mardi 26 janvier 2016

Chronique Express : Roam - Backbone

A voir les chroniques déjà publiées de Backbone, Roam est un vent d’air frais pour le pop-punk, un album culotté et représente même le futur de la scène. Ça s’appelle la hype et Roam a l’air de bien en profiter. La réalité est un peu différente. Non, Backbone n’est pas un mauvais album, mais on n’est quand même très très loin des cadors du genre. Déjà, tant que le groupe n’arrivera pas à se positionner sur un style précis et restera le cul entre deux chaises (rapprochés les chaises quand même), ça ne fonctionnera pas. Le groupe veut être pop-punk le temps d’un morceau ("Cabin Fever"), hardcore mélodique le temps d’un autre ("Deadweight"), ou plus pop ("Hopeless Case"). Oui, c’est bien foutu, mais c’est le moins que l’on puisse attendre d’un groupe signé sur un gros label. Le problème est qu’on s’ennuie ferme à  l’écoute de ces 12 titres : les stéréotypes ambulants que sont les passages acoustiques larmoyants de "Tracks", des refrains sympas mais pas assez catchy, et une deuxième partie d’album (en gros les 4 derniers titres) franchement dispensables, puisqu’elle ne fait que reprendre les mélodies des 8 autres. Pour un groupe tellement encensé, ça fait un peu tâche. Et dans une scène si encombrée, ça ne pardonne pas. S’ils veulent sortir réellement du lot, il y a du boulot. Cliché et décevant. 

2,5/5 
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Guillaume W. 



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