vendredi 17 août 2012

Chronique : Gallows - S/T

Les Anglais de Gallows ont rapidement gravi les échelons jusqu’à signer en major et même placer des singles dans le top 40 britannique. S’en est suivi leur séparation d’avec leur maison de disque, d’avec leur frontman, Frank Carter, puis le renouveau avec un chanteur piqué à Alexisonfire et la sortie d’un EP fin 2011 qui n'avait pas convaincu les fans de la première heure, remettant en question le choix d'un vocaliste moins atypique.
Cette galette éponyme s’ouvre sur une voix parlée de femme, accompagnée d’une musique d'ambiance et de percussions quasi-martiales, s’en suit la furie propre au genre, le tout bouclé en moins de trois minutes.

Difficile pour un groupe de changer de chanteur et si Wade MacNeil ne fera pas oublier Carter à ses aficionados, il apporte indéniablement quelque chose de nouveau. Le temps de s’installer confortablement dans cet album que la formation nous distille quelques éléments inédits ; le refrain d’un morceau comme "Depravers" par exemple, et sa douce senteur venue d’un Old Crows/Young Cardinals, ou bien une production moins forcée, plus naturelle et sale.

Pas de breaks racoleurs à l’horizon mais plutôt des bonnes parties instrumentales, en témoigne la vampiresque intro de "Everybody Loves You (When You’re Dead)" ou encore les excellentes guitares de "Vapid Adolescent Blues". Le groupe sait aussi nous prendre par les sentiments avec la voix de marmot sur l’outro de "Cult Of Mary", mais le tube de cet album se trouve tout à la fin : "Cross Of Lorraine", et son riff orienté metalcore qui cogne là où ça fait mal. Sans oublier le sing-along façonné à partir de « eh oh », à pratiquer sous la douche, de "Outsider Art".

Aussi grandiloquent que peut l’être un disque de hardcore, ce Gallows n’en perd pas pour autant de son authenticité. Vrais, ces trente minutes de rock‘n roll font du bien par où elles passent. Si cet album n’égalera pas la popularité de son prédécesseur, le groupe corrige le tir par rapport au précedent EP en incoporant quelques veritables refrains à sa musique teigneuse et à l'ambiance lourde qui regne tout du long des onze titres de cet opus.

3,5/5

Ilan B.

1. Victim Culture
2. Everybody Loves You (When You're Dead)
3. Last June
4. Outsider Art
5. Vapid Adolescent Blues
6. Austere
7. Depravers
8. Odessa
9. Nations -Never Enough-
10. Cult Of Mary
11. Cross Of Lorraine





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