dimanche 24 juin 2012

Live Report : Rock Am Ring @ Circuit du Nürburgring (Allemagne) - 02/06/12 (partie 2/3)

Oui je sais, certains d'entre vous l'attendent depuis un petit moment déjà, et après plusieurs heures de rédaction et surtout après un sacré exercice de remémoration, voici enfin le second volet de mon report du deuxième jour du Rock Am Ring ! Je vous laisse apprécier le post pendant que je planche sur la dernière partie à paraître dès que possible !

Une forêt verdoyante, une rivière, un pont… Le décor de notre pension est planté ! Le soleil se cache un peu mais il ne fait pas froid et la pluie n’a pas pointé le bout de son nez. Il est 11h22, le gérant n’a pas trouvé mieux que de tondre la pelouse de son jardin avec son mini-tracteur alors qu’il sait très bien que tous ses clients dorment encore ! On arrive tant bien que mal à se ré-endormir jusqu’à 13h ! On va pas se plaindre, les festivaliers qui dorment dans les campings n’ont pas du beaucoup dormir, connaissant les activités nocturnes complètement déjantées que l’on peut voir dans ces derniers. Il ne faut pas traîner, aujourd’hui nous attend un programme plutôt intéressant et chargé. 

Après avoir bravé la foule et s’être fait fouiller comme dans un aéroport américain (contrairement à la veille), il est déjà 14h25 lorsque nous entrons sur le circuit du Ring. Sur l’Alternastage, les rockers anglais de MORNING PARADE nous accueillent, mais là n’est pas le sujet, puisqu’après avoir pris un excellent lamachun turque (un döner dans une crêpe pour ceux qui ne savent pas ce que c’est !), il nous faut nous diriger rapidement vers la Centerstage qui se remplit déjà de si bonne heure. Pour ceux qui ne le savent pas, depuis plusieurs années un système a été mis en place spécialement pour gérer le flux sur cette scène afin d’éviter les mouvements de foule (question de sécurité avant tout). Une régulation par feux rouges (si si c'est vrai, comme sur la route !) entre les trois fosses qui divisent cette longue ligne droite tout du long des stands de ce circuit automobile. Il s'agit d'informer en même temps les festivaliers lorsque telle ou telle zone est encore ou plus accessible.


Au moment au nous arrivons la première fosse passe au rouge, 9 000 personnes sont déjà arrivées et nous voilà relayés dans la deuxième partie qui peut en contenir 12 000 ! La scène est prête, la pochette du nouvel album de GOJIRA en fond de scène et le snake-pit de Metallica sont en place. Sorte d’avancée dans la foule avec une petite partie centrale réservée à 150 privilègiés du fan club allemand des Four Horsemen. Il est 15h et c’est en courant que les Français ont l’honneur d’ouvrir sur cette immense scène. C’est l’excellent rouleau compresseur "Oroborus", titre d’ouverture de l’album The Way Of All Flesh, qui ouvre les hostilités. Les Bayonnais sont en pleine forme et prêts à se mettre le public allemand dans la poche avec leur métal puissant et technique. Faut dire que le quatuor vie un véritable conte de fée en faisant les premières parties de Metallica sur quasi toute la tournée, leur chanteur s'est fait un nom dans le milieu et Gojira est devenu tout simplement la référence en terme de metal français. Il suffit d'écouter "The Heaviest Matter Of The Universe", "Love" et "Flying Whales" pour confirmer tout ça. Les morceaux atomisent les festivaliers, les guitaristes courent d’un côté à l’autre de la scène, Joe Duplantier s’adressera à eux en anglais pour les remercier de leur accueil et n'hésitera pas à dire qu'il s’agit surtout d’un rêve pour eux de participer à ce festival mythique. En effet, Gojira sont avec Justice et Phoenix, les trois seuls groupes français que j’ai pu voir sur l’affiche de ce festival depuis 2002 ! Paul Watson de l’association Sea Shepherd qui lutte pour la protection des océans, des requins et des baleines, monte alors sur scène aux côtés de Joe afin de sensibiliser un peu plus les gens sur leur action commune, car Gojira est aussi un groupe militant et profite de leur notoriété pour faire avancer les choses. "L’Enfant Sauvage", premier single du nouvel album du même nom suit ! La batterie du frangin Duplantier dégomme tout sur son passage et impressionne toujours autant. C’est déjà la fin du concert avec "Vacuity", la demi-heure allouée au quatuor est passée à une vitesse folle et le groupe a réussi son but, celui de chauffer l’assistance ! Le nouvel album sort demain, le 25 juin, et je peux d’ores et déjà vous dire qu’il s’agit d’un des meilleurs albums metal de l’année. Chapeau les gars ! 



A peine le groupe sorti de scène, place au ballet des roadies qui transforment la Centerstage en moins de 20 minutes et mettent en place le matériel des américains de SHINEDOWN. Groupe rock qui marche extrêmement bien outre-Atlantique, le quatuor est déjà venu sur le site allemand et le public connait très bien les tubes de ce dernier. Et en parlant de tubes, les ricains ont ce qu’il faut dans leur discographie pour cartonner. Avec un démarrage monstrueux sur "Sound Of Madness" et un enchaînement sur "Diamond Eyes (Boom-Lay Boom Lay Boom)", c’est bon, il ne faut pas chercher plus loin, Shinedown est une machine ultra huilée qui sait ce qu’elle fait. "Enemies", titre issu d’Amaryllis, leur dernier album en date, est lui aussi déjà tubesque, comme "Devour", lui aussi nouveau dans la set-list des Floridiens. Il est à noter que Brent Smith (chant) à meilleure mine que lors de son dernier passage, il a maigri, malgré ses cheveux non teints et sa pauvre chemise rouge sans manche, et a l’air moins sous l’emprise de substance illicite. Le set final sera composé de "Unity", "Second Chance", qui permet au chanteur, de faire joujou avec la foule à base de mouvement de bras en l’air. Un peu naze mais les Allemands adorent ce genre de choses et exécutent gentiment ce qu’on leur demande de faire. Et bien évidemment "Bully", le dernier single imparable du groupe clôtura ce set réussi et énergique. A noter la qualité du guitariste-chanteur qui maitrise méchamment et qui assure vraiment au sein du quatuor. Un moment plaisant et trois de ces titres sont à apprécier ci-dessous.


 

Le seconde fosse est à présent pleine… 12 000 personnes (et encore j’suis pas sûr vu que nous ne sommes vraiment pas écrasés !). C’est d’ailleurs assez bizarre la place impressionnante qu’il reste autour de nous. Tant mieux après tout, quand je vois de l’autre côté de la 3ème barrière, je me dis que nous sommes des privilégiés et qu’il ne fallait pas arriver en retard aujourd’hui pour au moins accéder dans cette 2ème fosse et avoir une vue correcte sur la scène sans sentir les aisselles de son voisin. 

Les écrans géants nous montrent les Anglais d’ENTER SHIKARI prêts à démonter la Centerstage. Il est 16h50 et il faudra moins d’un titre pour que le quatuor mette le feu dans les fosses avec l’into "System" suivie de "Meltdown" ! Les titres du dernier album The Flash Flood Of Colour prennent tout leur puissance en live et après "Sorry You’re Not A Winner" et "Destabilise", on est soulagé de ré-entendre un Enter Shikari qui fritte en live. Le contraste est carrément énorme par rapport à leur dernier passage ici, même s'il n'arrive pas à égaler le show dément du Rock Im Park en 2007. Le son est bon, même si on peut reprocher au bassiste de ne pas assurer les parties chantées des chansons. Rou court dans tous les sens, danse, "Mothership" enfonce le clou, tout comme "Gandhi Mate, Gandhi", un des meilleurs titre du dernier long jeu. Le petit chanteur à casquette joue avec ses pads électroniques disposés sur le côté de la batterie pour "Juggernauts" et n’hésitera pas à monter à mi-hauteur des montants de la scène pour chanter "Arguing With Thermometers". Le guitariste lui n'hésitera pas à slammer dans le public en plein titre pendant "Sssnakepit". Le concert se termine sur "Zzzonked" dans une folie générale. Le thermomêtre vient de monter d’un cran pendant ces 45 minutes. A l’image de leur musique, les Enter Shikari, fous et ingénieux, confirment qu’ils font partis des grands de la nouvelle génération electro emocore ! A revoir, encore et encore ! Si vous n’êtes pas convaincu, allez donc voir une dizaine de minutes du concert plus bas ! Moi j'adhère !


J’ai failli me rompre les cervicales après ce concert. En me remettant, j’assiste à quelque chose d’assez nouveau, du moins je ne l’avais jamais remarqué auparavant. Un videur ultra baraqué se plante à côté de moi et attend. Deux secondes après un très jeune couple se pointe. Le videur les regarde, fait un hochement de la tête, les deux jeunes s’approchent tout sourire, font un high-five au colosse et je remarque que l’un des 2 festivaliers lâchent (au moins) un billet de 20€ à ce dernier ! Sorte de corruption pour passer de la 3ème à la 2ème fosse ! Hallucinant ! Et je pense que plusieurs personnes ont réussi à passer comme ça ou à se procurer de la nourriture de cette manière. Et oui, lorsque vous êtes dans les deux premières fosses, vous n’avez pas moyen de vous chercher à manger ! Il faut soit prévoir le coup et apporter son sandwich, soit attendre la fin des concerts vers 1h du matin, manger de la bière ou alors quitter votre place de privilégié, aller vous ravitailler mais se retrouver dans la 3ème partie, loin, loin…loin !!! Les vidéos de la foule parle d'elles-mêmes. Continuons.

Ça y est je suis prêt, chaud comme la braise et complètement impatient de voir pourquoi je suis (en partie) là ce week-end : les Suédois de REFUSED évidemment. En voyage pendant le Groezrock, c’est un peu un rêve qui va se réaliser dans quelques instants. Ce groupe culte, mené tambour battant par le révolutionnaire Dennis Lyxzén, ont décidé de remettre le couvert et cela pour notre plus grand bonheur. Pas besoin de bannière, de décor, c’est sobrement vers 18h que l’intro de "Worms Of The Senses / Faculties Of The Skull" retentit sur l’immense scène du Ring. Le soleil à pointer le bout de son nez et je suis parti pour me rompre une deuxième fois les cervicales sur TOUS les titres du groupe. "Refused Party Program" défonce tout sur son passage, les gars sont en forme, prennent plaisir à jouer à nouveau en live, ça se sent et ça c’est plutôt bien. Connaissant les idées colportées par la bande d’Umea, il serait difficile de penser qu'ils font cela pour l'argent. Du moins ça serait bien triste. Lyzxén saute, crie comme s’il avait 20 ans ! Punaise un "Liberation Frequency" du feu de dieu, puis un vieux morceau et pas n’importe lequel puisqu'il s’agit ni plus ni moins de "Rather Be Dead", véritable hymne issu de leur 2ème LP. "Coup d’Etat" suit, le temps pour Dennis de se faire un petit speech sur sa carrière et on repart de plus belles avec un autre hit, "Summerholidays Vs. Punkroutine" ! Le niveau est impressionnant, les musiciens méchamment en place et le son est ultra propre ! Lyzxén monte sur deux amplis superposés et jump en rythme avec la musique. La set-list est archie-blindée en tubes puisque suivront dans l’ordre, "The Deadly Rhythm", "Hook, Line And Sinker", "Refused Are Fucking Dead" ou encore le titre de l’album du même non, "The Shape Of Punk To Come". Album incontournable pour tout coreux qui se respecte ! Si (par malheur) vous ne connaissez pas ou n’avez entendu que "New Noise" de Refused, il est plus qu’urgent pour vous de vous procurer cette galette ! Sinon vous mourrez idiot ! 
Il est 18h45, le quintet quitte la scène, le temps à Lyzxén de faire un free huge à Skrillex venu les voir sur le bord de la scène et on repart pour le fameux hit imparable cité quelques lignes auparavant. Un morceau complètement fou, fédérateur au possible et qui n’a pas pris une seule ride depuis sa sortie en 1998 ! "Tannhäuser / Derivè" clotûre dignement ce set après que Lyzxén ait encore balancé un dernier petit discours. Ca y est j’suis cassé, je n’ai pas arrêté de bouger pendant une heure, j’suis comme en transe et plus qu'heureux d’avoir vu ces légendes du hardcore. Seul bémol, le public allemand qui n'était pas autant excité que moi pour ce show. L’ambiance au Groezrock en avril dernier était probablement plus chaude qu’ici. Il n'empêche que ça restera un moment inoubliable pour moi !


A présent, nous allons assister à un autre moment d’anthologie. Rares sont les fois où l’on peut voir le fabuleux duo rock/comique TENACIOUS D ! C’est bien cette expérience que nous allons vivre durant plus d’une heure en compagnie de Jack Black et de ses musiciens. Il est 19h25, une musique grandiloquente retentit, la foule se met à genoux, se prosterne et acclame le duo qui entre sur scène vêtu de toges à capuches blanches, tels deux gouroux intouchables ! Une grande partie du public réussi ce flashmob planifié depuis quelques semaines déjà sur un blog consacré au festival. On a l’impression de voir un film avec JB, un concert transformé en une véritable fiction hilarante comme l'acteur en a le secret. "Rize Of The Fenix" est lancée, alors que dans le fond de la scène un phoenix géant gonflable en forme de phallus violet avec tous les détails qu’il faut (cf. l’artwork de leur dernier album) muni de deux ailes énormes orangées est érigé ! Le décor est planté ! JB est accompagné de son acolyte Kyle Gass bien entendu, mais aussi de trois autres musicens de talent ! On reconnaitra le grandiose et ultra rapide Brooks Wackerman, batteur officiel de Bad Religion, ainsi que John Spiker à la basse et le tonitruant John Konesky à la six cordes. Une pluie de morceaux aux textes plus drôle les uns que les autres se succéderont parmi lesquels "Low Hangin’ Fruit", le déjanté "Senorita" ou encore "Deth Starr". Black joue la star avec énormément d’ironie et de 7ème degré en attendant que son raodie lui prenne la guitare et qui ne lui en remette une autre, le tout sans bouger. Il leur dédira le titre "Roadie" tout de suite après, car sans eux, un groupe n’est rien. Le duo assure le spectacle, les blagues et autre artifice sur scène comme cet énorme cyclope vert de 2m50 de haut qu’il repoussera à l’aide de son méga pistolet à balles de ping pong divertiront fortement l'assemblée ! La dérision est le mettre mot de ce concert même si la qualité sonore est bien au rendez-vous ! Le public en raffole, chante, lève les mains, participe à fond au concert ! On est déjà bien loin du show de Refused… "Thow Down", "Saxaboom", "Kielbasa" puis les monstrueux "Kickapoo" et "The Metal" ne font que confirmer que TD n’est pas un simple loisir pour Jack Black, mais bien un groupe à part entière. "Beelzeboos (The Final Showdown)" et puis un medley de folie sur trois titres de Who, "Pinball Wizard" / "There’s A Doctor" / "See Me, Feel Me !", tous les ingrédients sont réunis pour passer un super moment. Et le concert va se terminer sur trois autres tueries, notamment "Fuck Her Gently", le méga hit "Tribute" et un final épique sur "Double Team" pendant lequel Jack Black présentera chacun des musiciens qui feront un solo chacun leur tour ! Là Wackerman a encore démontré son talent alrs que Black fini à genoux devant sa batterie… En gros, Tenacious D ça tient la route aussi bien sur CD qu’en live et signe tout simplement une des meilleures prestations du weekend ! A voir au moins une fois dans sa vie ou alors il ne vous reste plus qu'à regarder la vidéo intégrale du concert ci-dessous (1h10) !


Il est 20h30… Le temps est toujours avec nous ! La journée se déroule magnifiquement bien, on casse la croute ! Et oui, nous on a ramené nos bretzels au fromage et lardons alors que beaucoup d’autres doivent sucer leurs doigts ou manger des bières… ou y’a encore la nouvelle solution dont je vous ai parlé juste avant : payer les videurs pour qu’ils aillent vous chercher à manger ! Vraiment n’importe quoi cette année ! 

Il est 21h10, l’immense bannière BILLY TALENT occupe tout le fond de la scène. La légitimité de mettre les Canadiens à ce moment avant la tête d’affiche un samedi soir sur la grande scène prend tout son sens en Allemagne. En France, ce groupe n’aurait pas le même impact et il n’y a qu’à voir la programmation de Rock En Seine pour le comprendre, Billy Talent est loin d'être considérer chez nous comme co-headliner. A peine le riff de "Devil In A Midnight Mass" balancé, c’est une foule chauffée à blanc qui se déchaîne d’une manière incompréhensible ! Oui Billy Talent c’est sympa, les deux premiers albums sont géniaux mais lorsque l'on voit sur les écrans géants les circle-pits géants un peu partout, y’a vraiment de quoi halluciner. On a le sentiment d'être  dans un concert de hardcore tough guy ! "Turn Your Back", "Living In The Shadows", "This Suffering"… les tubes se suivent à la pelle, même les titres de leur 3ème LP arrivent à faire bouger les gens ! "Line & Sinker", "Rusted From The Rain", "Saint Veronika" ou encore le nouveau single "Viking Death March" continuent à enflammer les fosses alors que la nuit tombe. Je commence un peu à m’ennuyer jusqu’au retentissement de "Surrender" et "River Below" sur lesquels je retrouve le sourire et la forme. A vrai dire, avec Billy Talent c’est toujours le même problème, je décroche à un moment… Après faut avouer que le groupe est en forme malgré les problèmes cardiaques récents du batteur et la fin du set sera juste affolante avec "Diamond On A Landmine", "This Is How It Goes", l’énorme "Try Honesty", "Devil On My Shoulder", "Fallen Leaves" et bien entendu un "Red Flag" de rigueur avant de dire au revoir et de remercier le public venu en masse. Pas la claque de l’année, ça m’a pas forcément donné envie de réécouter leurs albums ou d’être plus impatient quant à la sortie de leur 4ème LP studio, c’était juste divertissant. Vous pouvez aussi vous refaire le concert grâce à la vidéo intégrale ici bas. 


Il fait totalement nuit, il est 23h15, les mégastars de la soirée vont pas tarder. Chaque rendez-vous des METALLICA avec le Ring est comme sacré. Les Four Horsemen adorent venir sur le Nurburgring et James Hetfield ne se fera pas prier pour le rappeler pendant le show. Le public est plongé dans le noir, les quatre écrans géants diffusent les images du film Le Bon, La Brute et Le Truant avec la musique du titre "The Estasy Of Gold" d'Ennio Morricone en fond sonore. Vous savez, le moment où le type court dans le cimetière géant… Jusqu’à ce que l’affreux Lars Ulrich, batteur de son état, dénué de cheveux, entre sur scène transformée pour l’occasion en écran géant elle-même ! Les 150 privilégiés du fan club sont dans le snake pit juste devant la scène et le groupe peut accéder au-dessus de la batterie avec une sorte de passerelle.

Contre toute attente, c’est "Hit The Lights" qui lance le show, le premier morceau composé par Ulrich et Hetfield sur Kill’Em All en 1983 ! "Master Of Puppets" est repris en karaoké géant, comme pour "For Whom The Bell Tolls" d'ailleurs ! Punaise c’est toujours aussi fou de voir ce groupe en vrai. Un petit "Hell And Back" de leur Beyond Magnetic EP sorti en début d'année pour fêter leurs 30 ans de carrière, avant que nous entrions dans le vif du sujet, car cette année les Metallica fêtent dignement les 20 ans du Black Album, en l’interprétant dans sa totalité ! Le groupe s’éclipse et une vidéo est à nouveau lancée sur les écrans. On y voit des images d’archives, le groupes en studio, l’ancien bassiste Jason Newsted, les répétitions à l’époque où la choucroute et les jeans ultra moule burnes faisaient légion. Et soudain, la machine s’enraye et la vidéo se bloque ! Flûte, on est bien en direct live ! La vidéo redémarre aussitôt pour à nouveau se figer… Le groupe décide de laisser tomber et revient à la lumière des projecteurs pour "The Struggle Within", le dernier titre du Black Album ! "My Friend Of Misery", "The God That Failed", "Of Wolf And Man", le cultissime "Nothing Else Matters", vous l’aurez compris, l’album est joué dans le sens inverse ! Quel bonheur d’entendre tous ces titres qui forment ensemble la bande son de toute une époque. "Through The Never," le rouleau compresseur "Don’t Tread On Me", les autres tubes "Wherever I May Roam", "The Unforgiven", "Holier Than Thou" et sans surprise un "Sad But True" puissant et un "Enter Sandman" qui restera longtemps dans les mémoires ! Quelle claque on vient de se prendre !



Le rappel voit l’interprétation de "Blackened" accompagné d’énormes feux d’artifices, "One" continue de mettre le feu aux poudres et enfin en guise de final le désormais traditionnel "Seek And Destroy" résonne dans les montagnes volcaniques allemandes, surplombé de gigantesques flammes, alors qu’une pluie de ballons noirs estampillés Metallica en blanc de différentes tailles tombes du ciel ! J’ai même réussi à en choper un ! Que dire, il est plus d’1h du matin, on vient de vivre un moment exceptionnel, Metallica n’ont plus rien à prouver, les artistes sont toujours au top à presque 50ans, les compositions n’ont pas pris une seule ride et placent le groupe au rang de meilleur groupe de metal de tous les temps sans problème ! Respect ! De plus, la communion durant le set fut assez intense, Hetfield parlant fréquemment avec le public comme s’il jouait dans un club devant 100 personnes et les quatre reviendront encore une fois tous ensemble et resterons un moment sur scène à saluer le public allemand conquis ! J'vais vous épargner les 2h15 de concert mais un petit "Blackened" à déguster, ça ne peut pas se refuser, et c'est ci-dessous que ça se savoure.


On rentre ? La tête d'affiche est passée, on peut aller se coucher ! Et non, ça n’est pas fini, loin de là, il nous faut nous faufiler tant bien que mal dans la méga masse de festivaliers et se diriger vers l’Alternastage, a moyenne scène du festival. Passage obligatoire pour voir ce que la star du moment, le dj dubstep SKRILLEX peut faire en live. Anciennement membre fondateur des excellents From First To Last, le jeune homme est devenu en un temps record le David Guetta du dubstep. Il a la lourde tâche de clôturer cette nuit du samedi et cela jusqu’à 3h du matin ! 2h de mix non stop à base de samples electro et d'images psychées sur grands écrans ! De temps en temps, le petit bonhomme mal coiffé lance quelques mots à la fosse transfomée pour l’occasion en dancefloor géant ! Pas fan, je dois reconnaître que ça a le mérite d’envoyer le pâté correctement en live si on devait le comparer à un Deadmau5 ou à un Justice ! Il mixe vraiment ses titres en direct et ne fait pas que se remuer derrière ses pads en laissant filer leplayback de ses morceaux ! Après trois titres, direction la Club Stage, la dernière et plus petite scène, pour la première fois du weekend ! Une vidéo amateur du tube final "Scary Monsters And Nice Sprites" est visible ci-après. Epileptiques s’abstenir !
 

Il est 2h30, les gens commencnt à quitter petit à petit le site et j’dois reconnaitre qu’il fait un peu froid. C’est la première fois que les concerts terminent aussi tard ! Après évidememnt vous pouvez continuer à vous mettre minable à la discothèque en sortant du festival jusqu’à pas d’heure, mais ça c’est une autre histoire ! Pourquoi quitter Skrillex alors ? Pour finir en beauté avec les furieux MASTODON pardi ! Venus promouvoir leur excellent (et différent) nouvel album The Hunter, la bande autrefois sludge metal à poser son jeu vers un son résolument plus rock tout en gardant les ingrédients qui ont créer le son Mastodon. On débarque en plein "All The Heavy Lifting". L’artwork de l’album est en fond de scène, le batteur a encore pris plus d’importance au sein du quatuor et remercie les quelques 3000 personnes présentes à cette heure si tardive ! "Spectrelight" et le dernier tube en date "Curl Of The Burl" blastent correctement et nous tiennent en haleine ! Difficile de s’endormir avec ce son si violent dans les oreilles et c'est tant mieux ! Plein gazs avec "Bedazzled Fingernails", puis le classique "Blood And Thunder" et ses breaks de batterie impressionants, "Creature Lives" et un fin sur "The Sparrow" pour combler une dernière fois nos oreilles après cette rude journée. Une prestation carrément cool pour ce groupe que j'affectionne particulièrement depuis leur premier passage en France à La Locomotive de Paris devant une cinquantaine de pelés ! Une vidéo amateur un peu pourrie de 3 minutes est à apprécier (ou pas) ci-dessous.



Grosse deuxième journée donc, on a vu vraiment de supers concerts, personnes n’a déçu et le seul vrai regret de cette journée et de ne pas avoir pu voir Twin Atlantic, Awolnation ou Lower Than Atlantis qui jouait à un mauvais moment sur la Club Stage ! Ca sera pour une autre fois. Pour information, il y a avait aussi ce jour là : The Ting Tings, Peter Doherty, Keane, The Hives et Gallows. Allez je vous donne rendez-vous prochainement pour le 3ème et dernier jour de ce Rock Am Ring 2012. 

Ceux qui ont raté le premier volet du report peuvent se rattraper ici : http://www.alternativnews.com/2012/06/live-report-rock-am-ring-circuit-du.html


Sébastian D.






2 commentaires:

cedleced a dit…

Félicitations pour le report très sympa. Pour Billy Talent, il faut savoir qu'en Allemagne, ce sont juste des légendes. Et il ne faut pas s'étonner de croiser parfois les membres en balade à Cologne, même hors période de tournée. J'en ai fait l'expérience à un concert de Panic at the disco en croisant le guitariste en "vacances" là. Les allemands les adorent.

Alternativ News a dit…

Merci à toi cedleced, c'est super sympa !

Sébastian D.