Heroes For Hire. Australie. Pop-punk. 3ème album, No Apologies. Cette chronique pourrait s’arrêter là. Le pop-punk est un genre qui ne joue peu ou plus sur l’originalité, mais sur l’efficacité des mélodies et des refrains tueurs. Le gros problème, c’est qu’arrivée la rentrée, les journées raccourcissent, il fait plus froid, donc plus tellement un temps et une humeur propices à une musique qui raconte des problèmes de filles, de bros, de plage et de soleil. TOUT FAUX. Mais alors vraiment tout.
Un passage de No Apologies, et la pluie se transforme en bière, on a envie de sauter dans son salon, enfiler un short, des tongs et sauter dans les flaques. Sans déconner, si les cinq Aussies jouent un punk punk ultra poppy, la bande en a dans le bide. Ultra classique dans le fond et la forme. Mais la copie est une version léchée, radio-ready de tout ce que Drive Thru a fait de mieux, New Found Glory en tête.
Pas un hasard donc de retrouver Steve Klein, l’un des guitaristes du groupe de Coral Spring aux manettes de ces 12 chansons. Une production à la fois puissante et claire, où tout est mis en avant, de la voix nasillarde de Brad en passant par les guitares, pour finir sur une section rythmique qui claque. Et puis commencer un album par un tiercé de tubes, ça aide : "Rip Out My Guts", "Skeletons" et "No Apologies" sont toutes les 3 propulsées par des refrains en or massif, riches en guitares et en mélodies.
Sans être d’une personnalité folle (vu le nombre de groupes passés par là, le contraire serait étonnant) et malgré les influences marquées au fer rouge, les cinq arrivent à tirer leur épingle du jeu. En variant les plaisirs d’abord. Puis, en misant un max sur leur côté catchy (impossible de ne pas reprendre chaque refrain), et puis surtout, en tenant la distance. Des albums pop-punk sortis cette année, c’est l’un des seuls à réussir à ne pas s’épuiser après la 1ère moitié.
Dans un genre aussi saturé que le pop-punk, qui, il faut bien l’avouer, à très souvent tendance à se mordre la queue, difficile de faire la moindre différence entre un groupe et un autre. Car au final, qu’est-ce qui ressemble à une bande de pop-punkers qu’une autre bande de pop-punkers ? 4 accords restent 4 accords, alors pourquoi eux ? Parce qu'ils ont cette façon un peu nonchalante de tout faire sonner, de rendre la moindre note aussi accrocheuse qu’une bande de morpions dans un calbar. Que leur pop-punk n’a rien d’original, mais que ça chatouille bien les oreilles tout en ayant une bonne paire de couilles ("Set In Stone"). Et avec le retour mi-figue, mi-raisin d’All Time Low (quoi qu’en dise AbsolutePunk, Don’t Panic est loin, très loin du chef d’œuvre annoncé), et une bonne dose d’albums décevants et ne tenant pas la route sur la longueur, eux cassent la baraque.
Avec cette 3ème galette, Heroes For Hire viennent non seulement de sortir leur meilleur album, mais aussi un des albums les plus catchy de l’année. Une sorte de Stick And Stones 2.0. Y’a pire comme comparaison, non ?
Guillaume W.
01. Rip Out My Guts
02. Skeletons
03. No Apologies
04. Set In Stones
05. Off With Their Heads!
06. Face Without A Name (ft. Roger from Less Than Jake)
07. We’re Only Just Getting Started
08. Weigh Me Down
09. Cannonball
10.Waiting In The Dark
11. Nowhere At All
12. Lords Of Blacktown (ft. Jeff from I Call Fives)
https://www.facebook.com/heroesforhireAUS?fref=ts
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1 commentaire:
Je viens de découvrir grâce a ta chronique ! J'adore cet album, et je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis !
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