dimanche 4 octobre 2015

Chronique : The Wonder Years - No Closer To Heaven

The Wonder Years sont des types incroyables. Depuis The Upsides, chaque disque a réussi à surpasser le précédent, sans renier leurs racines pop punk, mais en allant bien plus loin que leurs compères de jeu, que ce soit musicalement et peut être encore plus au niveau des paroles de Soupy, à la fois personnelles, touchantes, toujours à la limite de rupture. 

Et pourtant… 


Et pourtant, ce 5ème album se sera fait attendre, et encore plus une fois les oreilles posées dessus. C’est un peu pour cette raison que cette chronique a mis du temps à sortir. Car quand on a aimé un groupe de cette manière, il faut toujours s’y prendre à plusieurs fois avant de donner un avis définitif sur leurs nouvelles compositions. Oui, No Closer To Heaven a été une semi-déception à sortie, à tel point qu’il a été bien soigneusement rangé pendant plusieurs semaines. 

Pourquoi ? 

Mois immédiat, moins catchy peut être, moins flamboyant, bref, ça passait mais pas au point de devenir un disque de chevet ou un album de l’année potentiel. C’est presque par hasard que la galette est revenue dans les oreilles, et c’est là que le déclic s’est fait. The Wonder Years ont presque définitivement tourné le dos au pop punk qui a fait sa renommée. Presque car il reste encore quelques soubresauts bien sentis comme la superbe "Cardinals", "I Don’t Like Who I Was Then" ou la terriblissime "The Bluest Things On Earth". Ces titres sont pop punk, mais à la manière Wonder Years : véloces, portées par 3 guitares, une section rythmique du feu de dieu, et bien entendu la voix de Soupy, plus éraillée que jamais.

La (mini) révolution s’opère sur les nombreux mid tempo aux structures calme/tempête que le groupe a été poussé dans ses derniers retranchements. Il ne faut d’ailleurs pas attendre longtemps pour découvrir "A Song For Patsy Cline" (une chanteuse country morte au début des années 60) qui montre cette facette de leur musique. Plus lourde, plus lente, plus basée sur les atmosphères. Et c’est là qu’entre en scène l’un de leurs plus beaux morceaux : "Cigarettes & Saints". Un texte magnifique, un crescendo instrumentale et vocale, des frissons qui parcourent l’échine, un moment qu’on voudrait qu’il dure toujours avec ces paroles qu’on reprendra bien volontiers en chœur : "You can’t have my friends/You can’t have my brothers/You can’t have me". 

C'est à ce moment précis que l’on prend conscience de notre erreur de ne pas avoir donné sa chance de suite à ce disque. Car oui, c’est encore une fois, un très bel album que voici (qui touche même au post rock par moment notamment sur "Stained Glass Ceilings", qui compte la présence de Jason Butler, chanteur de letlive), certes plus difficile d’accès, mais toujours aussi réussi. 

The Wonder Years n’est décidément pas un groupe comme les autres. Jamais ils ne vont vers la facilité, jamais ils ne lâchent le morceau, et au final, impossible de rester de marbre face à un telle décharge émotionnelle, même si ce coup-ci ils risquent de diviser une partie des fans. Et malgré le titre de l’album, à chaque fois que l’on écoute ce disque, on se rapproche un peu plus du paradis. 

4,5/5

Guillaume W. 

01. Brothers &
02. Cardinals
03. A Song for Patsy Cline
04. I Don’t Like Who I Was Then
05. Cigarettes & Saints
06. The Bluest Things on Earth
07. A Song for Ernest Hemingway
08. Thanks for the Ride
09. Stained Glass Ceilings (feat. Jason Aalon Butler)
10. I Wanted So Badly to be Brave
11. You in January
12. Palm Reader
13. No Closer to Heaven 






1 commentaire :

Anonyme a dit…

Leur meilleur disque pour moi. Ce disque est juste magnifique, un masterpiece.