jeudi 14 janvier 2016

Live Report : Carnifex + Within The Ruins + Fallujah + Boris The Blade @ Backstage, Paris - 09/12/15

C’est un gros plateau deathcore qui nous attendait ce 9 décembre 2015 dans la salle du Backstage By The Mill. Au programme : Boris The Blade, Fallujah, Within The Ruins, et les excellents Carnifex en tête d’affiche. Retour sur la grosse bagarre de cette soirée.

Les Australiens de Boris The Blade ouvrent le bal ; les portes ayant ouvert relativement tôt, la salle met du temps à se remplir. Et comme les premiers mosheurs se montrent un peu timides, le frontman n’hésite pas – à plusieurs reprises – à descendre dans le pit pour motiver ses troupes. 

Pour une toute première partie de soirée, il faut dire que c’est plutôt violent et qu’on sait tout de suite pourquoi on est venus. Néanmoins, les morceaux se suivent et se ressemblent un peu, et l’on ne regrette pas vraiment que le groupe n’ait pas droit à un set plus long, bien que celui qu’ils nous ont offert était tout à fait à la hauteur des attentes du public.

Quand Fallujah débarquent sur scène, on sent tout de suite que le groupe a des partisans dans la salle ; certains sautent littéralement dans le mosh-pit alors que le quintet vient d’arriver. Capillairement parlant, on assiste également à un léger changement de registre : les trois guitaristes arborent tous une longue crinière qu’ils agitent en synchro – ou presque – lors de heandbangs. 

Les fans présents dans la salle scandent les paroles, couvrant presque la voix du chanteur. Ce dernier avoue d’ailleurs que ça l’arrange que le public soit bruyant ce soir-là, car il a quelques problèmes de voix. Mais cela ne l’empêche pas d’assurer le show. Autour de lui, les guitaristes semblent presque caresser leurs guitares, ce qui contraste pas mal avec le rendu sonore ultra-puissant. 

Le groupe n’a droit qu’à six morceaux sur scène, et tente de mêler des titres issus de ses deux albums et deux EPS, parus entre 2009 et 2014. Puis, c’est l’heure pour eux de quitter la scène après un set qui en aura convaincu plus d’un.

Place maintenant à Within The Ruins. Des types bodybuildés arrivent en trombe, bien décidés à en découdre avec le public parisien. À en juger les acclamations qui accompagnent leur apparition, on comprend qu’ils sont très attendus par de nombreux fans, et il est l’heure pour les moins téméraires de céder leur place dans le pit. 

Depuis 2004, le quatuor américain a sorti 3 EPs et 4 albums, sans avoir vraiment le temps de chômer, et essaye encore une fois de proposer un set aussi varié que possible, qui retrace un peu l’évolution musicale du groupe, qui est toutefois toujours resté très attaché à ses racines deathcore. Menée par Tim Goergen depuis 2009, la formation enchaîne les gros breakdowns et le pit est beaucoup plus actif que plus tôt dans la soirée (sur les ordres du frontman, qui veille à ne surtout pas laisser l’ambiance retomber). 

Quand Within The Ruins quitte la scène, c’est une ovation sincère et bien méritée qui est réservée au groupe. Le public parisien est désormais fin prêt à recevoir les héros de la soirée.

Carnifex arrivent donc pour clôturer cette soirée survoltée dont ils sont en quelque sorte les héros. Le groupe a une réputation à tenir, et il ne nous faut pas longtemps pour nous rendre compte qu’ils la méritent. On a droit à une impressionnante performance vocale de la part de Scott Lewis, qui ouvre le set sur “Salvation Is Dead” et “Dark Days”, les deux premiers morceaux du dernier album en date du groupe, Die Without Hope. Cet album sera d’ailleurs le plus représenté tout au cours de la soirée, même si les cinq opus qu’a sorti Carnifex figurent au programme. 

Les circle pits se font de plus en plus larges dans la salle néanmoins relativement étroite, les fans apprécient et ne lésinent pas à montrer leur enthousiasme. Il est vrai que – et c’est suffisamment rare pour être souligné – la France apprécie le deathcore de la formation californienne. 

Carnifex n’a pas besoin d’énormément d’artifices pour donner un show digne de ce nom ; entre leur talent et leur prestance, on est plutôt bien servis. Deux des plus anciens morceaux du groupe, “Slit Wrist Savior” et “Lie To My Face”, acclamés par les fans de la première heure, retourneront le Backstage. Les fans ne se priveront pas du plaisir de monter sur scène pour mieux ressauter dans la fosse, rattrapés – ou pas – par leurs camarades dans le public. 

Le groupe finit son carnage avec leur titre “Hell Chose Me”, inratable depuis 2010, puis promet de revenir rapidement dans la capitale pour remettre le couvert. Il faut dire qu’un nouvel album est en route, cela ne devrait donc plus trop tarder… Et le public parisien semble plutôt motivé à revivre une soirée exceptionnelle comme celle-là !

Texte : Laurie B.
Photos : Cyprine M.

Merci à One Heartbeat Productions.
Setlist:

Salvation Is Dead
Dark Days
In Coalesce With Filth and Faith
Hatred and Slaughter
Slit Wrist Savior
Where The Light Dies
Until I Feel Nothing
Sorrowspell
Dead but Dreaming
Die Without Hope
Lie To My Face
Hell Chose Me






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