The Elijah font dans le post-hardcore épique. Les grandes envolées instrumentales, guitares bien en avant, suivent les codes et les règles édictés par les précurseurs du genre. Mais ce qui fait la différence, c'est que I Loved I Hated I Destroyed I Created impose les claviers et les cordes sur tous les morceaux, créant des ambiances enchanteresses et belles à pleurer ("I Loved"), tout en ne renâclant pas à défourailler les oreilles de l'auditeur avec une puissance de feu quand il le faut ("In Fear"). Si tout est parfaitement exécuté, de l'alternance chant hurlé (trop monotone)/chant clair (excellent) jusqu'au plus petits détails chers aux amateurs de post-rock (''In Regret'' et son crescendo tire-larmes), le problème de leur musique est qu'elle ne retient l'attention que sur une moitié de galette. Arrivé à "I Destroyed", les même motifs mélodiques reviennent encore et encore, certes distillés avec talent, mais l'ennui pointe le bout de son nez, non pas parce que c'est mauvais, mais parce qu'on a cette méchante impression que le groupe veut trop en faire. Les guitares devraient prendre les devants, hors elles sont trop en retrait par rapport aux claviers. Cela n'enlève rien au potentiel énorme du quintet, et pour un 1er album, c'est déjà fort. En variant un peu plus les ambiances la prochaine fois, The Elijah a tout pour devenir une référence du genre. Avec ce 1er essai convaincant, même si perfectible, c'est bien parti.
3,5/5
Recommandé si vous aimez : Devil Sold His Soul, Rinoa, Mono
Guillaume W.
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1 commentaire:
Pas emballé non plus, j'ai l'impression d'écouter un ersatz de Rinoa/DSHS... un petit manque de personnalité.
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