vendredi 8 janvier 2016

Live Report : Crazy Town + W.A.S.A.B.I + Wild Mighty Freaks @ Le Batofar, Paris - 08/12/15

Histoire de changer un peu de registre et de renouer avec les années 2000, ce soir du 8 décembre c’est au Batofar que nous nous rendons pour voir les Américains de Crazy Town (si ce nom de vous dit rien, c’est que vous faites partie des rares personnes à avoir échappé à leur tube "Butterfly"… ou alors, que vous êtes trop jeunes).

Ce sont deux groupes français, annoncés à la dernière minute, qui sont chargés d’assurer la première partie de la soirée. On commence avec une bande de quatre mecs à la dégaine bien particulière portant un nom qui semble bien trouvé : Wild Mighty Freaks. Ce tout nouveau projet monté en 2015 a son style musical bien à lui, complétement éclectique : le chant clair se mêle au scream et aux parties rappées. Sur scène, cela rend plutôt bien, les voix de Crazy Joe et de FleX se complétant parfaitement. Ce set délirant est une mise en bouche plutôt sympathique pour la soirée.


On enchaîne rapidement avec W.A.S.A.B.I, un groupe qui se décrit lui aussi comme « touche à tout », mais qui s’avère bien plus rock que Wild Mighty Freaks. La frontgirl Charlotte demande au public un peu timide de se rapprocher de la scène, mais les spectateurs semblent un peu réticents. Les musiciens semblent habitués aux live et sont plutôt complices sur scène. Ils présentent des morceaux issus de leurs deux EPs, et introduisent également leur premier album studio, qui sortira le mois suivant. 


Et puis, après un break relativement long, le Batofar peut enfin accueillir Crazy Town – qui se présente ce soir-là comme un duo, annonçant d’emblée qu’un groupe serait reformé pour partir sur les routes dès l’été 2016 (ils ont d’ailleurs laissé entendre que des festivals européens, voire français, étaient au programme).
La plupart des gens présents ce soir-là étaient plus des nostalgiques que des fans à proprement parler, comme nous il faut l’avouer, et beaucoup ne connaissaient que deux ou trois morceaux. Mais cela n’a posé problème à aucun moment ; Epic et Shifty (respectivement Bret Mazur et Seth Binzer) savent fédérer et faire bouger les foules, celle-ci ne fera pas exception. Le public danse, chantonne sur des morceaux comme les tout récents “Backpack” ou “Come Inside”, présents sur leur dernier album en date sorti en août 2015 (soit 13 ans après leur précédent!) mais aussi sur des titres plus classiques comme “Darkside”, “Drowning” ou “Toxic”. 

Le duo interagit sans cesse avec ses fans français et répète à tout bout de champ que le groupe sera de retour sur les scènes des festivals – ils sont visiblement ravis d’en avoir l’opportunité. Seuls rescapés du hiatus, Epic et Shifty ont prouvé via leur dernier album qu’ils n’étaient toujours pas fatigués, et qu’ils avaient trouvé de nouveaux musiciens pour reprendre le flambeau des anciens. Dix ans se sont écoulés, mais on retrouve les deux frontmen de Crazy Town presque comme on les avait quittés. Et toujours aussi motivés. 


Arrive le moment fatidique que tout le monde attend ce soir-là : les premiers accords de “Butterfly” emplissent la cale du bateau, et le public lance des exclamations enthousiastes quasi-hystériques. Les paroles sont bien évidemment reprises en chœur, ça danse sur scène et dans la fosse, il faut dire qu’on s’éclate bien. C’est sur cette note très positive que s’achèvera le concert après deux ultimes morceaux, dont le single “Born To Raise Hell” qui clôture cette soirée « flashback ».

Voir Crazy Town sur scène, ça ne fait peut-être pas rêver, ce n’était pas non plus le concert de l’année, mais ils nous auront fait passer une très bonne soirée, avec un public et des premières parties bien sympathiques. D’ailleurs, on ne se privera pas de les revoir s’ils devaient repasser sur la scène de l’un ou l’autre de nos festivals cet été. 

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M. (site officiel)

Merci à Alternative Live et Elodie de Ellie Promotion




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