vendredi 11 décembre 2015

Chronique Express : The Iron Son - Enemy

Le fait d’avoir arrêté Bleeding Through (le groupe sera de retour en 2016) ne semblait pas inquiéter Brandan Schieppati, qui cumulait alors un projet avec le vocaliste d'Atreyu, Alex Varkatzas, intitulé I Am War, mais c’était surtout avec Sorrows (plus tard rebaptisé Suffer Well) que l’on pouvait entrevoir un bel avenir pour le bougre, et pourtant le sort en aura voulu autrement. Leur label ne s’étant pas bien occupé d’eux, l’album ne vit le jour que dans d’obscures conditions, le groupe ayant alors lui-même leaké l’opus, tandis que Century Media, alors furieux, n’en publia qu’une version digitale. Lassé, le vocaliste bodybuilder prit alors un break du business musical pour se consacrer à sa salle de sport. Et c’est avec surprise que débarque The Iron Son, son nouveau projet, dont Enemy est la première livraison. Le metalcore sur-vitaminé bourré de samples ici délivré suit les traces de celles crées par Suffer Well, et le fait que Mick Kenney accompagne Brandan dans cette nouvelle aventure n’est pas un hasard. Les deux compères seront cette fois-ci suppléés par Shannon Lucas (ex-The Black Dahlia Murder) derrière les fûts. Le vice est même poussé jusqu’à la réutilisation (dans une version quelque peu remaniée) d’un titre paru sur Sorrows, avec "The Funeral". On notera tout de même quelques différences entre les deux formations. The Iron Son est encore plus brut de décoffrage, si bien que l’on pense parfois à Bleeding Through (le riff de "Unleash Hell", sur lequel figure une apparition de Chris Cerulli, chanteur de Motionless In White, ressemble furieusement à celui de "Love Lost In A Hail Of Gunfire", ainsi que le featuring de la belle Marta Peterson sur la finale "Moral Messiah"), les refrains mélodiques étant mis en retrait (hormis sur les hits "The Funeral" et "Colder"), et on note une approche globale moins industrielle/apocalyptique. Quoiqu’il en soit, la filiation est logique, et tous ceux déçus par le split prématuré de cette formation se doivent de jeter une oreille à Enemy, qui, avec à peine plus de 27 minutes pour 9 titres, va droit à l’essentiel. 

3,5/5 
Recommandé si vous aimez : Bleeding Through, Suffer Well/Sorrows, la voix hargneuse de Brandan Schieppati 

Axel R.




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