Grief démarre comme le premier EP No Such Thing : avec un titre coup de poing, session rythmique au galop et cordes vocales frottées au papier de verre. Mais de même que sur "Clementine", les accords plus lents et atmosphériques bien présents feront la joie des amateurs de post-hardcore. Les chanteurs offrent plus de variété que précédemment avec des chœurs et du spoken word, encore trop discrets. La voix claire chantée s’est améliorée mais reste le point noir : pas tout à fait juste ni tout à fait fausse, elle ne sait sur quel pied danser. Le trio se cherche encore, à l’image de ces mauvais growls sur "Late Bloomers, Early Caskets" dignes d’un myspacecore douteux. Sans rien inventer ni renouveler, My Iron Lung mûrissent doucement leur potentiel ("Here's To The Collaborative Efforts Made By All Things Under The Sun"), mais ils devront se dépasser au prochain opus s’ils aspirent à monter de ligue !
3/5
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Benoît D.
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