jeudi 9 juillet 2015

Live Report : Upon A Burning Body + Confessions Of A Traitor + Widespread Disease + Break This Cycle @ Backstage By The Mill, Paris - 24/06/15

Quatre groupes sont à l’affiche de cette soirée métal du 24 juin 2015 au Backstage By The Mill de Paris.

Le premier à lancer les festivités est Break This Cycle, un groupe français ; mais à 19h30, la foule n’est pas encore très dense et l’ambiance ne peut donc pas vraiment décoller, malgré les efforts des musiciens. Leur deathcore interpelle, mais le public reste néanmoins très timide.

Lorsque le deuxième groupe – français lui aussi –, Widespread Disease, arrive sur scène, le nombre de fans présents a au moins triplé, c’est donc beaucoup plus facile pour eux de motiver le pit. Ils ont rameuté un certain nombre d’admirateurs, qui se chargent de reprendre les paroles et de répondre aux mimiques et sollicitations du groupe. Une mise en bouche qui paraît plutôt convaincante pour le plus grand nombre.

Ce sont ensuite aux Britanniques de Confessions Of A Traitor d’investir la scène… et pas que ! À peine le groupe est-il monté sur scène sous les acclamations du public que le chanteur, l’un des guitaristes et le bassiste plongent se frayer un chemin dans la foule, qui s’écarte sur leur passage, assez surprise. 

Alors que les musiciens remontent prendre place sur scène, le chanteur Stephen MacConville semble se plaire au milieu des fans, et passe une partie du set dans le pit, incitant les gens à se rapprocher. C’est un début en fanfare qui saura réveiller les troupes. Stephen alterne la scène et la fosse, très proche de son public. Même les moins connaisseurs sauront apprécier la performance ultra-énergique et très pro du groupe anglais. Ils reprendront même "One Step Closer", un titre culte du premier album de Linkin Park – et là, pas d’excuse, tout le monde connaît ! Le public reprend les paroles en chœur (certes, c’est plus screamé que sur la version originale) et n’hésite pas à se déchaîner : les circle pits s’enchaînent, la température monte. Le set de cet excellent groupe touche à sa fin, et les Anglais repartent sous des acclamations bien méritées.

Arrive ensuite le tour des Américains d’Upon A Burning Body, en tête d’affiche ce soir. Pour eux, pas de jeans troués ou de tee-shirts à l’effigie de groupe à l’horizon ; c’est plutôt pantalons à pinces et vestes de costard pour fêter les dix ans d’existence de leur groupe. Preuve qu’il ne faut pas se fier aux apparences, parce que ces mecs-là envoient du lourd dès la première chanson, "Red Razor Wrists", et la foule le leur rend bien. Les quatre premières chansons sont tirées de leur dernier album en date, The World Is My Enemy Now, sorti l’été dernier chez Sumerian Records. Si la moitié de la setlist est consacrée à ce dernier opus, le groupe ne laisse pas ses deux précédents albums à l’abandon, interprétant tout de même quatre morceaux de Red. White. Green, dont l’excellent "Sin City" qui remue la foule, suivi directement de "Texas Blood Money", un incontournable d’Upon A Burning Body.

Le public parisien a l’air très heureux de retrouver le quatuor sur scène, un an après leur dernier passage dans la capitale, en première partie des metalleux de Five Finger Death Punch. Le groupe et ses fans survoltés retournent le Backstage ; même les airs de tango se muent en moshpits.

La formation américaine fait le pari osé – mais réussi – de terminer son set sur la reprise de "Turn Down For What", le tube de Lil Jon et DJ Snake que l’on entend habituellement davantage en boîte que dans un concert de metal. Mais là, alors que la majeure partie du public semble tout juste revenir des terrains boueux du Hellfest, le titre est accueilli avec enthousiasme, les fans se mettent à danser et pogoter sur la chanson mi-rap, mi-deathcore. On termine donc sur cette note très positive et ultra-punchy, qui vaudra à Upon A Burning Body des acclamations tonitruantes.

Même si ce concert ne restera sans doute pas gravé dans les annales pour beaucoup, nous n’en avons pas moins passé une très bonne soirée en compagnie de quatre groupes talentueux et passionnés. Un bon moyen de ne pas perdre le rythme entre deux festivals !

Texte : Laurie B.
Photos : Cyprine Murdder

Merci à Alternative Live.



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