mercredi 27 janvier 2016

Interview : Escape The Fate

Il y a quelques semaines, Alternativ News a eu l'opportunité de s'entretenir avec Kevin Gruft, aka "Thrasher", le guitariste d'Escape The Fate. Interview à lire dans la suite du post, quelques jours avant le retour du groupe à Paris pour un concert ultra-sold-out au Divan du Monde !

Salut Thrasher, et merci d’avoir accepté à répondre à nos questions ! 
Kevin "Thrasher" Gruft : Salut Alternativ News, et merci pour votre intérêt et votre soutien ! 

Tu es le dernier membre à avoir rejoint Escape The Fate, il y a maintenant deux ans. Il me semble qu’avant cela, tu jouais déjà dans l’autre projet de Craig [Mabbit, le chanteur], The Dead Rabbits ?
Oui, exact ! J’ai joué avec lui pendant un moment avant de rejoindre Escape The Fate. On a fait plusieurs tournées ensemble. 

Connaissais-tu déjà les autres membres du groupe au moment de l’intégrer ? 
Oui, je connaissais les autres depuis un long moment déjà… depuis environ 2009 je dirais. En fait, on s’est rencontrés alors qu’on était sur la même tournée. Je jouais avec mon ancien groupe, LoveHateHero, et nous nous sommes retrouvés sur la même tournée que Escape The Fate. 

Et comment t’es-tu retrouvé à jouer avec Escape The Fate ?
C’est quelque chose qui est arrivé assez naturellement, en fait. On s’entendait bien, ils ont eu besoin d’un guitariste remplaçant… Et au final, je suis resté !

On ne sait pas grand-chose de ton passé, de tes anciens projets… Pourrais-tu nous dire ce que tu faisais avant Escape The Fate ? 
Oh, il y a énormément de choses qui m’intéressaient ! C’est toujours le cas, d’ailleurs. La musique, bien sûr, la mécanique, j’écrivais des chansons pour d’autres artistes, je jouais dans ce groupe dont je parlais tout à l’heure, LoveHateHero, avec lequel on a même tourné en Europe. Puis pendant quelques années, à partir de 2010 si mes souvenirs sont bons, j’ai travaillé pour différents artistes par le biais de gros labels, et je suis parti en tournée avec des groupes, mais sans en faire véritablement parti… C’est à ce moment-là que j’ai fait la connaissance de Craig et intégré The Dead Rabbits, et la suite on la connaît ! 

Si tu n’avais pas rejoint Escape The Fate, tu penses que tu jouerais encore avec l’un de tes anciens groupes ?
Oui, je jouerais sans doute avec un autre groupe ! Même si je ne sais pas lequel, j’en aurais sûrement trouvé un. Mais ce qui est sûr, c’est que je produirais de la musique… et que je continuerais à faire de la guitare quoi qu’il arrive. 

Quand tu es arrivé, tu as pris la place de Monte Money, qui était dans le groupe depuis le début. Ça n’a pas été trop dur d’être accepté par les fans ?
Au début, c’est vrai que c’était un peu délicat, parce que les fans avaient perdu un repère, en quelque sorte. Mais une fois que j’ai eu l’occasion de faire mes preuves, ils m’ont accepté et « adopté », au final la transition était relativement douce. 

Parlons un peu de votre nouvel album, Hate Me (chronique à lire ici). C’est le premier auquel tu as participé, c’est ça ? Est-ce que tu peux nous dire ce qu’il a de « particulier » ? 
Oui, c’est le premier. C’est, je pense, le meilleur album du groupe à ce jour, surtout au niveau de l’écriture des chansons. Au niveau musical, on a aussi testé différentes nouvelles choses, de façon à ce que l’on ne soit jamais lassé de l’album, que les fans puissent l’écouter en boucle sans s’ennuyer ou en avoir marre. C’est un album très abouti, avec des paroles très profondes. 

A quoi ressemblait le processus d’écriture et d’enregistrement de l’album ? 
PJ a écrit quasiment toutes les chansons l’année précédant la sortie. Mais avant d’entrer en studio, nous avons pris environ deux mois pour nous occuper de la pré-production. J’en ai fait pas mal moi-même, chez moi, puis les mecs sont venus pour voir ce que ça donnait. On avait écrit quarante chansons, si ce n’est plus, on a fait des versions démo, nous les avons toutes enregistrées, ce qui était énormément de travail. Alors en arrivant en studio pour la dernière ligne droite, on avait déjà beaucoup avancé. Mais il fallait que l’on passe par tout ça pour pouvoir être sûrs d’avoir vraiment sélectionné nos meilleures chansons, les meilleures que l’on puisse faire. 

As-tu essayé d’apporter quelque chose de nouveau au groupe ? 
Oui, au niveau de l’écriture des morceaux, et je les ai un peu incités à tester de nouvelles choses, parce que je tire mes influences de différents styles, notamment de musique hip-hop. J’ai déjà bossé avec des artistes d’horizons très variés, qui m’ont appris beaucoup de choses, alors j’avais aussi beaucoup à apporter je pense. 

Il y a une chanson qui a un titre français, « Les Enfants Terribles », pourquoi ? 
Haha, oui, c’est pour plaire à tous les petits Frenchies ! Celle-là nous vient du jeu vidéo Metal Gear. Il y a un morceau qui a un titre français aussi. C’est une chanson heavy-metal entraînante, en relation avec des thèmes un peu sombres comme la guerre, les batailles. 

Qu’est-ce qui différencie Escape The Fate des autres groupes d’après toi ? 
On mélange « hard rock » et « hard work », on bosse très dur et on ne compte pas nos heures pour donner le meilleur de nous-mêmes à nos fans. Un autre point qui nous différencie sans doute de beaucoup d’autres groupes aujourd’hui, c’est que notre son n’a pas vraiment évolué depuis les premiers albums. On est restés fidèles à l’esprit du groupe, à ce qui avait plu au public dès les premières écoutes. On est toujours restés très honnêtes par rapport à qui on était et à ce qu’on voulait, et entre nous aussi. 

Quels sont les artistes qui t’ont le plus inspiré personnellement ? 
En tant que guitariste, Jimmy Hendrix, plus que n’importe qui. C’était le premier guitariste que j’ai voulu imiter. Ensuite, d’une façon plus générale, il y a d’autres artistes qui m’ont donné envie de faire de la musique, comme les Beatles, Michael Jackson… peu importe les genres, ce sont de grands noms comme eux qui m’ont toujours impressionné, je les respecte énormément. 

Qu’est-ce que tu aimes le moins dans la célébrité et le fait d’être souvent en tournée ? 
Le fait d’être tout le temps loin des gens que j’aime, de rater des anniversaires, des événements comme des mariages, ou parfois de ne pas être là pour soutenir mes proches dans des moments plus difficiles… C’est vrai qu’être sur les routes tout le temps créé certaines distances avec la famille et les amis, mais je ne voudrais pas faire autre chose de ma vie. Puis heureusement que les techniques de communication nous permettent de rester en contact quasi-constamment.

Tu es d’ailleurs très actif sur les réseaux sociaux, tu penses que c’est important d’entretenir des relations avec tes fans ? 
Absolument ! Les choses évoluent si vite ces derniers temps qu’il faut sans arrêt garder un certain contact avec les fans, être à l’écoute de leurs attentes, de leurs réactions par rapport à ce qu’on fait. Et puis, il faut les remercier de rester fidèles au groupe, alors parfois on organise des rencontres, on veut leur parler en face à face. C’est toujours des moments super cools ! 

Vous avez fait le Vans Warped Tour l’été dernier, qui est très connu pour être un lieu propice aux rencontres entre fans, mais aussi entre artistes… 
Oui ! On rencontrait les fans tous les jours, c’était génial. Et puis j’ai pu faire connaissance avec les mecs d’Attila ou de Pierce The Veil par exemple, que je ne connaissais pas encore. Tous les jours, avant et après le festival, on traînait avec d’autres groupes, on faisait des barbecues, on squattait dans les tourbus des uns et des autres. C’était vraiment chouette. La première fois que j’étais au Warped Tour, j’avais 14 ans, j’étais émerveillé par tout ça, mais pas une seconde je n’aurais imaginé que quelques années plus tard je serais sur l’une de ces scènes. C’était l’une des meilleures expériences de ma vie ! 

Y a-t-il des groupes avec qui tu aimerais partir en tournée ? 
Muse ! Ou Eminem aussi, ça pourrait être très sympa ! Tu as aussi travaillé avec des artistes pop comme Zendaya Coleman par exemple… Oui, ça fait un petit moment maintenant. J’étais avec elle en studio pour le travail de pré-production, on a écrit des morceaux, elle en a gardé quelques-uns sur son album d’ailleurs. J’ai aussi bossé avec Krewella, c’était très cool, j’adore ce qu’elles font ! Je me suis occupé des claviers, de quelques arrangements… J’avais monté une société de management, basée en Grande-Bretagne et qui s’occupe de groupes australiens, américains, et surtout britanniques.

Tu as encore le temps de t’occuper de ce projet-là ? 
Oui, je pense qu’on trouve toujours le temps de s’occuper des choses qui nous passionnent. J’ai l’impression d’aider des groupes qui galèrent un peu, et ça me motive à leur donner de mon temps. Comme ces Australiens qui ont déménagé à Los Angeles il y a quelques mois, ils ont laissé tomber tout le reste pour tenter leur chance, je me vois mal les abandonner maintenant parce que je n’ai plus le temps ! 

Vous serez bientôt de retour à Paris pour présenter votre album, que penses-tu de la France ? 
Oh, j’adore la France ! J’ai vraiment hâte de revenir. J’aimerais bien me trouver une petite amie ici d’ailleurs haha. Tourner en Europe ça a toujours été un rêve, et Paris c’est vraiment une ville magnifique, j’ai hâte de la découvrir ! 

Un dernier mot pour nos lecteurs ? 
Merci à tous pour votre soutien, continuez de nous suivre ! On a de chouettes choses à venir : notre concert, des clips, de nouvelles chansons… Merci, et on se voit le 31 janvier !

Interview réalisée par téléphone par Laurie B.

Merci à Olivier et Roger de Replica Promotion.

Facebook Escape The Fate






Aucun commentaire :