dimanche 3 janvier 2016

Les 20 albums les plus attendus de 2016 : 2ème partie

En bon nerd musical, que vous ayez été satisfait ou non par la teneur discographique de 2015, vous devez déjà être excité comme un fan de Star Wars en pensant à tout ce qui vous attend certainement en 2016. Non ? On a quelque chose pour vous : du punk au metal en passant par le rock alternatif et le post-hardcore, on vous a sélectionné 20 disques qui devraient vous donner envie de tourner les pages du calendrier. Nos attentes en termes de nouveaux albums pour la nouvelle année se divisent principalement en deux catégories : des groupes du début des années 2000 qui reviendront, espérons-le, en fanfare après de longues périodes d'absence, et des petits jeunes qui nous ont botté les fesses les années passées et que l'on espère voir continuer sur leur lancée. Il s'agit ici de la deuxième partie de la liste, la première est en ligne ici. Et vous, quels albums attendez-vous en 2016 ?



LINKIN PARK
Probabilité : moyenne

Oui, la prochaine livraison des Californiens fait indéniablement partie des attentes de cette année 2016. Même si le groupe n’a de cesse de s’auto-saborder depuis près d’une décennie maintenant, l’espoir est encore là, encore un peu à l’instar d’un groupe comme Iron Maiden. On sait pertinemment que ce n’est plus ce que c’était, et pourtant, on les accueille encore à bras ouverts. Depuis Minutes To Midnight, l’intérêt des sorties du sextet s’est essoufflé. Et pourtant, on y trouve toujours quelques titres, quelques bribes qui nous permettent d’espérer. En 2012, avec Living Things, j’y ai cru. "Lost In The Echo" était un parfait opener, une dynamique vocale à l’ancienne, une émotion, et puis c’était à peu près tout. Quelques titres sympathiques, rien de plus. The Hunting Party, présenté comme une sorte de préquel au fabuleux [Hybrid Theory] fit raviver la flamme, jusqu’à la découverte de l’objet final. Inabouti, mal amené, et pourtant, présentant des choses très intéressantes, et les sortant de leur carcan électronique monotone dans lequel ils s’étaient enfermés. Peu d’éléments ont filtré sur cette mouture à venir, mais inutile de vous dire que l’on vous en reparlera dès que possible, et que l’on analysera la galette avec attention.
Axel R.



NINE INCH NAILS
Probabilité : forte

Hesitation Marks, le huitième opus, au passage très bien reçu par la critique, des géants de l’indus-metal américain Nine Inch Nails, est sorti dans les bacs il y a plus de 2 ans et demi maintenant. Le groupe a donné plus de 120 concerts entre 2013 et 2014 à travers le monde, souvent à guichets fermés, prouvant qu’il a toujours sa place dans le paysage musical actuel. Trent Reznor s’est entouré du talentueux multi-instrumentiste Ilan Rubin (batteur pour Angels & Airwaves, Lostprophets ou encore Paramore) pour redonner un nouveau souffle à sa machine pour un résultat éblouissant en live. Ceux qui ont eu la chance de voir le quatuor exercé dernièrement ne pourront que confirmer ceci. Dans un court très tweet posté mi-décembre, le mentor annonce que lui et son groupe ont plusieurs projets pour cette nouvelle année, sans en dire davantage. 2016 aura-t-il droit à un Halo 29ème du nom ? On l’espère en tous cas !
Sebastian D.




NOTHING
Tired of Tomorrow
Printemps

Après une année 2014 passée à récolter les lauriers des critiques de tous bords et à dormir dans les sous-sols crasseux du monde entier, Nothing a vécu un enfer en 2015. Décès, polémiques, problèmes de label et déceptions en série se sont ajoutés à l'histoire déjà extrêmement sombre du groupe, dont le fondateur Dominic Palermo est un ancien taulard condamné pour tentative de meurtre à l'histoire familiale glauquissime.
Il n'est ainsi pas étonnant de les voir revenir de la terre des damnés avec un deuxième album au titre aussi pessimiste que Tired of Tomorrow. On ne sait ce qui attend le groupe de Philadelphie en 2016, mais ce qui attend fans de metal et de shoegaze confondus sera certainement un disque plus personnel et, espérons-le, plus créatif que Guilty of Everything, leur prometteur premier jet qui laissait entrevoir un beau potentiel derrière un certain manque de personnalité et de renouvellement. 
Romain Jeanticou




OF MICE & MEN
Probabilté : très forte


Le turbulent Austin Carlile connu pour ses nombreuses frasques lors de son passage, puis de son départ du groupe inventeur du Crabcore, Attack Attack !, avait réussi un retour en force en 2009 avec sa nouvelle formation, Of Mice & Men. Un album éponyme plus tard, le voilà déjà reparti avant de revenir quelques mois plus tard. Le deuxième opus, The Flood, paru en 2011, se voudra encore plus lourd mais également toujours très mélodique. Suite au départ de Shayley Bourget, le groupe se recentrera sur une série de nouvelles compositions uniquement axées sur le scream d'Austin, qui figurent aujourd’hui sur la réédition de l’album (2012). C’est à cette période que le groupe commence à tourner avec Aaron Pauley à la basse et au chant clair. Ce dernier jouera un rôle majeur dans l’évolution du son du groupe, plus accessible et teinté d’éléments neo-metal. Les Américains ont d’ailleurs défendu Restoring Force (2014) sur la tournée mondiale de Linkin Park. Pourtant 2015 n’a pas été complétement rose. Austin a dû subir plusieurs importantes opérations du cœur à la suite de complications dues à son syndrome de Marfan, une maladie génétique et incurable entraînant une dégénérescence des cellules. Remis sur pieds fin 2015, il annonce sur Twitter avoir mis son temps à profit pour composer le quatrième album. Tout en continuant le combat contre la maladie, le groupe annonce vouloir rendre disponible la prochaine sortie début 2016. Quand on connaît le potentiel de Aaron Pauly avec Jamie's Elsewhere, pas encore totalement exploité dans OM&M et le succès connu par le virage opéré par Bring Me The Horizon l’an passé, on ne peut s’empêcher de penser que les gaillards ont un gros coup à jouer en 2016.
Martin G.



SAOSIN
Probabilité : très forte

Deux albums pour un groupe formé en 2003, dont le petit dernier en 2009, c’est peu. Mais quand on connaît l’histoire plus que chaotique de la bande, c’est beaucoup moins surprenant. En 2003, Saosin est le nom sur toutes les lèvres des fans d’emocore avec un 1er EP, Translating The Name, du feu de dieu. Une voix proprement hallucinante, des musiciens qui assurent et une signature sur une major. Et patrara, tout part en couilles ? Anthony Green se fait la malle pour former Circa Survive avec le succès que l’on connaît, et la bande trouve un nouveau frontman en la personne de Cove Reber. Pas aussi doué vocalement que son prédécesseur (qui redeviendra son successeur), cela fonctionne malgré tout avec la sortie de l’excellent S/T en 2006. Un beau succès, et le groupe retourne en studio pour y composer la suite ; suite qui viendra 3 ans plus tard sous la forme de In Search Of Solid Ground. C’est en fait le début de la fin : pression du label pour composer des tubes, un album pas du tout poussé par la maison de disques et des critiques très dures envers des compos qui, sans être aussi intenses que celle du S/T, restaient au final d’un bon niveau. Et puis, plus rien. Quelques messages sur le Facebook du groupe pour annoncer le départ de Cobe, et dire que le groupe composait (un titre a même fuité avec Tilian Pearson au chant). Et puis, à nouveau plus rien. Jusqu’à l’annonce de quelques shows avec Anthony Green, qui se sont transformés en sessions studio, et puis finalement en nouvel album, attendu pour le printemps 2016, soit près de 7 ans après ce fameux 2e album !
Guillaume W.



SUM 41
Probabilité : très forte

Qu’il est loin le temps où les jeunes canadiens faisaient les clowns insouciants en jouant leurs accords de punk-rock à roulette au fond d’une piscine. Dès leur deuxième album, Does This Look Infected? (2002), ils ont commencé à durcir le ton, faisant ressortir leurs premiers amours pour le metal des années 80-90. L’aboutissement de cette nouvelle orientation sera accompli avec la sortie de Chuck deux ans plus tard. On se retrouve donc face à un groupe complétement transformé en l’espace de 4 ans, beaucoup plus mature et plus sombre. La musique est un très réussi mélange de base punk et de guitares lourdes accompagnées d’un chant beaucoup plus rugueux que par le passé mais qui ne délaisse pas totalement les phases mélodiques. Peut-être que la rapidité de tous ces changements aura eu raison des membres du groupe. Ces derniers se séparent alors du guitariste Dave Baksh. Ils reviennent en 2007 sous la forme d’un trio avec l’annonce de la sortie de leur quatrième album, Underclass Hero qui a été très sous-estimé du fait d’un retour à des sonorités beaucoup plus basiques. C’était en effet une des volontés du groupe de revenir à quelque chose de plus simple, de plus frais. Avec des titres comme "Walking Disaster" ou "March Of The Dogs", les Canadiens prouvent pourtant que leur capacité à écrire des titres efficaces est restée intacte. En revanche, Screaming Bloody Murder (2011) offrira un rendu beaucoup moins convaincant, pire laissant un sentiment d’inabouti. Beaucoup de bonnes idées mais un patchwork qui manque parfois de cohérence et de profondeur. Les vétérans de Sum 41 effectueront donc leur grand retour en 2016 après 5 années d’absence. Leur album, financé par les fans via Pledge music est attendu pour le début de l’année avec en prime le retour de Dave à la guitare près de 9 ans après son départ. Les premiers extraits laissent entrevoir une continuité du travail commencé sur l’album précèdent... A ne pas louper en espérant que cette fois cela soit catchy ! Martin G.
Martin G.



THE 1975
I Like It When You Sleep, for You Are So Beautiful Yet So Unaware of It
26 février

Après avoir sortis moult EPs, le groupe s’est décidé à sortir un premier album éponyme en 2013. Et quel album ! Probablement la meilleure mixture pop/rock/électro depuis belle lurette. 16 morceaux, doux et dingues, ultra catchys, où rien n’est à jeter. C’est dire si le successeur était attendu comme le Messie. Et il ne faudra pas attendre longtemps avant de pouvoir poser les oreilles sur le nouvel album au titre à rallonge, I Like It When You Sleep, for You Are So Beautiful Yet So Unaware of It. 2 titres ont déjà fait leur apparition sous la forme de 2 vidéos, "Love Me", un titre funky et fou, entre The Cure et Prince, et "UGH", très proche d’une version électro de "Girls", plus familier donc. Progression ou évolution totale pour la bande originaire de Manchester ? Rendez-vous le 26 février.
Guillaume W.



THRICE
Probabilité : très forte

Avec le retour annoncé des grands noms de la scène emo/post-hardcore américaine tels que Glassjaw et Brand New, on ne pouvait qu’attendre celui de Thrice… Vœu exaucé ! Le groupe a d’ores et déjà annoncé son retour officiel en studio et des concerts en 2016, et il nous tarde de voir à quoi ressemblera désormais l’univers musical de la bande à Dustin Kensrue, à l’heure où ce dernier se dévoue à la cause de Dieu au travers d'une carrière solo ponctuée de disques éblouissants qui ont encore élargi l'horizon musical du frontman, et que Riley (batterie) s’est mis... au grindcore centré sur le thème de sa passion, le baseball, au sein de Puig Destroyer. Impossible donc de donner un pronostic quand au contenu du prochain disque de ce groupe qui a toujours pris de court son public, et la surprise n’en sera que plus grande. Néanmoins, on peut sans trop de risques suggérer que les influences de Dustin, sa voix, sa foi, seront toujours déterminants dans la construction des morceaux du quartet.
Guillaume D.



TOOL
Probabilité : forte (ou pas !)

Tool ? Mais quel est ce groupe dont tout le monde parle souvent mais dont on n’entend jamais la musique ! Il faut dire qu’en 25 ans de carrière les Californiens n’ont sorti « que » 4 chef d’œuvres (je pèse mes mots et j’assume). Le cinquième est donc en ce moment même (ou pas en fait, personne ne le sait vraiment) en cours de création et pourrait voir le jour 10 ans après son prédécesseur, 10 000 Days (allez on y croit pour 2016). Les quatre membres prennent un malin plaisir à ne pas donner d’informations au sujet de ce nouvel album repoussé depuis 2013, à cause de plusieurs problèmes, dont un procès avec un graphiste, ainsi que la maladie grave d’un des musiciens (on ne sait pas qui exactement mais on suppose qu’il s’agit du très discret bassiste Justin Chancellor). Le frontman Maynard James Keenan (que vous avez sûrement entendu avec A Perfect Circle) était trop occupé à faire son propre vin dans l’Arizona ou à sortir un nouvel opus de Puscifer, et ne s’est pas encore penché, aux dernières nouvelles, sur les paroles des nouveaux titres composés. Le batteur Danny Carey s’est concentré sur son side-project Volto!, tandis que le guitariste Adam Jones en a profité pour se marier. Dire que les fans s’impatientent est un doux euphémisme, les 4 minutes instrumentales dévoilées en live le soir d’Halloween 2015 nous ont ouvert l’appétit et il nous tarde d’en entendre plus. Quoiqu’il en soit, si cet album sort cette année, soyez sûrs qu’il fera beaucoup de bruit (en bien ou en mal) et trustera (la première place de) bon nombre de tops de fin d’année.
Sebastian D.



TOUCHÉ AMORÉ
Probabilité : forte

L'un des groupes les plus importants de la nouvelle scène hardcore mélodique, suivant les traces de Have Heart, Modern Life Is War, et de la scène screamo underground qui a influencé le frontman Jeremy Bolm, est attendu en 2016 avec un quatrième album que certains s’imaginent influencé par le post-punk ou le grunge après avoir entendu le groupe reprendre récemment "Available" de The National et "Lounge Act" de Nirvana, et que d’autres s’imaginent toujours centré sur un hardcore urgent, tendu et le cœur à vif. À l’heure où il est dans l’air du temps dans leur scène de jouer du punk orienté "old school", il nous tarde de voir ce que comptent faire les Américains. On espère cependant sincèrement qu'ils resteront fidèles à eux-mêmes...
Guillaume D.




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