vendredi 15 janvier 2016

Live Report : Deez Nuts + Nasty + Expire + Coldburn @ Backstage, Paris - 17/12/15

La semaine passée, nous étions au Backstage By The Mill pour une soirée 100% deathcore proposée par One Heartbeat Productions avec Carnifex en tête d'affiche (live report en ligne ici). Cette fois-ci, le 17 décembre, ce sont les mêmes qui régalent, mais avec un léger changement d’ambiance – tout aussi appréciable.

Louis Knuxx ayant annulé son passage sur scène (soucis logistiques, comme l’expliqueront les groupes suivants), ce sont donc les Allemands de Coldburn qui donnent le coup d’envoi de la soirée. Le groupe joue là son deuxième show à Paris et est accueilli par un public déjà en forme. Il faut dire que l’énergie dégagée par les musiciens est communicative, et on est très vite conquis – même si musicalement ils ne proposent rien de nouveau, au moins on n’a pas le temps de s’ennuyer. Les premiers fans se défoulent déjà gentiment dans le pit, histoire de s’échauffer. Certains sont venus de loin et suivent cette tournée sur plusieurs dates européennes : on croise donc des Allemands, quelques Anglais et des Flamands (pas les roses). (…je sais elle était facile j’ai honte). Les spectateurs leur réservent des acclamations chaleureuses et bien méritées.

On enchaîne sans grande pause avec Expire, et la salle se remplit à vue d’œil. Visiblement, le groupe américain est très attendu, et débarque sur scène à 19h30 alors que l’ambiance est déjà au beau fixe. Cela ne va qu’en s’améliorant, le chanteur entretient un véritable échange avec le public, le remerciant à la moindre occasion que se présente.
Il semblerait que nombreux soient ceux qui soient venus pour eux – et on comprend pourquoi. Qu’on connaisse Expire ou non, les voir sur scène est un régal, ils valent vraiment le déplacement. Là encore, certains fans s’en donnent à cœur joie dans le pit, alors que le frontman continue d’interagir avec la salle. Il faut dire que ce soir-là, Paris est en grande forme, et ne se fait pas prier pour applaudir ou crier sur demande. Puis en plus c’est amplement mérité, pour le coup.

C’est ensuite au tour des Belges de Nasty de prendre possession de la scène du Backstage. En saluant le public en français, ils se mettent déjà une bonne partie de la foule dans la poche. Pour leur morceau “As The Blood Runs Cold”, Hadrien, chanteur du groupe parisien Wolfpack, rejoint Nasty sur scène et prend possession du micro pendant quelques instants. C’est la folie dans le pit, les fans n’hésitent pas à crowdsurfer, ou même à grimper sur scène entre les musiciens, et la performance est à la hauteur des précédentes. 

Le groupe mêle des morceaux issus de ses différents albums et EPs, comme ça les connaisseurs ont de quoi être contents et les novices découvrent l’évolution musicale de la formation. Le Backstage est littéralement retourné, le set relativement long (une douzaine de titres tout de même) s’achève sur “Zero Tolerance” et les fanas du groupe se défoulent une dernière fois avant que les musiciens ne s’éclipsent, laissant place à la tête d’affiche de la soirée.


Deez Nuts arrivent peu après – décidément ce soir-là, c’est très rapide – avec “What I Gotta Do”, un extrait de Word Is Bond, leur dernier album en date sorti quelques mois auparavant. La foule démarre au quart de tour, scandant les paroles pour certains, pendant que d’autres préfèrent mosher ou danser dans la salle, désormais quasi-comble. Le groupe donne le ton de la soirée avec leur morceau “Tonight We’re Gonna Party”, et tout le monde semble fin prêt à tout donner pour ce qui sera pour certains le dernier concert de 2015. Là encore, les fans grimpent sur scène avant de s’offrir un bain de foule (ou, pour certains, afin de s’offrir une selfie avec le chanteur JJ Peters), personne ne semble rester de marbre face à la bonne humeur qui règne dans la salle.

Une bonne partie des spectateurs avait déjà eu l’occasion de voir Deez Nuts sur scène, mais continuent de s’éclater comme si c’était la première fois. Nous avons droit ce soir à plusieurs titres extraits de ce dernier album, comme par exemple “Face This On My Own” ou “What’s Good”, qui ne tardent pas à suivre. Toutes les personnes présentes sont de toute évidence davantage venues pour l’ambiance festive que pour la qualité de la musique (même s’il n’y a pas grand-chose à redire ; le live de Deez Nuts reste très fidèle aux versions studio), et personne ne semble déçu. Au contraire.
La soirée continue sur sa lancée, et même si le set du groupe tête d’affiche est plutôt long (18 morceaux en tout), on ne voit pas le temps passer. L’énergique – et authentique – punk-hardcore des Australiens remue les foules. Le chanteur profite des pauses entre deux morceaux pour s’adresser au public, mais il ne peut pas trop s’attarder car une autre soirée est prévue au Backstage à partir de 23 heures – il l’évoque sur un ton un peu amer, d’ailleurs, s’excusant d’avoir dû jouer si tôt.

Après la chanson au titre plutôt osé, “Your Mother Should Have Swallowed You”, la formation se retire et les lumières s’éteignent à nouveau. Même s’ils sont souvent trempés et déjà bien éreintés, les fans en redemandent. Il ne faut pas longtemps pour que JJ et sa bande reviennent sous les feux des projecteurs pour la toute dernière ligne droite de la soirée avec leur tube “Band Of Brothers”, visiblement connu de tous et repris en chœur par le public.

Puis c’est l’heure de dire au revoir, il est encore tôt, mais le plateau de cette soirée nous a tous plutôt essoufflés, et les moshers semblent ravis d’avoir pu s’en donner à cœur joie et se défouler encore un peu avant les fêtes de fin d’année. Ce soir-là, ce n’était clairement pas l’émotion ou la sensibilité que nous étions venus chercher au Backstage, mais bel et bien une bonne grosse fête comme on les aime. Contrat rempli avec brio !

Texte : Laurie B.
Photos : Cyprine M.

Merci à One Heartbeat Productions.
Setlist Deez Nuts :

What I Gotta Do
Tonight We’re Gonna Party
Face This On My Own
Popular Demand
What’s Good
Rep Your Hood
Go Veg
D.T.D
Stay True
Shot After Shot
Pour Up
Don’t Wanna Talk About It
I Hustle Everyday
Wrong Things Right
If You Don’t Know, Now You Know
Behind Bars
Your Mother Should Have Swallowed You
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Band Of Brothers






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