While we wait for kingdom come
With the radio on ("Mae")
The Gaslight Anthem est un groupe comme il en existe peu.
Brian Fallon est un songwriter comme le monde en voit peu. Après le succès de The ’59 Sound, il a eu de mal à se remettre à écrire, d’où le processus un peu chaotique derrière
American Slang. Mais comme il l’avait dit au magazine Rock Sound UK il y a 2 ans, cet album a sauvé son âme, et a été écrit pour le groupe avant tout. Il n’avait plus envie d’écrire des morceaux aux guitares rugissantes, et est venue la parenthèse (dont on espère une suite) The Horrible Crowes, qui lui a permis de jouer dans l’ombre et d’exposer des influences plus personnelles, plus blues, plus expérimentales.
American Slang. Mais comme il l’avait dit au magazine Rock Sound UK il y a 2 ans, cet album a sauvé son âme, et a été écrit pour le groupe avant tout. Il n’avait plus envie d’écrire des morceaux aux guitares rugissantes, et est venue la parenthèse (dont on espère une suite) The Horrible Crowes, qui lui a permis de jouer dans l’ombre et d’exposer des influences plus personnelles, plus blues, plus expérimentales.
Et voilà Handwritten, la signature sur une major et 11 nouvelles chansons.
La signature sur Mercury ne les a pas changés. Elle leur donne simplement encore plus d’exposition, et leur a surtout permis de recruter Brendan O’Brien derrière la console. L’homme a de la bouteille et n’est pas né de la dernière pluie. Avec un CV comprenant entre autres Pearl Jam, Bruce Springsteen, Incubus, ou encore Rage Against The Machine, on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace. Il faut être à la hauteur. L’assurance d’un son énorme, et aussi l’assurance comme l’a dit Brian Fallon, qu’on ne prenne pas de gants pour dire quand c’est bien ou quand, au contraire, c’est mauvais. Et bon sang, que cet album sonne. Sans en faire des tonnes, car les chansons se suffisent à elles-mêmes. Mais en éclaircissant et montant le volume, et en décuplant encore les forces de la bande.
I can’t move on and I can’t stay the same ("45")
Si dans le fond, Handwritten est un album de The Gaslight Anthem, dans la forme, tout est plus grand, plus beau, plus fort. Un peu comme un best of de tous leurs disques. On pioche dans le brut de Sink Or Swim, dans le rock’n’roll de The ’59 Sound et l’esprit soul de American Slang. Il ne faut pas plus de 5 secondes du 1er single "45" (et sa batterie qui claque comme jamais elle ne l’a fait sur un disque du quartet) pour en avoir le cœur net. Leur single le plus fort jusqu’à présent, un pur moment de rock qui doit cartonner comme il le mérite. Un morceau plein de cœur, de rage, de force, ou les "yeah" donne encore plus envie reprendre toutes les paroles.
Donc, si la bande ne change pas de style, elle le perfectionne encore, entre moments toutes guitares dehors assortis de refrains imparables ("Handwritten" et ses "whowhowho", "Howl" et "Desire" qui rappellent furieusement The ’59 Sound), leur groove caractéristique ("Biloxi Parish", joué en live depuis près de 2 ans maintenant) et plages mid-tempo (la superbe et soul "Here Comes My Man" et le rock contagieux de "Mulholland Drive", un des plus beaux morceaux de leur carrière, piano sur le pont et solo de guitare inclus).
Plus percutant, plus porté sur les détails que sur leurs productions précédentes (en témoigne la présence de chœurs, de sing alongs, de "whowhwo" sur quasiment tous les morceaux), Handwritten est aussi leur album le plus varié, taillé pour le live, et celui de la confiance (dans une interview pour Rolling Stone, Brian faisait remarquer que c’était la 1ère fois depuis le début de leur carrière, que le groupe n’était pas inquiet de savoir si les gens allaient aimer ou non ce disque).
From my heart to your distress ("Handwritten")
Difficile de juger une discographie, alors que le groupe est en pleine ascension, mais une chose est désormais certaine. Avec Handwritten, The Gaslight Anthem entrent (encore plus) dans la cour des grands, dans la minorité des groupes qui rempliront des stades, au même titre que des légendes comme Springsteen et Pearl Jam. Et Fallon chante toujours comme si sa vie en dépendait, allant jusqu’à toucher à des intonations Chris Cornell ici et là (le riff bluesy de "Too Much Blood" lui serait d’ailleurs venu après avoir vu le bonhomme en live). Et les paroles sont toujours aussi inspirées, et le type est vraiment un conteur hors pair, dépeignant ces maux et ce qu’il ressent avec des mots touchants et justes. Sans être moralisateur, avec des textes parmi les plus personnels qu’il ait écrits (avec Elsie), ils font du bien et donnent espoir.
Et comme toujours, le final est grand. "Mae" et "National Anthem" s’écoutent, se réécoutent et sont des monuments, tout simplement. "Mae" est une ballade atmosphérique digne du meilleur de U2 : un clavier, un refrain déchirant et une performance vocale du feu de dieu plus tard, comment ne pas être sur le cul ? Impossible.
Mais c’est quand j’ai entendu mon père (à qui j’ai fait écouter le disque) me dire ""National Anthem", ça pourrait être un morceau de Johnny Cash", que j’ai compris ce que représentait The Gaslight Anthem. Sur cette ballade folk, où seules quelques cordes et la voix sont présentes, j’ai rejoint mon père sur sa culture musicale à lui, que j’ai connu étant petit, et que seulement maintenant, je commence à vraiment appréhender et apprécier.
On blablate souvent quant à savoir quel groupe va bien pouvoir sauver ce foutu rock’n’roll. 1ère chose, il n’a jamais eu besoin d’être sauvé. 2ème chose, si vraiment, mais alors vraiment, on cherche les sauveurs du rock, arrêtez la quête du graal. Il est là LE groupe ; le groupe capable de réunir les générations et de mettre tout le monde d’accord. Et comme le vieux que je suis (et assez fier d’être en fait), et avec le nombre de galettes qui me sont passées entre les mains et les oreilles depuis que je suis tout môme, je peux affirmer que The Gaslight Anthem a changé ma vie, au même titre que la bande à Eddie Vedder. Et ça, c’est pas rien. Et rien que pour ça, et pas seulement pour cette sublime nouvelle livraison, merci les gars. Merci mille fois.
4,5/5
Guillaume W.
01. “45″
02. Handwritten
03. Here Comes My Man
04. Mulholland Drive
05. Keepsake
06. Too Much Blood
07. Howl
08. Biloxi Parish
09. Desire
10. Mae
11. National Anthem
https://www.facebook.com/thegaslightanthem
4,5/5
Guillaume W.
01. “45″
02. Handwritten
03. Here Comes My Man
04. Mulholland Drive
05. Keepsake
06. Too Much Blood
07. Howl
08. Biloxi Parish
09. Desire
10. Mae
11. National Anthem
https://www.facebook.com/thegaslightanthem
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5 commentaires:
tant d'éloges ca vaut bien un détour sur itunes store. j'espere ne pas etre décu, je ne connais pas ce groupe ^^
Wow étant fan des 3 albums, j'ai plus que hate d'acheter le cd. Merci d'aider à faire en sorte que ce groupe soit considéré comme il le mérite.
Une putain de chronique monsieur Guillaume!
Et tous les copains sont là (Brendan, Eddie, Chris, monsieur Cash) alors comment ne pas se laisser tenter... le CD est commandé!
De la part d'un autre vieux (et fier de l'être).
Des bises
Ben
Et les fans du groupe peuvent retrouver le premier fan site français : The Old White Lincoln !
Retrouvez-y les dernières news, des traductions d'interviews, les clips, des photos et bien plus ! A très bientôt sur le site !
La comparaison de Vice avec Nickleback est surement exagéré...
mais j'ai du mal avec cet album, qui ne me fait absolument rien ressentir...
C'est pas un mauvais album en soi, ils font tout bien comme il faut, je trouve juste qu'ils ont ...rien à dire... J'ai pas ressenti la moindre excitation, le moindre frisson, encore moins de surprise...
Ouais, c'est aussi plat et fade que nickelback en fait...
J'aimais bien the 59 sound.
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