Title Fight ne chôment pas, c’est le moins qu'on puisse dire. Alors que Shed, leur 1er album, n’est sorti qu'en mai 2011, les 4 sont déjà de retour avec 11 nouvelles chansons sous le bras. Comme annoncé dans quelques interviews, Floral Green allait être un album emo. Et c’est le cas.
Encore plus que sur Shed, qui tranchait très largement avec leur pop-punk/hardcore mélo des débuts, Floral Green ne veut pas caresser l’auditeur dans le sens du poil. Cet album se
mérite, non pas parce qu’il est totalement expérimental ou dénué de toute accroche. Mais plutôt parce que c’est un album qui ne suit aucune règle : grunge, shoegaze, emo 90’s et punk sont mixés, mélangés et recrachés à travers la bile de Jamie et Ned. Ici, nous sommes bien loin de tous les standards habituels. Les 4 sont clairement nés dans la mauvaise décennie. Ils auraient été à l’aise avec Quicksand, Jawbreaker, Jawbox et Hum, toute cette clique de groupes devenus cultes.
mérite, non pas parce qu’il est totalement expérimental ou dénué de toute accroche. Mais plutôt parce que c’est un album qui ne suit aucune règle : grunge, shoegaze, emo 90’s et punk sont mixés, mélangés et recrachés à travers la bile de Jamie et Ned. Ici, nous sommes bien loin de tous les standards habituels. Les 4 sont clairement nés dans la mauvaise décennie. Ils auraient été à l’aise avec Quicksand, Jawbreaker, Jawbox et Hum, toute cette clique de groupes devenus cultes.
Néanmoins, cette nouvelle livraison est plus subtile dans le changement, les similarités avec Shed sont nombreuses : la plupart des morceaux sont courts, intenses, et braillards, du single punk/grunge "Secret Society" (crade et mené par un chant faux… juste comme il faut) en passant par l’énorme "Leaf", emopunk en diable et qui use de toutes les ficelles pour vous assommer au 1er round : basse ronflante, guitares simples et saturées au possible, batterie galopante et surtout ce sens de la mélodie, qui sans êtres immédiate, sait s’immiscer petit à petit dans la tête de l’auditeur. Blake Schwarzenbach doit être fier de sa descendance.
C’est plus dans les ambiances que l’évolution se fait sentir : shoegaze quand tu nous tiens. Des nappes de guitares atmosphériques sont intégrées au compos avec une classe sans pareil. La colère, c’est bien, la colère et la subtilité c’est encore mieux. Il n’y a qu’à se passer "Head In The Ceiling Fan" et "Lefty" pour s’en convaincre. Sur la 1ère, ils s’envolent sur une mélodie et un chant planants des plus maîtrisés, tout comme ils l’avaient fait sur "Safe In Your Skin". Et après 4 morceaux coups de boule, cette accalmie spatiale permet de reprendre son souffle. La 2nde, aussi portée par un tempo ralenti, entraîne l’auditeur dans une semi-torpeur à la fois confortable et troublante, avec des influences emo 90’s encore très prononcées.
2 claques, c’est bien, 3 c’est mieux. "Make You Cry" contient tout simplement LE refrain magique du disque, et on se dit que merde, le mid-tempo leur sied à merveille, la douleur et l’émotion emportant tout sur leur passage. C’est ça l'emo, avec un grand E, sans fards, ni artifices.
Floral Green est simplement le testament d’un groupe hors des modes et des carcans édictés par la scène, un Dear You nouvelle génération et un futur classique, ni plus ni moins. Title Fight n’est pas qu’un groupe. C’est une bande de mecs qui joue avec leurs tripes, qui composent et jouent ce qu’ils veulent, comme ils le veulent. Une musique à la fois sombre, aérienne, fragile et forte, agressive et mélodique. Inutile de dire que cet album sera dans tous les tops de fin d’année. L’équation est simple : 2 albums, 2 claques de 30 minutes chacune. Les p’ti gars, en jouant la carte du changement dans la continuité, prouvent encore une fois qu'ils sont loin au-dessus de la masse. Et leur potentiel ne cesse de se décupler avec les sorties ! Indispensable, bien entendu.
4,5/5
Guillaume W. (avec la collaboration de Benoît D.)
01. Numb, But I Still Feel It
02. Leaf
03. Like A Ritual
04. Secret Society
05. Head In The Ceiling Fan
06. Make You Cry
07. Sympathy
08. Frown
09. Calloused
10. Lefty
11. In-between
https://www.facebook.com/titlefight?fref=ts
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