lundi 7 décembre 2015

Live Report : Our Last Night + Palisades + Crooks @ Trabendo, Paris - 28/10/2015

À peine quelques mois après leur dernier passage dans la capitale au cours d’une tournée sold-out, Our Last Night sont de retour à Paris – une nouvelle fois accompagnés de Palisades. Entre temps, le groupe n’a pas chômé : nouvel album, Vans Warped Tour… C’est donc avec un tout nouveau set que les Américains reviennent en France,  et ils sont accueillis avec impatience par un Trabendo quasi-comble !

Quelques minutes avant l’heure annoncée du début du show, les lumières s’éteignent. Ce sont les Anglais de Crooks qui ouvrent la soirée dans une ambiance quelque peu intimiste, quelques lumières blanches venant dessiner les contours du chanteur et du batteur, pour l’instant seuls sur scène. Le très charismatique chanteur de ce groupe méconnu et mystérieux attire tous les regards, et sa voix claire envoûte littéralement les spectateurs du Trabendo… Mais cette voix est malheureusement bien vite recouverte par les guitares qui s’invitent sur scène.

Seules peu de personnes présentes ce soir-là connaissaient la formation, mais au bout des vingt minutes de set, les acclamations chaleureuses nous laissent croire que beaucoup se souviendront de Crooks.

C’est ensuite au tour des étonnants Palisades d’investir la scène, qui paraît soudain bien petite lorsque les six musiciens débarquent. Au bout de seulement quatre ans d’existence, le groupe est parvenu à se faire connaître à l’internationale, et leur retour à Paris était très attendu par leur fanbase dévouée – qui avait pour l’occasion ramené un drapeau français sur lequel était dessiné le logo de la formation.
Le sextette divise les foules ; son electrocore atypique est loin de convaincre tout le monde, mais pour apprécier la prestation du groupe, il suffit de ne pas les prendre au sérieux – et de ne pas se prendre au sérieux non plus. Le mélange métalcore/pop/électro n’est pas du goût de tout le monde – et c’est vrai que parfois, Palisades se perd un peu dans ce mélange des genres. Mais ce soir, le public est très réceptif et ne tarde pas à ouvrir le premier pit de la soirée. Le groupe n’interprète quasiment que des morceaux de son dernier album, Mind Games, mais finit sur un morceau plus ancien et emblématique, “High And Low”.

Même si leur live paraît parfois fade par rapport aux versions studio, il faut dire que Palisades est toujours une bonne formule pour s’éclater, et que les musiciens ont un véritable talent pour fédérer leur public.

21 heures. Les lumières s’éteignent à nouveau, les hurlements fusent et Our Last Night viennent prendre place sur la scène du Trabendo, ouvrant le show sur “Prisoners”, extrait de Younger Dreams, leur dernier album en date. La foule reprend les paroles en chœur, et les premiers morceaux s’enchaînent dans le même entrain enthousiaste. Le charismatique Trevor Wentworth arpente la scène d’un bout à l’autre, n’hésitant pas à aller taper dans les mains des chanceux(ses) des premiers rangs. Son frère Matt et le bassiste du groupe, Woody, ne sont pas en reste, provoquant une gentille hystérie dès qu’ils s’approchent un peu de leur public.

Un public qui leur semble d’ailleurs très dévoué ; alors que le groupe était absent des scènes parisiennes depuis quelques mois à peine, le Trabendo est presque plein ce soir, et les musiciens sont accueillis comme des héros. Alors quand Trevor annonce d’autres chansons tirées de leur dernier album, il déclenche de nouveaux cris dans l’assemblée. Nous avons donc droit à un combo “Younger Dreams”, “Road To The Throne” et “White Tiger” qui enchante les fans, avant de retrouver le désormais classique “Falling Away”.

Les musiciens cherchent un maximum de contact avec la foule – ce qui est sans l’ombre d’un doute l’une des principales raisons pour lesquelles Our Last Night occupe une place si particulière dans le cœur des fans. Et alors que tout semble filer comme sur des roulettes, tout s’arrête d’un coup juste après “I’ve Never Felt This Way”. Interloqués, les spectateurs ne comprennent pas tout de suite pourquoi les musiciens ont arrêté de jouer et discutent entre eux, puis on distingue vaguement un bruit d’alarme incendie.

Sans se laisser impressionner ou désarçonner, Our Last Night demandent alors à leurs fans d’arborer leur plus beau sourire et profitent de cette pause forcée pour prendre une photo avec l’assemblée. Et comme si de rien n’était, le show reprend quelques minutes plus tard.
La foule, qui a sans doute eu un peu peur de voir le concert s’arrêter là, n’hésite pas à ouvrir un pit sur “Dark Storms” pour se défouler. Juste après “Same Old War”, un autre morceau désormais culte, Trevor annonce une reprise : c’est le tour de “Dark Horse”, un titre de Katy Perry qui est connu sur le bout des doigts par tous les fans. Cette chanson pop est parfaitement remaniée par les frères Wentworth, qui se partagent les parties chantées. Arrive ensuite le morceau “Home”, que Trevor stoppe au tout début pour évacuer un fan en train de tourner de l’œil au premier rang. Il profite de cette nouvelle pause dans le show pour distribuer quelques bouteilles d’eau dans le public, avant de reprendre la chanson au début. Arrive ensuite une seconde cover ; il s’agit de “Radioactive”, le tube du groupe Imagine Dragons.

Et puis ensuite, les musiciens disparaissent, et à peine ont-ils quitté la scène que le public les réclame déjà à grands cris. Ils reviennent donc pour un dernier tour de piste sur “Sunrise”, avant de remercier chaleureusement leurs fans ultra-dévoués et démonstratifs.

C’est incontestablement le set d’Our Last Night qu’il fallait retenir de cette soirée, même si elle avait très bien commencé en compagnie de Crooks et Palisades. Les Américains menés par le jeune Trevor Wentworth ont su parfaitement mêler le calme de leurs nouvelles chansons à leurs anciennes compositions, parfois un peu plus « brutales ». L’ensemble reste très dynamique, entraînant et aussi agréable pour les oreilles que pour les yeux, car les musiciens donnent le meilleur d’eux-mêmes sur scène, restant toujours très proches de leurs fans. Et ça, ça fait plaisir à voir.

Texte : Laurie B.
Photos : Mathilde M.

Merci à Alternative Live.

Setlist : 

Prisoners
Fate
A World Divided
Living Now
Liberate Me
Younger Dreams
Road to the Throne
White Tiger
Falling Away
Reason to Love
I’ve Never Felt This Way
Dark Storms
Same Old War
Dark Horse (Katy Perry cover)
Home
Radioactive (Imagine Dragons cover)
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Sunrise






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