lundi 18 janvier 2016

Chronique Express : Seaway - Colour Bind

Seaway, ce sont 5 potes en provenance de la province de l’Ontario signés sur Pure Noise Records. On n’est donc pas surpris à l’écoute de ce deuxième album, d’entendre du pop-punk. Mais alors que Hoser, leur premier long jeu proposait une formule des plus classiques et des titres sympas mais vers lesquels on ne revenait que très peu, ici la donne change du tout au tout. Alors que leurs camarades de labels, Handguns et State Champs, stagnent ou se poppyfient, les p’tits gars secouent le cocotier et balancent un pop-punk, certes conventionnel, mais avec une verve et une énergie pas communes. Colour Blind dose bien tous les ingrédients de ce qu’on aime dans le genre : les gang vocals, les passages rapides et mid-tempo, les refrains catchy as hell, et une force majeure du groupe en la présence de deux vrais chanteurs échangeant les lignes comme le Four Year Strong de la grande époque. Vous pouvez mettre la galette dans n'importe quel sens, on ne peut qu’apprécier leur science du tube en 12 leçons. "Best Mistake", "Freak", ou encore "Big Deal" ont de l’énergie à revendre, tandis que "Still Weird", "Stubborn Love" et "Growing Stale" laissent apparaître une jolie émotion dans les refrains, montrant une variété et une maturité dans l'écriture. Et il est franchement impossible de ne pas avoir envie d’y revenir. Un joli tour de force dans un style qui a tendance à bien tourner en rond. Bien moins médiatisés que State Champs ou encore Neck Deep, mais tout aussi bons, Seaway méritent une belle reconnaissance avec Colour Blind. C’est bien tout le mal qu’on leur souhaite.

4/5 
Recommandé si vous aimez : Four Year Strong, Hit The Lights, New Found Glory

Guillaume W. 



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