Nouvelle sortie au rythme d'une par an (When You're Through Thinking, Say Yes est sorti en mars 2011), et on se demande comment on à pu se passer de Yellowcard pendant leur hiatus. A défaut de faire dans l'originalité, le groupe parvenait à faire de son dernier album un Ocean Avenue bis, c'est à dire un album 100% catchy.
Il faut dire que Southern Air arrive à point nommé en cette saison estivale, que ce soit la pochette ou des titres comme
« Always Summer » : « it's always summer in my heart and in my soul », tout est fait pour que le vacancier prenne son pied avec le pop punk ensoleillé de la bande, qui n'hésite pas à remettre le violon en avant.
Il faut dire que Southern Air arrive à point nommé en cette saison estivale, que ce soit la pochette ou des titres comme
« Always Summer » : « it's always summer in my heart and in my soul », tout est fait pour que le vacancier prenne son pied avec le pop punk ensoleillé de la bande, qui n'hésite pas à remettre le violon en avant.
Le titre d'ouverture, « Awakening », est d'ailleurs un sacré morceau, le genre qui aurait eu sa place sur Ocean Avenue sans problème, à la fois mélancolique, rapide, et un refrain du tonerre. Car qu'est-ce Yellowcard sinon ce mélange de fun et d'émotion ?
« Here I Am Alive » featuring la chanteuse Tay Jardine de We Are The In Crowd aux choeurs va encore plus loin dans la pop, avec un refrain assuré de faire un carton en radio : « they say you don't grow up, you just grow old, it's safe to say I haven't done both ».
On pourrait évidemment craindre le choix de la facilité après avoir écouté la 1ère moitié de l'album, heureusement il n'en est rien puisque le groupe offre également des morceaux beaucoup plus péchus, plus rock, comme c'était le cas sur l'album Paper Walls, avec ici des titres comme l'excellent « Surface Of The Sun » avec de gros riffs et des choeurs magnifiques. La 2nde moitié de l'album fais donc la part belle à ce genre de morceaux : « A Vicious Kind » avec un des meilleurs refrains de la galette : « I want you to know I'm not sorry at all, you can't buy forgiveness, or blame me for the fall », tour à tour puissant, haut-perché puis suivi d'un énorme riff, ou encore « Telescope » qui nous offre quant à lui l'alternance d'un couplet mid-tempo avec un refrain dont l'intensité vaut celle des meilleurs groupes de rock alternatif (on y retrouve l'intensité d'un « See Me Smiling »).
On est également surpris par « Rivertown Blues », un vrai morceau punk-rock avec une batterie qui martelle à 100 à l'heure.
Et puis il y a « Ten », la ballade acoustique de l'album. A la première écoute on trouve le morceau vraiment faible, et puis on se penche sur les paroles, et on finit par trouver ça terriblement poignant ; Ryan Key confie l'histoire d'un avortement (ou d'une fausse couche) auquel il a, visiblement, du faire face il y a 10 ans de cela : « she said, "Honey, I've got real bad news" and then there were just tears, and we would never be the same again » avant de s'adresser à cet enfant qu'il n'a pas eu dans le refrain : « you would be ten and I'd be driving you to school, you would tell all your friends that you thought I was cool, and you would have all the love in my heart. »
Une chose est sûre à l'écoute de Southern Air, Yellowcard est unique et intemporel. On prend le même plaisir à écouter cet album que le précédent et qu'Ocean Avenue en 2003, peu importe combien on a mûri depuis. On peut même dire que le disque se hisse sans soucis aux cotés des meilleurs de la bande, dont la 1ère place sera de moins en moins évidente à attribuer. Néanmoins, malgré le retour au côté rock de Paper Walls, il y a toujours cette petite voix qui nous souffle « on est curieux de voir ce que YC peut donner en continuant les expérimentations de Lights & Sounds ».
4/5
Sylvain L.
2. Surface Of The Sun
3. Always Summer
4. Here I Am Alive
5. Sleep In The Snow
6. A Vicious Kind
7. Telescope
8. Rivertown Blues
9. Ten
10. Southern Air
http://www.facebook.com/yellowcard
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7 commentaires:
Sérieux avec un chronique pareil vous auriez pu mettre 5/5 ou au moins 4/5...
C'était quand même mieux à l'époque où c'était noté sur 10, maintenant c'est beaucoup trop vague et la note finale devient même carrément inutile.
Sinon, cet album est une pure bombe, et je pense que vous le retranscrivez bien dans votre chronique, merci pour ça :)
Ce serait mieux si les notes disparassaient oui... à voir les réactions que les dernières chroniques engendrent.
Bonne chronique cela dit.
Ouais, plus de notes !
"Sérieux avec un chronique pareil vous auriez pu mettre 5/5 ou au moins 4/5..."
Il a mis combien Sylvain??? 4/5 non?
La note est un indicateur plus qu'une fin en soi. S'il n'y avait plus de notes, on aurait des commentaires du style : "Ouais, sans les notes, c'est trop vague..."
Guillaume.
Je voulais dire 4,5/5, mais ça paraissait un peu évident... fin voilà, faut vraiment avoir une vie insignifiante pour s’arrêter à ce genre de détail...
Par contre je suis pas convaincu par ton histoire de "sans les notes c'est trop vague", c'est peut-etre juste la crainte de trop s'éloigner des magazines populaires du style Rock One ou Kerrang! et celle de la perte conséquente de crédit vis-à-vis des jeunes internautes... ;)
Evan,
Tu nous a démasqués. On gagne tellement bien notre vie avec AN que si on perd le lectorat de RO et/ou Kerrang, on ne saura plus quoi faire. Sans ça, fini la coke et les putes, ce serait trop con.
Plus sérieusement, ne m'insulte pas en disant que ma vie est "insignifiante", tu ne me connais pas, mais je peux déjà te dire que pour mettre ce genre de commentaires dignes d'un Skyblog, ta vie ne doit pas être des plus palpitantes.
On n'a jamais ait AN pour être in ou hype ou je en sais pas quoi (on sait d'ailleurs souvent attiré les foudres des lecteurs pour critiquer ouvertement des groupes censés être hype ou in, donc ton point ne tient déjà plus.
On essaye simplement de faire découvrir des groupes aux gens, et franchement ton histoire de notes qui nous ferait perdre des lecteurs, je pense que c'est la chose la plus idiote que j'ai pu lire depuis bien longtemps. La chronique de Sylvain dit (je le pense) très justement que YC a sorti un très bon album, mais qu'il ne s'éloigne pas de la formule créée par le groupe il y a de cela plus de 10 ans. d'où la note, complètement justifiée, de 4/5. Tu es d'accord, tant mieux. Tu n'es pas d'accord, c'est pas très grave, et heureusement d'ailleurs qu'on ne soit pas d'accord sur tout.
Donc,un conseil Evan, monte ton propre webzine 100% indé et intègre puisque tu as l'air de savoir tout ça mieux que les autres. j'ai hâte de lire ça en tout cas.
Guillaume.
Bonne chronique mais je n'arrive vraiment pas à accrocher. J'ai l'impression que c'est trop lisse, ça manque de fougue, à mille lieu de Ocean Avenue et Lights And Sounds... Les chansons n'ont pu l'impact d'un "Breathing", "Way Away" ou "Words, Hands, Hearts" Je suis le seul à trouver qu'il manque un quelque chose depuis "Paper Walls" ?
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