vendredi 19 février 2016

Chronique Express : From Ashes To New - Day One

Les choses se seront déroulées assez rapidement pour From Ashes To New. En 2013, les gars de Lancaster (PA) sortent un premier EP éponyme, qui leur permet de rapidement se faire un nom. S’enchaînent de nombreuses premières parties de groupes prestigieux (Hollywood Undead, P.O.D. ou encore Five Finger Death Punch), ou participations à de gros festivals US. En 2016, voilà que le groupe débarque avec un premier album intitulé Day One, à paraître chez Eleven Seven (label de Papa Roach, Escape The Fate etc). Pour ceux connaissant déjà leur premier effort, il faut savoir que la recette n’a pas changé d’un iota. Les influences très, mais alors vraiment très prononcées, que pouvaient avoir le quintet sont toujours aussi flagrantes. On pensera très souvent aux deux premiers Linkin Park pour le style général joué ici, mais également à Hollywood Undead (en particulier pour les vocaux rappés), et Papa Roach. Un nu-rock/metal électronique teinté de phrasé rap alternatif, voilà ce à quoi nous avons droit avec ce quintet américain. Et si le tout s’avère très efficace sur plusieurs pistes, le problème est que la grande homogénéité de l’opus vient parfois lasser l’auditeur. On reprochera aussi aux sonorités électroniques leur côté un peu cheap, desservant également le propos. Pour le reste, la troupe maîtrise son sujet. Les riffs sont pêchus, les rythmiques basiques mais efficaces, et les refrains font mouches. On notera d’ailleurs quelques hits tels "Through It All", single plus qu’évident, "Lost And Alone", dont le riff principal fait furieusement penser à la bande à Jacoby Shaddix mettant un peu de côté le versant hip-hop du combo, "Face The Day" apportant une touche bien plus metalcore, ou encore "Land Of Make Believe", parfait opener. L’album ne souffre pas de réelle baisse de régime ou de titres faibles, même si évidemment certains sont plus marquants. De ce fait, FATN signe un premier album solide, pas exempt de défauts de jeunesse, mais encourageant pour la suite, dont un certain sentiment de nostalgie se dégage.

3,5/5 
Recommandé si vous aimez : les premiers Linkin Park, Hollywood Undead meets Papa Roach 

Axel R.




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