mardi 1 décembre 2015

Live Report : No Devotion + Paerish @ Backstage, Paris - 27/09/15

C’est le 27 septembre que No Devotion, le groupe formé des anciens musiciens de Lostprophets (moins Luke, parti en début d’année) et du chanteur Geoff Rickly (chanteur de Thursday), a décidé de poser ses valises dans la capitale française, et plus précisément au Backstage, juste à côté du Moulin Rouge. Il faisait très beau ce jour, ainsi pouvait-on croiser Lee Gaze (guitariste soliste) et Philip Jenkins (ex-Kids In Glass Houses, batteur de tournée de No Devotion) dans les rues de Paris ou encore boire un verre avec Jamie (claviers) et plus tard Lee devant le match de rugby Irlande-Roumanie (alors que Lee, au passage, n’aime pas le rugby !). 

Premier constat de la journée, les membres du groupe sont très abordables et n’hésitent pas à passer du temps avec les quelques personnes qui osent les approcher. Dans la rue, la queue est bien mince, une quarantaine de personnes tout au plus, cela promet un show intimiste. Les personnes entrent ainsi rapidement dans la salle où on retrouve Jay Smith (frère de Sean Smith, ex-chanteur de The Blackout) au merch, quelques t-shirts sont vendus à 15€ l’unité.
La scène elle est déjà prête, une trentaine de minutes plus tard, les lumières s’éteignent sur le Backstage. Le groupe parisien Pærish débarque alors sur scène. Le quatuor composé de Mathias à la guitare et au chant, Martin à la basse, Frédéric à la guitare et Julien à la batterie envoie dans le lourd dès les premières notes, ce qui a l’air de surprendre les personnes qui ne connaissent pas Pærish vu la tête d’affiche du soir. La surprise se dissipe dès que Mathias se met à chanter et le groupe prend alors tout son sens sur l’affiche de la soirée. La prestation scénique est plus que correcte, le groupe essayant de communiquer un maximum avec les personnes présentes dans la salle et de faire leur promotion. Cela porte ses fruits puisque les photographes déambulent un par un sur le devant de la scène et mitraillent la formation, bien plus que pour un simple groupe de première partie, ce qui a d’ailleurs agréablement surpris Martin.
Ainsi, le groupe enchaîne sans se gêner des titres qui figureront sur leur album à venir en 2016 comme "Undone", "I’ve Got Punched In The Face What’s Your Excuse", "Party’s Over Biff"… La troupe avance dans son set et séduit de plus en plus le public qui l’acclame à chaque fin de morceaux notamment grâce aux riffs très efficaces, un charley marqué à souhait ainsi que des fills ultra carrés de Julien, la voix de Mathias prolongée dans l’écho de la salle. Encore une fois, une performance visuelle agréable à regarder, Martin se paiera même un petit tour en fosse pendant l’un de leurs derniers morceaux de la soirée. Les sonorités de Pærish concordent avec celles de No Devotion même si elles sont toutefois un peu plus agressives, ce qui n’enlève rien au charme opéré par le groupe ce soir pendant environ une demie-heure et une setlist de 8 morceaux. Un groupe qu’on a envie de suivre et de revoir très vite ! 



Quelques minutes s’écoulent entre le set de Pærish et celui de No Devotion, ce qui laisse le temps d’apercevoir les musiciens de la tête d’affiche faire leurs ultimes réglages et de discuter un peu avec eux, notamment avec Stuart (bassiste) avec qui Alternativ News s’était déjà entretenu au mois d’avril dernier. Enfin, les lumières s’éteignent…
No Devotion débarque alors à 5 sur scène. En effet, Mike Lewis (guitare rythmique) avait annoncé sur son compte Instagram qu’il ne pourrait participer à la tournée UK/Europe et qu’il serait remplacé sur quelques dates par Dan de Samoans, ce qui n’était visiblement pas le cas ce soir. Les parties de Mike seront donc jouées en backtrack. La quintette débute avec "Night Drive" et la foule, un peu plus nombreuse que lors de la première partie, s’emballe tout de suite. Il faut dire que les garçons ont de l’expérience, les musiciens sont beaucoup moins statiques qu’il y a quelques années et beaucoup plus proches du public, les effets lumineux sont justement dosés avec en prime un projecteur qui affiche diverses ambiances visuelles derrière Philip et un Geoff Rickly qui présente une voix irréprochable, là encore prolongée par de l’écho, lui qui avait été empoisonné et qui s’était fait braquer la veille à Hambourg en Allemagne. Les seuls reproches que l’on peut faire sont que les aigus de Lee étaient bien trop poussés si bien que chaque note martelait les oreilles des imprudents sans bouchons d’oreille et que, la scène étant relativement petite, Jamie Oliver était coincé derrière son clavier et ne pouvait alors bouger partout comme on en avait l’habitude.



Le groupe poursuit ainsi sa soirée avec des singles comme "Eyeshadow" et "Addition" envoyés rapidement après le début du set auxquels le public est très réactif. Certaines personnes connaissent même déjà les paroles par cœur alors que Permanence, le premier album de la bande, n’est sorti dans le monde que deux jours avant le concert parisien. Alors que la soirée gagne en intensité au fur et à mesure que No Devotion joue ses titres, on remarque que le set est parfaitement maîtrisé, malgré l’absence de Mike, et que Phil, qui officie juste pour la tournée, s’est très bien intégré au collectif et a su s’approprier les morceaux composés par Luke Johnson et Matt Tong de Bloc Party (qui a fini d’enregistrer les parties batterie de Permanence suite au départ de Luke). Geoff, qui était très attendu par les fans, a su répondre parfaitement présent de par sa justesse de voix qui apporte une dimension supérieure aux morceaux. Il remerciera d’ailleurs de nombreuses fois le public parisien d’être présent ce soir qui le lui rend très bien. En plus de nous interpréter des morceaux de leur album, No Devotion nous interprète même "Only Thing", la face-B de "10.000 Summers", et ce morceau aura l’effet d’une bombe dans la fosse, on atteint le climax de la soirée. L’intensité descend alors que Geoffrey quitte la scène et que les musiciens entament "Death Rattle". Le chanteur de Thursday revient sur scène pour interpréter "Stay", le morceau qui a dévoilé No Devotion au Monde, que la salle reprend en chœur. 



On approche de la fin du concert alors que le supergroupe entamme "Permanent Sunlight" qui, une fois n’est pas coutume (mais le deviendrait sans trop de soucis), fait chavirer la foule. Enfin, "Grand Central" se fait entendre, c’est la dernière occasion pour les fans de chanter ce qu’ils peuvent et le groupe fait durer le morceau, notamment Geoff qui joue avec une boîte à rythme et Phil qui répète en boucle le riff final sur ces cymbales. Le son s’arrête, les membres quittent un à un la scène (excepté Jamie qui commence à remballer son clavier), les lumières s’allument.
No Devotion laisse un public parisien conquis qui n’hésitera pas à attendre de longues minutes les membres afin de discuter avec eux avant que ceux-ci ne filent chez Oui FM ! Quoi qu’il en soit Geoff a annoncé qu’ils reviendraient une fois que le groupe aura « plus de choses à proposer », on est donc impatients !

Texte et vidéos : Axel G.

Merci à Alternative Live.

Setlist Pærish :

Winona Ryder
Shaqfu
Undone
Adriatic
I’ve Got Punched In The Face What’s your Excuse ?
Party’s Over Biff
Semi Finalists
Then People Forget

Setlist No Devotion :

Night Drive
Eyeshadow
Addition
I Wanna Be Your God
10,000 Summers
Only Thing
Death Rattle
Stay
Permanent Sunlight
Grand Central



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