lundi 21 décembre 2015

Chronique : Atmospheres - Departures

Je sais que l’année touche bientôt à sa fin mais je n’ai pas pu m’empêcher d’écrire une dernière chronique sur un groupe découvert totalement par hasard et qui produit une musique qui me touche personnellement.

Originaires de Liège, les membres d'Atmospheres nous gratifient avec Departures d’un soundtrack parfaitement propice à l’envol et à l’évasion. Les plus perspicaces d'entre-vous aurons certainement remarqué que c'est une photo de l'imposante structure de la gare de Liège-Guillemins qui figure sur la pochette. Quoi de plus naturel quand on connaît ce magnifique édifice représentant merveilleusement bien à la fois la légèreté et la puissance.
  
Entre post-rock, ambiant et post-hardcore, les 10 titres de ce deuxième album sont très bien équilibrés pris de façon individuelle et racontent une véritable histoire une fois mis bout à bout. L’intro de "Sun", mêlant breaks de batterie et messages radios faussement nasillards émergeant à travers les nappes de guitares, annonce la couleur. Rajoutons à cela des riffs de basse tranchants et un chant voulu étouffé, mais planant, et vous voici à peu de choses près avec les ingrédients majeurs de cette galette.

"The Farest Star" continue sur la même lancée que "Sun" tout en se rapprochant d'une structure plus classique. Le refrain de vous restera à coup sûr en tête. Le titre suivant "Void", sort un peu du lot, en s’engouffrant dans la mouvance initiée par Lights & Motion et son cinematic rock. Dès les premières secondes, de fragiles notes de piano résonnent sur fond de nappes floues de synthés, le décor est déjà planté. Les instruments viendront soutenir ces mêmes notes pour ainsi ajouter de la puissance. Le résultat est splendide et pourrait accompagner n’importe quel chef d’ouvre du septième art. Les quatre minutes passent bien trop vite…  

Nous voici à peine à trois chansons que nous sommes déjà emplis de nostalgie. Avançons maintenant un petit peu dans la tracklist si vous le voulez bien. Nous vous laissons découvrir une partie du voyage par vous-même. Direction, le morceau-titre, "The Departure", qui vaut vraiment le détour avec sa montée ultra progressive qui laisse arriver une ligne de chant qui calme le jeu afin de mieux marquer la rupture qui débouchera sur un riff plein de puissance. On frôle par moments avec le Explosions In The Sky. 

"Direction" est certainement le titre le plus catchy de la galette avec son refrain complètement addictif dont il vous sera bien difficile de résister à le reprendre en cœur. Il est d'ailleurs plaisant de voir que le groupe n'hésite pas à s'affranchir des clichés de tel ou tel style musical. Ce n'est parce qu'on fait du post-rock qu'on doit se priver de faire un morceau plus poppy. Un beau moment. 

Alors certes tout n’est pas parfait, rien de nouveau sous le soleil en terme de sonorités, ainsi que des répétitions tout au long de l'album qui pénalisent l'ensemble, mais que ce soit en terme de production ou de songwriting, les Belges ont placés la barre un cran au dessus par rapport à leur précèdent effort. Conseil d’ami, jetez-y une oreille, c’est un album relativement facile d’accès qui pourrait vous faire le plus grand bien et vous aider à refermer cette année 2015 comme il se doit. 

3,5/5 

Martin G.


01. Sun
02. The farthest star
03. Void
04. Into orbit
05. Laniakea
06. Satellite
07. The departure
08. Direction
09. The arrival
10. Vapor trail

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