Arrivé 3 heures avant l'heure prévue, une petite file de fidèles attend déjà l'ouverture des portes sous un soleil de plomb. Je vais me rafraîchir dans un café autour des somptueuses arènes de Nîmes, ce qui me permet d'écouter les balances, notamment Tyson Ritter de All-American Rejects qui s'exerce sur "Kids In The Street". Un petit tour au merch me permet d'admirer les T-shirts, le stand "Keep A Breast" où j'achète un wristband "I <3 Boobies" pour 4€ et le stand MacBeth. Sur les comptoirs des masques de Tom version Boomer sont disponibles. Un Boomer en carton taille réelle est même présent pour ceux qui voudraient prendre la pose avec lui. On trouve aussi un couple avec une pancarte réversible portant les inscriptions "Blink Me/Travis I'm Pregnant", clin d'oeil au clip de "All The Small Things" de blink-182.
J'attends Martin (deuxième membre de AN présent ce soir) avec qui j'ai rendez-vous afin d'aller manger un bout pas loin des arènes, ce qui est également l'occasion de rencontrer d'autres fans venus de toute la moitié sud à Nîmes "rien que pour voir blink".
Passons sur l'entrée dans les arènes et ma tentative ratée pour tenter d'aller en fosse, je dis au revoir à Martin qui se dirige vers la fosse tandis que je monte les gradins (placement libre signifiant en fait, tu vas tout en haut, vraiment tout en haut).
The All-American Rejects
The All-American Rejects débutent franco avec "Dirty Little Secret". Tyson, comme chaque groupe étranger que j'ai vu passer ici, s'émerveille de la beauté du lieu, et sûrement fan de la série de la chaîne Starz lâche des "Hello Romans" et "Spartacus" à tout va. Le groupe ne joue que 8 titres, essayant de représenter chacun de ses albums, c'est surtout "Swing Swing" qui enflammera nos coeurs, j'aurai d'ailleurs apprécié plus de titres du premier album malgré les très bons "Kids In The Street" et "Move Along".
On aura aussi droit à "Gives You Hell" (pas leur meilleur) pour clôturer le set. On retiendra de leur performance qu'ils se bougent assez sur scène, à en croire qu'ils font un rock plus dur, et que Tyler a une putain de voix en live comme vous pourrez en juger dans la vidéo que nous vous avons concoctée. Vraiment un très bon chanteur. Il terminera en nous disant qu'en 10 ans de carrière, c'est le plus bel endroit dans lequel ils ont jamais joué. On regrettera juste le choix des organisateurs de les faire jouer en tout début de soirée.
Skip The Use
Les jeunes Français de Skip The Use arrivent ensuite pour nous faire patienter jusqu'aux 2 grosses têtes d'affiche. On ne connaissait pas vraiment le groupe avant cela, et nos avis dessus sont partagés. Martin a trouvé cela téléphoné, moi j'ai trouvé qu'ils avaient amplement rempli leur mission de chauffeurs de salle. D'ailleurs, je suis même surpris que leur son soit si lisse dans leurs vidéoclips, très anglais, contrastant avec le vrai groupe de rock fiévreux et énervé que j'ai vu joué en live. Le chanteur, véritable showman, courrait constamment d'un côté à l'autre de la scène, sautillait partout, communiquait en permanence avec le public "c'est la 1ère fois qu'on joue chez les Romains", "nous on en a rien à foutre (de la chanson romantique) alors on va la dédier au monsieur avec la barbe qui a presque plus de cheveux", allant jusqu'à faire courir le public de la fosse de gauche à droite de la scène rappelant la façon qu'avait Pleymo (R.I.P.) de jouer avec. On retiendra des titres comme "People In The Shadow" ou "Give Me". Leur set dure assez longtemps (trop ?!), c'est eux je pense qui ont joué le plus longtemps avec blink.
Vient ensuite le tour des Canadiens de Sum 41 avec un Deryck Whibley à la crignasse teinte en rouge pour nous interpréter "Reason To Believe", issue de leur dernier album, Screaming Bloody Murder. Alors moi ce qui m'a le plus frappé dans leur set, c'est le côté metal. Putain, quand le groupe joue des morceaux comme "We're All To Blame", difficile d'envoyer un "Walking Disaster" (punk-pop) juste après. On prend vite goût à cet ersatz de Metallica et les seules chansons pop-punk qui passent ensuite sont celles qui ravivent la flamme de notre nostalgie comme "In Too Deep" ou l'excellente "Fat Lip" qui a clôturé le set. Sinon c'est vraiment sur les morceaux de Does This Look Infected?, Chuck et Screaming Bloody Murder, avec leur guitares puissantes, qu'on prend notre pied. Ce qui me gênait d'ailleurs sur leur dernier album, c'était ces passages piano en plein milieu d'un morceau metal, hé bien ça passe beaucoup mieux en live, vidéo à l'appui.
Deryck communique assez avec le public, leur demandant de se séparer en deux sur "We're All To Blame" et de crier "sacrifiiiiiice" le plus fort possible auquel le public a répondu gaîment par des "yeahhh" (traduction française de sacrifice). On s'amuse de le voir demander à ses camarades de jouer moins fort ou d'arrêter pendant qu'il essai de communiquer (et vu la maîtrise d'anglais de certains, c'était pas un mal). Il présente également Tom Hacker, leur nouveau guitariste en lui demandant de jouer quelque chose, ce par quoi il répondra en commençant "In Too Deep". On apprécie également la reprise de "We Will Rock You" de Queen. Sum 41 a des fans dans le public et ça se voit, le groupe visiblement ému remerciera la foule régulièrement. Ceci dit, on pouvait être déçu de la prestation vocale de Deryck, en dessous de ce qu'on pouvait attendre de lui. Le groupe quitte subitement la scène sur un sobre mais efficace "goodbye", visiblement aucun rappel n'était prévu en dehors de la tête d'affiche.
Blink-182
Passé 23h, c'est blink-182 qui entre en scène avec "Feeling This", titre d'ouverture de leur album éponyme, quel meilleur choix pour introduire chaque membre du groupe puisque les 2 chanteurs se partagent le chant par intermittence sur celle-ci. A la fin du morceau, alors que les lumières sont éteintes, Tom lâche un gros rot dans le micro et accuse un roadie qui passait par là : il est redevenu un enfant depuis qu'il a retrouvé ses anciens comparses et se soucie guère de l'image mature qu'il essayait de véhiculer en formant AVA (et c'est tant mieux). Le groupe fait vivre son dernier album sur scène avec "Up All Night" dont j'apprécie toujours le riff, "Wishing Well", "Heart's All Gone" où Mark impressionne avec la qualité de son chant, et la note finale maintenue ("gooone") était vraiment maîtrisée, et enfin "Ghost On The Dancefloor" que j'ai mis quelques instants avant d'identifier. Mark Hoppus, qui court de tous les côtés de la scène, qui s'essaye parfois à des petits sauts sur un pied plus ou moins ridicules (fidèle aux lives qu'on pouvait avoir vu de lui), s'occupe de la communication avec le public et n'hésite pas à interpeller Travis à plusieurs reprises, pour, le pauvre caché derrière ses fûts, le faire participer, notamment lorsque la célèbre pancarte aperçue en début de show est brandie par un fan ("Travis, I'm Pregnant"), en lui disant un truc du genre "regarde dans le public, il y en a qui veulent ton sexe", ce auquel Travis répondra par le jet d'une baguette.
La grosse question de la soirée était de savoir si Tom allait bien chanter. Malgré un début peu convaincant, lorsqu'ils ont joué leur 5ème chanson, à savoir "Down", où Tom est quasi seul au chant, hé bien on entendait une nette différence, celui-ci ayant eu le temps de chauffer sa voix et s’appliquant visiblement à la tâche. Il aura ensuite maintenu le niveau, notamment sur la très belle "Always" qui m'a vraiment ému, et qui avait bénéficié pour l'occasion, d'une intro spéciale à la batterie.
Le groupe a joué tous ses plus grands titres : "The Rock Show", "What's My Age Again", "I Miss You", "First Date", "Man Overboard", "All The Small Things", tout en glissant des titres moins médiatisés car non sortis en single mais tous aussi excellents comme "Violence", "Dumpweed" ou "Happy Holidays, You Bastard" jouée dans le noir complet sans aucune raison apparente autre que le fun.
Dans la fosse c'est la folie, un crowd surfer s'amuser à passer en boucle du public aux vigiles. le groupe lance des masques de Tom dans le public et je vois également des ballons gonflables voler. Un petit s'était carrément déguisé en Boomer et un pote m'a informé ensuite qu'il y avait même l'infirmière de la pochette Enema Of The State.
Alors qu'on attendait une chanson bonus en acoustique, comme sur la tournée anglaise, le groupe a préféré joué plusieurs raretés comme "Fuck A Dog", "Blow Job", on ne perd pas au change. Puis ils ont quand même joué "Josie" avant de partir pour le faux rappel. Je n'en ai pas encore parlé avant mais il fallait entendre tous ces pieds taper le sol dans les tribunes pour comprendre la folie du public qui m'a semblé plus déchaîné que l'an dernier pour The Offspring. Comme Sum 41, le groupe semble ému de l'accueil reçu. En espérant que ça leur donne envie de revenir dans le sud.
Ne nous trompons pas, dans un groupe comme blink, chaque membre est une star à lui tout seul et il suffit de voir Travis revenir nous jouer la batterie de "Can A Drummer Get Some" issu de son album solo pour s'en rendre compte. Le groupe nous fait ensuite extrêmement plaisir en jouant "Carousel" à deux voix, me faisant rêver d'une nouvelle version studio de ce morceau et "Dammit", sans la présence duquel je leur en aurai voulu. La soirée se termine sur une autre rareté avec le morceau "Family Reunion". Mark nous lance un "je t'aime Nîmesssss", avant de nous demander si nous sommes prêts pour le "grand finalé" et de se lancer seul sur scène dans un solo de basse relativement court. Il tire sa révérence et la soirée s'achève.
Dehors j'essaye de retrouver un collègue qui ne répond pas, j'ai ensuite appris qu'il s'était fait volé son iPhone durant la soirée. Appelé par la police le lendemain, celle-ci a interpellé à la sortie du concert trois personnes avec une trentaine de portables sur eux. Amis de la fosse, surveillez vos poches la prochaine fois.
Bilan de la soirée ? On ne peut plus ravis, mais le meilleur, c'est d'avoir eu autant de groupes, jamais je n'aurai imaginé 3 gros groupes d'outre-Atlantique pour la même soirée, en plus Sum 41 s'étant rajoutés au dernier moment ce fût une bonne surprise de dernière minute. On ne peut que rêver à l'affiche de l'année prochaine maintenant.
Bilan de la soirée ? On ne peut plus ravis, mais le meilleur, c'est d'avoir eu autant de groupes, jamais je n'aurai imaginé 3 gros groupes d'outre-Atlantique pour la même soirée, en plus Sum 41 s'étant rajoutés au dernier moment ce fût une bonne surprise de dernière minute. On ne peut que rêver à l'affiche de l'année prochaine maintenant.
Texte par Sylvain L.
Vidéos par Martin G.
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7 commentaires:
à un moment jpensé qui avait des mec qui se batté mais enfait il le mec ratré le gas pck il lui avait voler son tel :S
Trop de fautes et une écriture blog m'ont empêché d'aller jusqu'au bout, dommage...
" Anonyme a dit...
à un moment jpensé qui avait des mec qui se batté mais enfait il le mec ratré le gas pck il lui avait voler son tel :S"
????????
"On prend vite goût à cet ersatz de Metallica."
En référence à Sum 41......................
C'est le moment d'arrêter d'écrire des conneries monumentales les mecs... ou alors de prendre un bon mois de vacances!
Sur l'album Chuck, Sum 41 continue sa transformation vers un son plus metal et s'inspire grandement de Metallica, dans une version plus light bien évidemment. La chanson "The Bitter End" est d'ailleurs un hommage avoué à Metallica.
Entre ça et le "plein de fautes", alors qu'après relecture par plusieurs personnes, on en a trouvé DEUX (sur tout le pavé que j'ai écris)...
C'est à vous d'arrêter un peu les conneries et les commentaires méprisants bien planqués derrière vos ordis.
Sylvain L.
Super article, très bien écrit,agréable à lire... Merci ! On retrouve tout ce qui a fait de ce concert un moment absolument génial !
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