jeudi 25 février 2016

Chronique Express : pinkshinyultrablast - Grandfeathered

Il n'aura fallu qu'un an aux petits prodiges russes du shoegaze nouvelle génération, pinkshinyultrablast, pour sortir un deuxième album, après l'énorme Everything Else Matters, et après nous avoir fait languir avec une série de remixes et un single "Kiddy Pool Dreams" annonçant leur retour en force. Grandfeathered prouve que les musiciens de l'Est sont décidément parmi les tout meilleurs de la "scene that celebrates itself" actuelle, et que la maturité musicale est toujours bel et bien présente. Toujours aussi euphorique que le premier LP (si si, c'est possible), ce nouveau disque nous propulse toujours dans l'hyperspace grâce à 8 soundscapes aux allures d'arlequin, toujours nourries d'une réverb abyssale entre deux effusions de guitares, l'une des caractéristiques principales de l'univers musical des shoegazers, qui en profitent également pour expérimenter de nouvelles choses dans leur son, allongeant les compositions, durcissant le ton, poussant encore plus loin le fuzz dans leur univers pop et acidulé pour rendre l'ensemble à la fois plus noisy et moins conventionnel qu'auparavant. Les élans math-rock sont encore bien présents pour rythmer le tout et donnent un brin de folie à certaines compositions ("Glow Vastly"), et les influences electro du groupe sont plus assumées notamment sur la très bonne intro "Initial". Mais de manière bien subjective, on peut reprocher à Grandfeathered de se vouloir moins introspectif, les intentions sont différentes. Mais c'est ce qui fera l'unicité de chaque album, et ainsi le génie de pinkshinyultrablast, un nom que vous n'avez pas fini d'entendre et de lire si vous aimez le shoegaze.

4/5
Recommandé si vous aimez : Cocteau Twins, My Bloody Valentine, et le space-rock des années 90

Guillaume D.




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