mardi 22 décembre 2015

Interview : Our Theory

Dimanche dernier, Alternativ News est allé à la rencontre du groupe de metalcore alternatif parisien Our Theory, juste avant une session de répétition pour discuter de son nouvel EP, de son line-up et son avenir. Entretien avec les 5 garçons à lire dans le post complet.


Alternativ News : Salut ! Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter rapidement ? 

Mehdi : Ça fait 4 heures qu’on est avec Axel (ndlr : le rédacteur AN) et qu’on parle de Star Wars, ce qui est tout à fait chiant car il n’a pas vu le film bien sûr, il va le voir que lundi du coup y a eu du spoil… Et bah on s’appelle Our Theory on est un groupe de Paris. Le groupe est composé de Damien Bauthamy à la guitare, de Yoann Andrieux à la basse, Guillaume Cellarius à la batterie, Alex « V.R. » Vincent-Rey motherfuckers au scream et Mehdi Major aux guitares et au chant clair. 

Le line-up que tu viens de nous présenter n’est pas l’original. Il y avait avant Bastien Berhault au chant et Bastien Constant à la batterie. Comment vous êtes-vous intégrés les deux nouveaux ? 

Guillaume : Ce n’était pas difficile pour moi en fait. En gros, ma période test c’était une tournée en Angleterre donc pendant dix jours on a vécu ensemble 24/24 et ça s’est plutôt bien passé. 

Alex : Du coup pour ma part, alors j’étais dans la période du bac etc. je me suis laissé une petite année de répit sans projets musicaux, j’en ai eu pas mal des trucs pas sérieux quand j’étais plus jeunes. Et donc période de répit pour mon année de terminale donc j’avais pas de groupe, je devais combler par autre chose, j’ai commencé à poster des petites covers sur YouTube, dont une cover de "With Me" qui a attiré l’attention des autres qui sont venus vers moi pour essayer, faire quelques tests. Ça s’est bien passé donc je suis resté 

Mehdi : D’ailleurs c’est grâce à Bestien qu’on t’a découvert. 

Alex : Exactement, c’est Bastien qui est venu me contacter sur Facebook et qui m’a proposé le job. 

Justement, en parlant de Bastien, le changement de chanteur a été plus progressif que pour le batteur. Il y a d’abord eu Bastien, puis vous deux et enfin seulement toi Alex. Comment vous expliquez cette transition ? 

Alex : Tout simplement y a eu des problèmes persos à droite à gauche de son côté, il n’y a aucune tension ni rien entre nous, c’est les aléas.

Yoann : C’était pas prévu.

Guillaume : A la base, on voulait avoir les deux, un chanteur clair, un screamer.

Damien : Bastien s’est démotivé, on s’est mis tous d’accord, on a fait une réunion et voilà.

Guillaume : Un passage de relais finalement.

Yoann : Du coup ça coïncidait justement vachement bien avec le virage musical que prenait le groupe, un peu plus affirmé, un peu plus couillu…

Bien, tu parles de virage, tu me grilles mes questions… (rires)

Guillaume : C’est parce qu’il les a lues, c’est pour ça (rires)

Donc avec ce nouvel EP, Renaissance, vous avez pris un sacré virage par rapport à votre premier album, Collapse, paru en 2013. Est-ce que vous pouvez parler un peu de ces nouvelles sonorités et quelle a été la réception de cet EP ?

Alex : Alors musicalement, donc on est pas mal influencés par le côté urbain, principalement Mehdi du coup qui a tout composé dans son intégralité, qui a produit l’EP. Donc on est influencé par tous ces trucs un petit peu underground… Issues etc. Ce qui nous parle au niveau du groove, on a envie de se démarquer un petit peu de ce qui est fait ailleurs par cette petite touche musicale agrémentée de passages un petit peu plus vénères.

Damien : C’est nos goûts aussi qui ont évolués.

Alex : Exactement, c’est ça.

Damien : On suit pas une mouvance forcément. C’est nos goûts qui ont évolués vers un truc plus méchant. Puis même sur scène on se faisait chier, clairement donc autant tout allier, le son le rendre plus couillu, du coup sur scène on est plus couillu. C’est plus nous, ça nous ressemble déjà beaucoup plus qu’avant.

Mehdi : Et ça ressemble plus à ce qu’on écoute aussi.

Damien : Avant on kiffait aussi tu vois, mais là c’est pas la même chose, il se passe vraiment quelque chose sur scène.

Justement, ce changement de son, c’est plus pour vous créer votre propre identité ?

Alex : C’est sûr.

Damien : Au début en tant que groupe on se cherche. On a sorti le premier CD et puis là voilà on sait maintenant où on va et on est content. 

Par rapport à ton arrivée Alex, y a tout ce changement de son lié au groupe, tu apportes de nouvelles couleurs aussi, pourtant l’EP avait déjà été enregistré avec Bastien…

Alex : Les parties vocales ouais.

Du coup on entend plus Bastien sur l’EP.

Alex : Exactement.

Vous avez dû tout ré-enregistrer avec toi Alex, et est-ce que cet enregistrement vous a poussé vous les musiciens à retoucher l’instrumentation ? 

Guillaume : Non, je pense pas que Mehdi ait touché à ça. Il a juste remplacé les voix. Les voix d’Alex sont restées tel quel en fait, il n’y a eu aucun changement. C’est les voix de Bastien, le chant clair donc, qui ont été refaites par Mehdi pour que ce scène ce soit comme sur le CD.

Alex : Que ce soit cohérent.

Guillaume : En fait finalement, les voix d’Alex il n’y a pas eu de souci à ce niveau-là.

Renaissance, mis à part les voix, avait déjà les mêmes sonorités.

Guillaume : Ah oui.

Medhi : L’EP était exactement pareil en dehors du fait que y avait les voix de Bastien avant et que maintenant c’est plus les siennes.

Mehdi c’est toi qui a produit l’EP, c’est toi qui gère aussi la partie visuelle je crois, artwork tout ça.

Alex : Alors ça c’est plus moi qui m’en occupe. Au niveau de créer des artworks, les flyers qui nous concernent directement.

Damien : En fait l’artwork c’est un mec qui s’appelle…

Medhi : Olivier Bettendorff, c’est un pote à nous.

Damien : C’est lui qui a créé l’artwork, on l’a juste guidé sur ce qu’on voulait, à l’origine on gribouillait ça. Et logo c’est un graphiste, c’était une commande, en fait on voulait changer. On voulait vraiment tout changer, on ne voulait pas garder les anciens. Donc on est vraiment venu avec une nouvelle identité visuelle. C’est des graphistes qu’on a drivé sur ce qu’on voulait et c’est plutôt pas mal ce qu’on a.

Mehdi : En gros, quand on parle de moi à travers le groupe en disant que je suis producteur, c’est vraiment qu’au niveau de la musique. Je m’occupe que de la partie de la production musicale.

Du fait qu’Alex tu fasses l’artwork, toi Mehdi les productions, le fait que vous fassiez tout vous-mêmes, ça vous permet aussi de garder, de renforcer cette identité Our Theory ?

Alex : Complètement, on peut du coup tout contrôler en interne, ce qui est beaucoup plus simple que passer par des mecs pour faire un header Facebook ou autre. C’est beaucoup plus simple, plus rapide et c’est intéressant d’avoir qui que ce soit qui ait un petit truc en plus de sa qualité de musicien qui apporte, qui participe au moteur du groupe.

Guillaume : Ou comme on a pu déjà le dire, faire mixer aux Etats-Unis, où finalement tu peux pas trop avoir d’échanges, tu peux pas vraiment t’exprimer.

Alex : Exactement, on avait fait mixer aux Etats-Unis le premier album, enfin ils avaient fait. Du coup pas de mauvaise expérience mais voilà... des problèmes d’interactions.

Guillaume : Des problèmes d’échanges, le mec il est à l’opposé, tu peux pas vraiment le driver comme tu veux.

Alex : On peut pas lui dire « Fais 20 000 modifications parce que y a tel truc ».

Mehdi : Y a ce truc là, je dis pas que ce que vous dites c’est pas vrai…

Alex : C’est possible, j’étais pas dans le groupe à cette époque.

Mehdi : Non non non non, vous avez raison de dire ce que vous avez dit, mais c’est juste que la faute n’était pas juste spécialement sur Kris Crummett qui a mixé l’album, c’est juste que quand tu produis un album tout seul, le premier truc que tu fais dans ta vie il est moins bien que le truc que tu fais après. La faute elle est pas sur Kris Crummett aux Etats-Unis mais effectivement, c’est toujours plus simple de travailler entre nous, chez nous, plutôt que de travailler avec des gens au travers de mails, de ce genre de trucs. T’as pas vraiment de contacts quoi.

Damien : Puis Mehdi a pris un niveau en production aussi.

Mehdi : Voilà évidemment, j’ai progressé.

Damien : Vaut mieux rester en interne, ça sert à rien de payer quelqu’un au final, beaucoup mieux que ce soit Mehdi.



Maintenant une question un peu plus sur la scène musicale française en général. Elle se développe énormément, y a beaucoup de groupes qui se forment, qui sortent des morceaux et des trucs comme ça. Mais y a aussi des gens qui disent que la scène française tourne en rond, que tous les groupes sonnent pareil. Qu’est-ce que vous pensez de cette affirmation ?

Damien : J’ai envie de dire à cette personne d’aller se renseigner, d’explorer un peu le paysage audiovisuel français.

Alex : Dans la globalité ouais.

Damien : Dans tous les styles, pas forcément plus du metal. Le metal français il peut peut-être un peu tourner en rond, mais après les groupes prennent quand même plein d’influences énormes. Le son de Mass Hysteria, c’est pas le même qu'il y a dix ans, tu vois ça n’a rien à voir. Non, il tourne pas forcément en rond et puis il y a plein de genres à aller voir. Comment dire, il y a plein de groupes qui sont cools et qui sont arrivés dans pleins de genres différents. Ça ne tourne pas en rond, y a plein de styles, on suit un peu, mais on peut être original en France. On a toujours été original en France dans la musique, tu vois les meilleures ventes sont souvent des Français.

Yoann : Moi je suis pas d’accord non plus.

Damien : On n’est pas à la pointe, mais ouais y a de la diversité. Je vois pas comment on peut dire ça, que ça tourne en rond. Même sans avoir la grosse tête ou quoi que ce soit, un son comme nous on fait, même si c’est pas original des masses, c’est pas non plus le truc qui va révolutionner la musique, t’en as pas encore eu en Europe ou en France. C’est vraiment autre chose.

Alex : On essaye de faire quelque chose d’unique…

Damien : Qui n’a pas encore été fait. Donc non, c’est faux ce que dit cette personne.

Nickel, vous m’avez fait (encore) ma prochaine question (rires). Maintenant, on va plus parler de vos tournées, des concerts que vous avez pu faire. On vous voit souvent en support de groupes sympathiques. Je suppose que ton apport Damien joue dedans (ndlr : Damien est promoter chez Alternative Live - cf. interview faite suite à l’annulation du Damage Festival).

Alex : Ça joue mais au final c’est pas la globalité du truc.

Damien : Au final, sur le nombre de dates où on a ouvert pour de gros supports, y a peut-être allez... un quart où c’est grâce à moi. Enfin c’est pas grâce à moi, ou c’est ma boîte, c’est un concert de ma boîte en gros. Mais le reste des concerts c’est d’autres personnes, d’autres producteurs à qui j’ai tout simplement balancé le lien, je les connaissais, c’est le seul truc... l’avantage que j’ai c’est que je les connais, mais en fait derrière ils pouvaient dire oui ou non. C’est le groupe qui correspondait à la tête d’affiche.

Guillaume : Ce qui correspondait le mieux avec la soirée j’imagine.

Damien : Voilà, je suis pas non plus super avantagé. Le groupe n’est pas non plus super avantagé, sur certaines dates oui mais sur d’autres non. Tu vois on a ouvert pour un groupe japonais dernièrement, ça n’avait rien à voir, c’était pas ma boîte qui produisait.

Alex : Et ça restait un concert très sympa, tenu dans de bonnes conditions.

Mehdi : Et puis à un moment donné, si tu regardes le nombre de groupes qui évoluent sur la scène française, déjà la première question qu’il faut se poser c’est « Est-ce que le public a l’impression qu’on bypass tous les autres groupes ? ». Je crois pas, à l’époque où on a commencé y avait plein d’autres groupes qui jouaient et qui avaient le même niveau que nous et le même rayonnement que nous sur Paris, des groupes qui existent plus trop aujourd’hui... mais genre des groupes comme Early Seasons, des groupe comme Merge, Merge ça existe encore évidemment, Alaska… On n’a pas plus joué qu’eux, ils ont pas moins joué que nous. Damien certes il a une société de production de concerts mais il n’a pas fait jouer qu'Our Theory, il a fait jouer tous les autres groupes aussi qui avaient un moment donné une certaine importance à ce moment-là pour la scène. Ça tourne quoi.

Damien : Ça tourne, c’est chacun son tour.

Mehdi : C’est juste qu’on colle plus à certains groupes comme… Je sais pas moi…

Damien : Bah Memphis May Fire on va plus coller, et encore, Early Seasons peut coller aussi, mais au final y en aura pas 10 000 qui pourront postuler sur ce style-là.

Vous essayez de matcher le plus avec la tête d’affiche.

Guillaume : A chaque fois ouais, bien sûr.

Damien : Après ça empêche pas que demain on peut ouvrir pour Deftones, je kifferais tu vois (rires). C’est un exemple, on kifferait, ça fait bizarre mais le public tu le gagnes, t’as du taf. Mais ça correspond tant mieux, c’est pour créer une belle affiche en fait. Tous les producteurs veulent créer la belle affiche.

J’ai vu sur votre Facebook que vous avez rejoint le roster du Blair Tour récemment. Qu’est-ce que c’est le Blair tour, qu’est-ce que ça peut vous apporter, qu’est-ce que ça va vous apporter ?

Damien, Mehdi & Guillaume : Des dates !!!

Alex : Ouais voilà c’est ça, en gros c’est une certaine forme d’exclusivité on va dire d’avoir rejoint leur agence. C’est uniquement sur le territoire Espagne/Portugal et donc ils nous prennent en charge à ce niveau-là.

Y a quelques années, vous avez tourné en Europe avec Devil Sold His Soul, Guillaume tout à l’heure tu me parlais de ton intégration dans une tournée au Royaume-Uni. Là vous aller tourner en France avec les Chunk ! No, Captain Chunk ! Vous allez faire une tournée en tête d’affiche au Royaume-Uni. Comment appréhendez-vous ces dates ?

Damien : On a hâte !

Guillaume : On a vraiment hâte d’être sur la route.

Alex : Clairement, pour défendre ce nouvel EP, un petit peu sortir de Paris etc.

Guillaume : Je parle à titre personnel mais j’ai vraiment très faim de dates là.

Alex : Complètement.

Yoann : Ça fait longtemps qu’on n’est pas partis en tournée ouais.


Et est-ce que vos précédentes expériences de tournées peuvent jouer sur la manière de gérer tout ça ?

Guillaume : C’est clair que ta première tournée tu l’appréhendes, tu la vis pas comme après tes futures tournées en fait.

Mehdi : Bah oui on doit être à notre cinquième tournée à peu près, quand on parle de tournées, généralement c’est pas des grosses grosses tournées mais des tournées de deux semaines, de dix jours et tout. Je crois qu’on est à peu près à la cinquième, on a fait une fois le Royaume-Uni, deux fois… Non une fois la France ? Deux fois ?

Damien : On a fait une fois avec Devil…

Guillaume : Petite tournée aussi avec les Our Last Night.

Mehdi : On a fait une tournée en Europe, on doit être à la quatrième ou cinquième tournée je sais plus exactement. Sans doute la cinquième je sais plus, mais du coup forcément au bout de cinq tournées…

Yoann : On commence à être rodés quoi.

Mehdi : On en sait beaucoup plus, comment ça se passe, comment c’est organisé, comment dealer, enfin comment se comporter avec les gens dans les différentes salles et tout. C’est un métier que t’apprends petit à petit quoi. C’est comme toi, ta première interview, t’étais beaucoup moins à l’aise que celle de maintenant. 

Carrément, en plus c’était un gros, c’était Gustav de Young Guns.

Guillaume : Ouais en plus.

Pour parler un peu de setlist, est-ce que vous allez jouer des morceaux du premier album ?

Mehdi : Si un morceau.

Alex : Normalement, un seul, "The Liars". On a décidé de le garder parce que justement la couleur du son qui a un petit peu défini la phase de transition entre le premier album et le deuxième. C’est le seul morceau qu’on a gardé.

On commence maintenant à vous voir un peu partout, Votre EP est sorti au Japon sous Zestone Records et aux Etats-Unis via We Are Triumphant. Qu’est-ce que ça vous fait déjà que ça sorte comme ça à l’international ?

Alex : Ça fait bizarre, ça fait très très bizarre de voir des affiches de promo au Japon, c’est un « next step », on ne peut être que content c’est sûr. Personne, aucun groupe se plaindrait jamais d’avoir ce genre de trucs donc voilà, très très contents.

C’est ces labels-là qui vous ont contacté, vous les avez choisis ?

Damien : C’est quelqu’un en Angleterre qui nous a contactés. Là je te parle pour le label japonais, du coup ouais elle m’a filé le contact et je suis allé voir.
 
Mehdi : Le mec était chaud.

Damien : J’étais grave chaud donc on a signé. Et pour We Are Triumphant, ça a été nous qui avons démarché par des mails et voilà.

Our Theory, de ce qu’on a pu dire jusqu’ici, c’est un groupe qui contrôle la majorité des trucs qu’il fait.

Alex : On essaye en tout cas.

Yoann : La totalité même. On contrôle tout.

Est-ce que le fait de rejoindre des labels, des rosters, ça va vous permettre de lever un peu le pied, de se dire y a des mecs derrière qui vont pouvoir gérer ça ?

Alex : Pas du tout, pas du tout.

Damien : Non, c’est le moment où il faut travailler encore plus

Mehdi : Personne ne s’occupe vraiment de rien en fait, t’as des gens qui vont distribuer ta musique à droite à gauche, qui vont s’occuper de cette partie là. Mais personne va faire ton travail à ta place en fait. Mais jamais.

Damien : Après nous, en interne, on n’a jamais fait un travail de label donc ils font leur truc et c’est tout. Nous après ce qu’on fait nous de notre côté on l’a déjà fait avant.

Alex : C’est juste du plus.

Damien : Ouais voilà, c’est juste du plus. On continuera à taffer notre com’ en faisant des vidéos ce genre de choses tu vois. On continuera à s’occuper de la page Facebook nous-mêmes (rires).

Et vous avez pas peur que le fait de rejoindre un label vous impose des contraintes ?

Damien : Pour l’instant on en a pas. Non non les contrats étaient vraiment très classiques.

Guillaume : Ouais c’était ouvert.

Damien : On n’est pas « Ouais vous êtes engagés sur 10 ans, vous nous filez tout l’argent… ». Non non on a aucun problème.

Yoann : Ouais on fait ce qu’on veut.

On vous a vus un peu partout, dans la presse française, anglaise, à la radio aussi. Est-ce que c’est ça la meilleure reconnaissance de votre travail ?

Guillaume : Ça fait partie.

Damien : C’est le live pour moi.

Alex : Ca en fait partie mais ouais, très clairement c’est les concerts en grosse majorité.

Damien : C’est quand les gens viennent te voir à la fin du concert et te disent « Tiens mec c’était cool ». Même qu’il y en a qui viennent juste pour donner leur avis tu vois, mais c’est ça en fait. Le gars il est là, il est venu nous voir, il vient à la fin nous dire ce qu’il en a pensé. C’est cool.

Guillaume : C’est la meilleure reconnaissance, le public après…

Damien : C’est qu’il soit venu, je trouve ça trop cool.

Mehdi : Parce qu’en réalité y a rien de glamour à aller faire une émission de radio. En vrai c’est juste t’y vas, c’est très rapide, tu parles de ton truc et tout. T’as pas d’interaction avec des gens, généralement, sur des émissions où tu fais des courtes apparitions, t’as pas des auditeurs qui appellent « Hey salut les gars ! ». Ça ne nous arrive pas trop.

Damien : On n’est pas chez Cauet (rires).

Mehdi : En vrai, l’unique forme de gratification c’est les gens en fait. C’est tout, c’est que ça, uniquement ça. Mais les gens en vrai en plus, parce que ça fait toujours plaisir de lire un commentaire positif et ça fait toujours un peu chier de lire un commentaire négatif mais en vrai, quand tu vois la personne en face c’est toujours mieux.

Guillaume : Y a une argumentation, c’est-à-dire que la personne n’est pas cachée ou même que ce soit pour du bon ou du mauvais finalement. Quand t’es en face, tu peux échanger directement avec la personne. Savoir pourquoi elle a aimé, pourquoi elle a pas aimé et voilà quoi.

La seule question un peu piège elle est pour toi Damien. En fait on t’a déjà interrogé chez AN il y a un petit moment concernant l’annulation du Damage Festival vu que tu en es le promoteur. Est-ce que tu n’as pas peur qu’avec les événements qu’il y a eu à Paris le mois dernier, les groupes snobent la France ?

Damien : Non, il y en a aucun finalement. Il suffit de les rassurer mais y en a aucun. On maintient toutes les dates qu’on avait avec la boîte à l’exception d’une mais ça n’avait rien à voir, enfin à moitié. Mais non. Ils ont peur clairement, mais ça va se tasser. J’ai un groupe qui avait une tournée en février et qui a décidé de ne pas venir parce que c’était pile à ce moment-là. On devait confirmer, donc ils ont dit « bah non en fait on confirme pas ». Mais sinon non, je n’ai aucune peur et surtout le Damage c’est dans longtemps donc d’ici là vraiment, ce sera certainement pas oublié ça c’est sûr mais y aura pas le même état d’esprit de crainte que ça se reproduise. Surtout que le Damage, enfin là ce sera pas, c’est en périphérie. Ce sera autre chose.

Je me rappelle Yoann d’une anecdote assez marrante où un policier t’avais reconnu dans la rue suite à un concert où il t’avait vu à la scène Bastille. Vous avez d’autres anecdotes comme ça ?

Yoann : Bah récemment Guillaume !

Guillaume : En sortant de Star Wars, c’est une petite minette qui est arrivée pour me demander un autographe parce qu’en fait elle m’a reconnu... mais du coup l’autographe au marqueur sur des feuilles de révisions tu sais c’était un peu marrant, mais voilà à part ça, je t’avoue que…

Yoann : Après des anecdotes y en a beaucoup mais bon. On va dire ce qui se passe en tournée reste en tourné quoi (rires).

Damien : Genre un mec qui saute d’un van quoi (rires).

Guillaume : C’est ça !

Pour finir, on l’a bien compris, Our Theory bouge, peu importe ce qu’il se passe autour. Où est-ce qu’on peut vous souhaiter d’aller pour l’année 2016 ?

Damien : Dans le monde entier !

Guillaume : Partout.

Yoann : Je sais pas, au Japon !

Guillaume : Au Japon ?

Damien : Au Japon ouais ce serait mortel !

Et bah merci les gars !

Our Theory : Merci à toi.

Interview : Axel G.

Retrouvez notre chronique de leur nouvel EP ici !







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