dimanche 26 août 2012

Classic Hit : Bright Eyes - Lua (2004)

Après plusieurs albums au succès modeste, Conor Oberst, l'homme derrière Bright Eyes, qui a débuté la musique à 13 ans, commence à rencontrer le succès médiatique en 2002 avec la sortie de son 4ème album Lifted or The Story Is in the Soil, Keep Your Ear to the Ground. C'est alors que, préparant son prochain disque et le plus grand succès de sa carrière, il sort le single "Lua" en 2004, qui figurera l'année suivante sur l'album folk-rock I'm Wide Awake, It's Morning. Sachant que la sortie de cet album est accompagnée le même jour d'un 2ème album, Digital Ash in a Digital Urn, qui lui se veut plus électronique là où l'autre est complètement acoustique. I'm Wide Awake, It's Morning fut listé par le magazine Time dans le top ten de l'année 2005, l'album se place 10ème du Billboard 200 et 2ème du Billboard indépendant, le single "Lua", lui, atteignit la 2ème place du Billboard 100 Single. Enfin le magazine Rolling Stone compte l'album #50 dans son top 100 des années 2000 et "Lua" #89 dans le top chanson de la décennie. Le morceau, musicalement ultra épuré, comme le reste de l'album, raconte sa rencontre avec une fille et surtout parle avec sincérité de leur addiction commune à la drogue. Conor se confie sur le monde de la nuit, rejeté de la société ("but I think we have to walk, keep waving at the taxis, they keep turning the lights off") et sur les soirées où la drogue circule ("but Julie knows a party at some actor's westide loft, supplies are endless in the evening), tout autant que la descente qui s'en suit ("by the morning they'll be gone and everything is lonely"). Il lui dit ce qu'elle veut entendre pour coucher avec elle ("the love I sell you in the evening, by the morning won't exist"), et cette dernière, anorexique, se fait vomir dans les toilettes ("just keep going to the bathroom, only say you'll be right back"). Il ne sait pas comment il en est arrivé là, mais il sait qu'il n'a plus que la drogue pour aller mieux ("and I'm not sure what the trouble was, what started all of this, the reasons all have run away, but the feeling never did"). Il sait que c'est mal, mais c'est sa façon de vivre : "it's not something I would recommend, but it is one way to live". Le morceau existe aussi sous la forme d'un duo avec Gillian Welsh, paru sur la compilation caritative intitulée Dark Was The Night en 2009. Découvrez le clip officiel ainsi qu'une version live à Coachella dans la suite du post. Sylvain L. 






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