vendredi 22 janvier 2016

Chronique : Panic! At The Disco - Death Of A Bachelor

Qui ne se souvient pas du hit "I Write Sins Not Tragedies" ? Et pourtant, ce titre est paru il y a plus de 10 ans déjà. Voilà qui ne nous rajeunit pas. Et on peut dire que durant cette décennie, Panic! At The Disco, ou plutôt Brendon Urie, car désormais seul membre originel à bord du navire, en a vu de toutes les couleurs. Début en fanfare donc, avec A Fever You Can’t Sweat Out, un premier opus magistral. Cela dit, le soufflet est aussi vite retombé avec Pretty.Odd., un second full lenght médiocre. Vices & Virtues tentait lui un retour aux sources, l’inspiration en moins. C’est avec un
Too Weird To Live, Too Rare To Die très surprenant que les choses redevinrent intéressantes pour l’alors trio de Las Vegas. Death Of A Bachelor nous arrive entre les oreilles, et le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album va faire parler de lui.

On le sait tous, Brendon est étroitement lié à Fall Out Boy. Le fait d’être signé sur DCD2 (anciennement Decaydance Records, filiale de Fueled By Ramen), le label de Pete Wentz, n’y est certainement pas étranger. Ainsi, suivant la sortie de Save Rock’N’Roll, le cinquième opus des FOB, Panic! prit lui aussi un virage plus electro. Si ce nouveau disque en est la suite logique, il renoue avec les ambiances très grandiloquentes auxquelles nous avions été habitués de la part de P!ATD, mettant de côté la synthpop, pourtant explorée avec brio.

Les ambiances synthétiques sont donc mises au placard, Brendon ressort les guitares (enfin un peu), et est prêt à nous en mettre plein les oreilles pendant les 36 minutes que composent ce Death Of A Bachelor. Dès "Victorious", le ton est donné. La production est complètement folle. Les sons fusent de partout. Les ambiances plus électroniques et urbaines se marient aux cuivres de manière naturelle. La mélodie est infectieuse. Les ambiances chères au frontman se succèderont ainsi sur l’ensemble des titres.

Si on avait déjà eu droit à des influences gospel auparavant, elle sont ici décuplées au maximum sur "Hallelujah" et son intro très vintage du plus bel effet. On aura droit à quelque chose de plus soul sur le titre éponyme, dont les basses impressionnantes apportent un groove imparable au titre. "Emperor’s New Clothes" surprendra grâce à son côté presque hip-hop lors des couplets et un refrain complètement fou sur lequel règne une ambiance presque Tim Burtonienne.

La palme revient à "LA Devotee" qui n’aurait pas démérité sur le premier disque du combo, avec sa mélodie guillerette et envoutante. Et à côté de cela, on a quelques morceaux qui loupent le coche, à vouloir en faire trop. "Crazy = Genius" est vite assez écœurant avec son rythme trop enjoué, la ballade finale "Impossible Year" ne décolle pas, alors qu’un coup d’éclat final aurait été mérité. D’une manière globale, on notera une seconde moitié d’album moins efficace, dommage.

Doté d’une production à couper le souffle, Brendon Urie réalise là un album néanmoins remarquable. Légèrement moins constant dans la qualité que son prédécesseur, Death Of A Bachelor risque cependant de ravir les fans de AFYCSO, de par ses similitudes grandiloquentes (même si ce petit nouveau va bien plus loin, parfois même trop). Il ne reste plus qu’à voir si le rendu live sera à la hauteur.

3,5/5

Axel R.


1 Victorious
2 Don't Threaten Me With A Good Time
3 Hallelujah
4 Emperor's New Clothes
5 Death Of A Bachelor
6 Crazy=Genius
7 LA Devotee
8 Golden Days
9 The Good, The Bad And The Dirty
10 House Of Memories
11 Impossible Year
 
Facebook Panic! At The Disco



Aucun commentaire :