LIGHTS en France? Quasi-exclusivité nous a-t-on dit ! Chez Alternativ News, on s’est dit pourquoi pas !? Surtout que la petite Canadienne n’est pas dégueulasse à regarder. Première surprise, le concert qui devait débuter à 19h30, ne commencera qu’une heure plus tard, surement le temps d’attendre que la salle se remplisse un peu plus. Deuxième surprise, c’est la belle qui rentre en scène à 20h30. Lights étant annoncé en tant que tête d’affiche, on a un peu de mal à saisir l'organisation la soirée…
La salle ne sera qu’a moitié pleine durant la totalité du set de LIGHTS. Seule sa maigre base de fans française arrivera à faire illusion sur le devant de la scène. Malgré tout, la lumineuse ne se démonte pas et assure son show à la manière d’un Johnny devant un stade de France plein à craquer. Chaleureuse, elle lancera plusieurs fois un « mes petits loups » avec une prononciation parfaite.
Elle est accompagnée d’un batteur et de deux multi instrumentistes et bidouilleurs électro en tout genre. Car si la musique de LIGHTS donne l’impression d’être complètement aseptisée et inintéressante en version studio, en live, c’est une musique construite à partir d’innombrables synthés, sampleurs et autres séquenceurs auxquels viennent se greffer des instruments plus traditionnels comme une batterie, une guitare ou encore une basse.
Un des musiciens piquera même la vedette à LIGHTS le temps d'une outro bien sentie avec sa théramine et ses grands gestes (antenne servant à produire des sons sans être touchée par le musicien). La belle Canadienne n’hésite pas une seule seconde à mettre elle aussi les mains dans le cambouis et possède tout un attirail de machines, attirail qu’elle manie plutôt bien. Notamment lorsqu’elle procède à des variations d’effets en temps réel par l’intermédiaire d’un Kaoss Pad qu’elle porte à bout de bras. Si l’on ajoute à cela une maitrise parfaite de la voix, LIGHTS nous offre une performance technique plus qu’honorable.
En revanche, sur le plan de l’intérêt de la musique produite, c’est là où sa pèche. Une espèce d’émo-pop aux accents dubstep sans véritables refrains accrocheurs, tout ce qu’il y a de plus banal en somme. Il y a de bons éléments mais un manque cruel de cohérence persiste qui fait qu’on ne retient pas grand chose de sa musique sur disque comme en live.
A noter également, le retour du filmeur fou à l’iPad de la Flèche d’Or (espèce rare, déjà aperçue lors du show de City And Colour en novembre 2011) qui ne décrochera pas une seule minute les yeux de son joujou, en empêchant par la même occasion de voir les trois rangs de personnes se trouvant derrière lui.
Setlist :
01. Banner
02. Fourth Dimension
03. Timing Is Everything
04. River
05. Flux And Flow
06. Everybody Breaks A Glass
07. Heart Of Glass (Blondie Cover)
08. Siberia
09. Suspension
10. Where The Fence Is Low
11. Toes
A noter également, le retour du filmeur fou à l’iPad de la Flèche d’Or (espèce rare, déjà aperçue lors du show de City And Colour en novembre 2011) qui ne décrochera pas une seule minute les yeux de son joujou, en empêchant par la même occasion de voir les trois rangs de personnes se trouvant derrière lui.
Setlist :
01. Banner
02. Fourth Dimension
03. Timing Is Everything
04. River
05. Flux And Flow
06. Everybody Breaks A Glass
07. Heart Of Glass (Blondie Cover)
08. Siberia
09. Suspension
10. Where The Fence Is Low
11. Toes
45 minutes plus tard le show s’achève et le public se dirige vers le stand de merchandising. La belle se prête au jeu en prenant la pose avec toutes les groupies présentes (oui, bon j’avoue, moi non plus je n’ai pas pu résister à l’idée de faire une photo avec la copine de Beau Bokan ). Chew lips, un trio de dance-pop originaire de Londres, prends le relais alors même que les lumières ne sont pas encore éteintes et que LIGHTS continue de signer des autographes. Pendant ce temps, un nouveau public tout frais a pris place devant la scène et les fans passent directement du stand de merch à la sortie. Peu emballés par le début de la prestation, la soirée s’arrêtera là pour nous aussi. Quand on vous a dit que l’organisation de la soirée était étrange, on a véritablement eu l’impression d’assister à deux concerts complètement différents, l’un à la suite de l’autre dans la même salle…
Merci à Laure /Alias Production
Texte : Martin G.
Photos : Apo M.
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