dimanche 15 mars 2015

Chronique Express : Sleeping With Sirens - Madness

Ce quatrième album de Sleeping With Sirens va diviser, cela ne fait aucun doute. Bien sûr, le groupe a toujours eu une tendance poppy dans sa musique, dans les mélodies et les refrains, il faut bien l’admettre, souvent très accrocheurs. Mais Madness met clairement les petits plats dans les grands. Exit Rise Records, bonjour Epitaph. Exit Cameron Mizell, bonjour John Feldmann. Et ça, il faut bien avouer que ça change tout. Sa production, que l’on aime ou pas, donne un côté pop et radiophonique à n‘importe quel groupe. Du coup, chaque titre sonne énorme, c’est propre comme un sous neuf et rien ne dépasse. Et la bande n’a jamais sonné aussi pop et tubesque. C’est bien simple, chaque morceau est un tube en puissance et tous les refrains se retiennent en un claquement de doigt. Bon attention, tube ne veut pas dire bon. Car tout n’est pas bon ici. Mais quand c’est bon, ça sonne comme le meilleur des deux premiers albums de The Used : les rentre-dedans "Kick Me" et "We Like It Loud", l’archi-tube-plus-tube-tu-meurs "Go Go Go" (même si le riff de gratte est un poil pompé sur blink-182), le refrain tout simplement énorme toutes guitares dehors de "Better Off Dead" ou encore "Fly" (qui fait penser à du Issues en plus accessible) sont les morceaux qui vous feront sans problème taper du pied et hocher la tête et devraient être des futurs incontournables de leurs prestations live. Le reste se situe plus dans la section mid-tempo. Et là, il y a à boire et à manger : il y a quelques titres bien vus, poppy-cheesy-mais-ça-passe-quand-même ("Gold"), des passages électro/atmosphériques bien sentis (la très Linkin Park "Left Alone" et "Heroine"), mais parfois ça coince. La doublette "November" et "Madness" est d’un mièvre sans nom, et "The Strays" et "Save Me A Spark" sont inutiles plus que mauvaises. Bref des chansons qu’on zappera sans y revenir souvent. On passera aussi sur les paroles, simplistes et sans grand intérêt. Pour le reste, Sleeping With Sirens ont très certainement sorti l’album qui les fera passer dans une autre dimension, c’est un fait. Qu’on soit fans ou non, les bougres ont un talent évident pour pondre des morceaux catchy et la voix de Kellin Quinn se fond à merveille dans tous les registres proposés dans Madness. Sans être l’album de l’année, on l’écoute et le réécoute (l'édition normale comporte 13 titres pour 38 minutes, soit 0 fioriture) avec un plaisir non dissimulé. Le guilty pleasure de 2015 ? A n’en point douter. 

3,5/5 
Recommandé si vous aimez : The Used, Linkin Park, le pop-rock bien burné

Guillaume W.



1 commentaire :

moi a dit…

"Exit Rise Records, bonjour Epitaph".
Je pense que tout est dit ;)
Mais cet album sonne vraiment bien je trouve, beau renouveau !