jeudi 20 novembre 2014

Chronique : Lagwagon - Hang

Neuf ans, c’est le temps qu’il aura fallu attendre pour avoir droit à un nouvel album studio de Lagwagon (depuis Resolve en 2005, même si on a eu droit à l’EP I think my old brother used to listen to Lagwagon entre temps). Les dignes barons californiens et représentants du punk-rock mélodique formés en 1990, premier groupe signé chez Fat Wreck Chords (le label de Fat Mike de NOFX auquel ils sont restés fidèles), sont toujours en poste, et ce nouvel album nommé Hang nous le démontre de fort belle manière.

Le groupe est passé par un petit hiatus de quelques années durant lesquelles le chanteur Joey Cape a sorti de bons disques acoustiques en solo, mais aussi avec le groupe Scorpios (avec John Snodgrass, Brian Waldstrom, et feu-Tony Sly), puis il a tourné avec Bad Astronaut et Joey Cape Bad Loud. Côté line-up, Jesse Buglione, bassiste originel, a été remplacé par Joe Raposo, bassiste des mythiques RKL.

Hang donc, ce nouvel album s’ouvre sur  "Burden Of Proof", une introduction typique de Joey Cape, guitare acoustique/chant pour partir en trombe sur un "Reign" qui nous ramène à l’époque de Blaze et qui va donner le ton de l’album : du punk-rock à l’état pur, du 2-temps, mid tempo, des mélodies travaillées, des refrains efficaces et on tombe surtout sur du très grand Lagwagon. Rien de nouveau sous le soleil de Santa Barbara, ou presque, car cet opus mixe à merveille tout ce que Lagwagon a pu nous servir depuis ses débuts mais propose tout de même une touche "2014".

"Cog In The Machine" pourrait représenter l’album tant elle mêle tout ces éléments que l’on connait déjà en nous proposant ce quelque chose de nouveau dans la composition et l’interprétation.
On retrouve aussi les influences punk-oldschool typée Bad Religion ("Poison In The Well" et "In The Wake"), ou rock foofightesque ("Western Settlements"), même heavy métal avec des envolées de guitares aiguës à la Iron Maiden ("Drag") ou très pop punk, plus légères ("Burning Out In Style") entremêlées au style propre de Lagwagon.

L’épique "Obsolete Absolute" est l’une des meilleures track de l’album : évolutive durant plus de 6 minutes, riffs catchys et refrains efficaces. On retrouve aussi "Drag", chanson à l’origine acoustique dans une version très rock'n'roll ambiance « let’s talk about feelings ». L’album se ferme sur la parfaite "In Your Wake" avec des deuxièmes voix pour une montée en puissance et une fin ultra punk-rock sans appel.

Coté paroles Joey Cape nous offre comme à son habitude un éventail de thématiques, critiques acerbes sur le monde qui nous entoure, ou sur le quotidien de l’Homme, toujours très bien écrites. "One More Song" en hommage à son ami Tony Sly (chanteur des No Use For A Name) disparu il y a deux ans, le titre reprenant le refrain de "Liver Let Die" de Tony Sly, et les paroles faisant référance à cette chanson inachevée durant leur dernière tournée ensemble. La version Deluxe de l’album comporte d’ailleurs deux chansons inédites, dont une reprise de "Exit" des No Use For Name très justement interprétée.

Ce Hang signe le retour en grâce de Lagwagon et n’ayons pas peur de dire : c’est un futur classique du groupe pour les amateurs du genre.

4/5

Antoine D.

1. Burden of Proof
2. Reign
3. Made of Broken Parts
4. The Cog in the Machine
5. Poison in the Well
6. Obsolete Absolute
7. Western Settlements
8. Burning Out in Style
9. One More Song
10. Drag
11. You Know Me
12. In Your Wake

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