ce nouveau truc de vote sur Twitter, où chaque utilisateur pouvait poser une question et proposer entre deux et quatre réponses. On s’est mis à poster des sondages débiles, et on en riait aux larmes tellement certains étaient idiots. Et puis Tyler a dit : « Et si on faisait un sondage où les deux résultats étaient Tyler ou Josh ? » On a vite réalisé que ça pouvait être un truc de fou. Par exemple, Tyler aurait gagné à 99% contre 1 si on avait demandé qui était le plus beau, ou le plus drôle, ou le plus talentueux… 
Tyler : Non, arrête ! Josh, c’est le mec mystérieux… 
Josh : Mystérieusement débile ouais. 
Tyler : Mais arrête ton char ! 
Josh : DONC, les choses pouvaient devenir intéressantes – et un peu étranges – si on lançait un sondage entre nous. Alors on l’a fait. Mais il fallait que l’on trouve un gage pour le perdant, puis au bout de dix minutes on a décidé que le gagnant aurait le droit de tatouer son nom sur le perdant. On a aussi décidé de faire toute une campagne, on a fait quelques vidéos, et on faisait notre auto-promo sur Twitter… En réalité, moi j’ai voté pour Tyler. 
Tyler : Et moi j’ai voté pour Josh. Tout le monde pensait qu’on allait voter pour nous-mêmes, mais c’est pas vrai ! 
Josh : On est meilleurs en tant qu’amis qu’en tant que personnes, tu crois pas ? 
Tyler : Je crois surtout que je suis une meilleure personne que ce que pensent les gens ! Ils savent que tu es adorable. 
Josh : Non, ils en savent rien ! Les gens ne savent pas des choses comme ça. Bref, pour en revenir au sujet, c’était très tendu, mais environ une heure avant la fin du sondage, on était à 52% contre 48, et dix minutes avant la fin ça a changé pour 51 à 49. Ce sont les derniers chiffres qu’on a vu avant la clôture. Mark est arrivé dans la pièce, il m’a dit « T’as vu les résultats ? », je lui ai dit oui et au moment où j’ai baissé la tête, en un laps de temps de deux ou trois secondes, les résultats définitifs avaient été affichés et ils étaient de 50/50. 
Tyler : C’est un truc de dingue ! On avait plus de 260 000 votes, je ne sais même pas comment un truc pareil a pu arriver ! La vérité, c’est que je doute qu’avec un si grand nombre de votants, le résultat exact ait été de 50/50, mais ça devait être un chiffre à décimales que Twitter ne supportait pas, alors l’appli a arrondi ! 
Josh : J’aurais bien aimé appeler Twitter pour leur demander que quelqu’un comptabilise chacun des votes, de façon très précise, parce que c’était vraiment un sondage de la plus haute importance. 
Tyler : Mais c’est trop tard maintenant, le mal est fait… 

Vous avez donc aujourd’hui chacun le nom de l’autre tatoué… Qu’est-ce que ça vous fait ? 

Tyler : C’est plutôt cool ! Je peux aller au lit avec Josh tous les soirs… 
Josh : Et moi je peux me coucher avec Tyler toutes les nuits aussi ! 

La dernière fois que nous avons discuté, vous nous expliquiez à quel point c’était important pour vous d’interagir avec vos fans, est-ce que vous sortez toujours pour saluer vos fans ? 

Tyler : Je pense, oui. On va essayer, en tout cas. Ça devient de plus en plus difficile, surtout que nous jouons dans des salles de plus en plus grandes. On aimerait bien pouvoir le faire plus souvent, mais il faut comprendre qu’on a un planning chargé, qu’on vient de descendre de scène et qu’on est forcément fatigués… Je suis encore malade et j’essaye de me remettre du mieux possible, alors c’est vrai que sortir dans le froid n’est peut-être pas la meilleure option. On veut sincèrement rencontrer chacun de nos fans, parce que c’est pour eux qu’on traverse des océans, qu’on voyage aux quatre coins du monde, mais ce n’est malheureusement pas toujours possible.

Est-ce que vous préparez vos interviews ? 

Josh : On s’est entraînés pendant quelques heures pour celle-là, mais c’est parce que c’était toi ! 
Tyler : On a fait pas mal de répétitions, ouais. Genre, la position dans laquelle je suis affalé là, tout est calculé, faut pas croire que j’me laisse aller ! C’était la quatrième option sur ma liste. Non mais, sérieusement, on ne prépare jamais rien. On veut juste être aussi sincères que possible. 

Vous serez de retour à Paris en février, est-ce qu’on peut s’attendre à des changements dans le show ? 

Tyler : Je crois qu’on a déjà prévu de changer certains trucs dans la production, oui. On veut amener quelque chose de neuf à notre show, aux effets de lumières, de son, histoire de ne pas faire la même chose deux fois de suite. Je ne sais pas encore à quoi ressemblera notre setlist mais je pense qu’on va tester quelques trucs qu’on a encore jamais faits en Europe. 
Josh : On peut vous promettre que notre prochain concert va être génial ! 
Tyler : On va essayer d’aller jusqu’à nous évanouir sur scène. 
Josh : Ouais, on va essayer. 
Tyler : Venez voir à quoi ressemblent deux mecs qui essaient de s’évanouir ! 
Josh : En tout cas moi je paierais pour voir un truc pareil.


Propos recueillis par Laurie B. au Trabendo, le 11/11/2015.
Merci à Arnaud de Warner Music France.
Photos live : Mathilde M.
Dernière photo de l'article : Laurie B., le jour de l'interview.

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