C’est en voyant sur le tube il y a 12 ans les vidéos de Korn et de Rage Against The Machine sur la grande scène du Rock Am Ring qu’il m’est venu l’idée de faire à tout prix ce gigantesque festival. Depuis 2002, ce rendez-vous est un peu devenu mon pèlerinage à moi et surtout l’un des événements,
avec notamment le Groezrock en Belgique, inratable de l’année. Nous sommes donc de retour en 2012 pour ma onzième année consécutive d'un festival qui n’a jamais déçu et qui nous réserve à chaque fois de beaux moments.
Après avoir roulé plus de trois heures et demie (depuis Strasbourg), nous arrivons dans cet autre monde, situé dans les montagnes volcaniques allemandes non loin de Cologne, où la bière est vénérée au plus haut point. En avant pour ce premier résumé (sur 3) d'une longue journée !
Même si depuis trois ans je préfère le confort de l’hôtel, je dois reconnaître que l’ambiance d’un camping de la sorte en Allemagne reste toujours impressionnante et unique. Des tentes à perte de vue, des jeunes complètements à la masse enchaînant les concours de celui qui boira le plus sans mourir, des sonos alimentées par de nombreux générateurs qui crachent de la musique H24 (allant de Nana Mouskouri à Rammstein), les vraies tireuses à bière dans les tentes et j’en passe. Il faut le voir et le vivre pour le croire. Ci-dessous la Centerstage (la plus grande scène) vu du ciel (photo de 2008) pour vous donner une idée de la grandeur du festival.
Le temps de déposer les affaires à notre hôtel situé à 15 minutes du festival en voiture et nous pouvons tracer vers le site du Nürburging, connu pour être, après Hockenheim, le deuxième plus grand circuit automobile d’Allemagne. Le temps est frais mais le soleil est là, c’est l’essentiel. Après 5 minutes de route, nous voilà contrôlés par la Polizei locale… un véritable dispositif anti-drogue a été mis en place cette année (normalement ils le font le lundi suivant le festival) et nous n’y couperons pas. C’est gentiment que nous nous ferons retourner la voiture par les agents souriants alors que Steel Panther doivent entrer sur scène dans moins de 20 minutes ! Autant vous le dire de suite, je ne les verrai pas ! Une bonne dizaine de jeunes resteront bloqués à cette endroit alors que nous serons autorisés à reprendre la route, n’ayant que des bonbons La Vosgienne comme unique drogue ! Ça commence bien…
Il est 15h, on gare la voiture là on l’on a l’habitude de la mettre et on remarque immédiatement qu’il y a beaucoup plus de monde que les années précédentes. Tout va se confirmer au niveau de la tente où nous devons récupérer nos bracelets (sésame indispensable pour entrer sur le festival), puisque nous allons attendre plus de 50 minutes pour l’avoir. Pendant ce temps-là, un type juste devant moi, tombera net au sol, assommé par l’alcool ! Normal.
Nous voilà parés pour commencer les festivités ! Encore 5 minutes de marche et une fouille complètement inexistante pour cause de flux trop important de festivaliers (sûrement pour éviter les mouvements de foule vu le nombre impressionnant de festivaliers) et nous entrons sur le Ring. J’ai presque une larme à l’œil !
Direction l’Alternastage (la moyenne scène si vous préférez) où TRIVIUM fini son show sur "Throes Of Perdition" ! Pas grave, c'est de toute manière un groupe que j'ai déjà vu à plusieurs reprises. On continue vers la Centerstage (la grande scène) pour une petite dose de THE SUBWAYS. Pas spécialement fan du groupe, le trio rock britannique envoie bien et les titres "Turn Around", "We Don’t Need Money To Have A Good Time", "Rock’N’Roll Queen" qui a le mérite de provoquer 4 énormes circle-pit (à voir sur la vidéo liée), "Shake Shake !", "I Want To Hear What You Have Got To Say" passent comme une lettre à la poste ! Billy Lunn, le chanteur, se mettra facilement le public teuton dans la poche en adaptant certains textes dans la langue de Goethe ! "It’s A Party" clôturera parfaitement ce set énergique.
Retour sur l’Alternastage pour voir un peu de trash avec les vétérans d’ANTHRAX. On arrive en pleine reprise d’"Antisocial" de Trust, en anglais s’il vous plait. Les vieux ont le feu au cul et cartonne tout, la banane scotchée sur le visage. Même si j’ai jamais trop écouté leurs albums, on ne peut que accorder notre respect à ce groupe officiant parmi les pères fondateurs du métal. "Indians", "The Devil You Know" et "I Am The Devil" termineront la set-list du concert.
Direction la Centerstage (image de 2012 ci-dessus), on se prend un petit truc à manger au passage, c’est CYPRESS HILL qui retourne le public. "Insane In The Brain", pile poil dans les temps pour l’un des tubes incontournable des rappeurs (23 minutes à déguster dans la vidéo ci-dessous). Déjà vu il y a deux ans, on ne restera pas plus longtemps et on préférera bien se placer pour LAMB OF GOD sur l'Alternastage. Encore une fois cette année, l’affluence record de 96 000 festivaliers par jour se fait ressentir et cela pour la première fois. Pas non plus oppressés, mais c’est avec difficulté que nous circulons entre les scènes. Sûrement l’effet Linkin Park !
22 ans de carrière pour les ricains et toujours autant la patate sur scène. Randy Blythe, au chant, s’est refait une jeunesse en se faisant des dreads ! Les quarantenaires sont venus défendre leur nouvel album Resolution, mais se seront les titres les plus connus qui rendront vivant ce concert ! Les classiques "Walk With Me In Hell", "Now You Got Something To Die For" et son break de fin ultra lourd, l’excellent "Laid To Rest", mélangés avec des titres un peu en-dessous ("Desolation", "Ghost Walking", "Set To Fail", "Redneck" ou "Black Label") rendront le concert efficace mais pas inoubliable. Randy remerciera plusieurs fois le public allemand d’être à chaque fois au rendez-vous. 17 minutes sont disponibles ci-dessous !
Le monde nous démotivera à revoir Kasabian et surtout Gossip, qui m’ont bluffé avec leur dernier album très réussi, A Joyful Noise ! On restera donc sur cette même Alternastage pour le retour de KILLSWITCH ENGAGE ! Ma motivation était entière à l’idée de voir pour la première fois le groupe avec Jesse Leach, frontman originel, surtout après sa prestation bluffante avec Times Of Grace l’année dernière sur la petite scène du Ring (la Club Stage, où il n’y aura rien à voir en ce vendredi). Démarrage en trombe avec "Numbered Days", le quintet a la pêche et Adam Dutkiewicz, le guitariste-producteur de renom, court déjà dans tous les sens avec son mini short en jean, sa genouillère, ses lunettes et son bandana noir ! La grande classe ! C’est la fête dans la fosse et cela va durer pendant les 45 minutes allouées au groupe. KSE fait la part belle à Alive Or Just Breathing (heureusement on a envie de dire), le premier LP du groupe, suivi de "Fixation On The Darkness" qui remet une bonne couche de riffs dévastateurs. Les parties chantées de "Rose Of Sharyn" font un peu galérer Leach et je viens même jusqu’à me demander si le groupe ne s’en sortait pas mieux avec la prestance et le charisme d’Howard Jones, leur ancien chanteur. J’adore KSE mais là la question se pose… ou alors comme il s’agit du 3ème concert du groupe depuis leur reformation, les automatismes ne sont peut-être pas encore en place ? Musicalement parlant les Américains sont plutôt en très bonne forme, "This Is Absolution", "Life To Lifeless", "The Arms Of Sorrow", le hit "My Curse" et un trio final en béton armé enchaînant "The End Of Heartache", "My Last Serenade" qui est probablement le meilleur morceau de la discographie du groupe (et aussi celui qui m’a fait découvrir ce groupe il y a maintenant 10 ans déjà). La reprise de Dio " Holy Diver" achèvera l’assistance ! Un bon concert, peut-être trop attendu pour ma part et qui ne m’a pas satisfait vocalement parlant ! Ou alors c’est à cause des nombreux relous qui n’arrêtaient pas de faire des allers-retours au bar pendant tout le concert et qui passaient sans cesse devant nous pour y aller en faisant bien attention de ne pas éviter nos pieds ! Et en regardant la vidéo (de 17 minutes) ci-dessous, on remarque que le son de la basse est juste dégueulasse...
Petite pause de vingt minutes et c’est au tour des locaux de GUANO APES d’investir la scène. Le public est déjà conquis rien qu’à l’idée de voir la belle chanteuse Sandra Nasic. D’entrée place au dernier album (Bel Air) avec "She’s A Killer" et le gros tube "What A Night". Grosse énergie et succession de hits rock avec l’énormissime "You Can’t Stop Me", "Open Your Eyes" chanté par l’assistance entière et "Dick", issu de l’excellent Walking On A Thin Line (le meilleur album des Allemands pour moi). S’en suivra une partie du concert un peu moins intéressante avec "Fanman" où le bassiste se prêtera à un rapide strip-tease quasi intégral, "Sunday Lover", "Tiger", "All I Wanna Do" et "Money And Milk". La fin du concert me réveillera avec la très bonne reprise d’Alphaville, "Big In Japan", et le morceau qui a fait la renommée du groupe, "Lords Of The Boards", qui rend hystérique le public de l’Alternastage. 45 minutes plaisantes et un groupe qui assure en live ! Tout ça se confirme dans la vidéo plus bas.
Il est 21h, la nuit commence a pointé le bout de son nez… La scène se transforme à nouveau et les lights et autres caches-amplis aux couleurs de MACHINE HEAD investissent les lieux. Le niveau va d’un coup monter d’un cran dès que le quatuor démarre sur "I Am Hell (Sonata In C#)" ! Le son est gigantesque ! Pour leur quatrième passage dans le festival, Robb Flynn est son look de black metalleux à la barbe épaisse assure comme d’habitude ces parties vocales tout en réussissant ses solos. Les morceaux issus en partie des deux dernières productions du groupe, The Blackening et Unto The Locust, sont longs (en moyenne 6 minutes) et complexes mais parfaitement exécutés. Le groupe prend son pied et Dave McClain assomme les spectateurs avec son énorme kit de batterie. Lui aussi mériterait amplement son statut de meilleur batteur métal du monde. "Be Still And Now", l’épique "Imperium", le décapant "Beautiful Mourning", “Locust","Asthetics Of Hate", le début à la guitare acoustique de "Darkness Within" et une fin en apothéose sur les désormais violentissimes "Take My Scars" et "Halo", après avoir "distribué" quelques gobelets de Jack Daniel's ! Machine Head zappe délibérément les albums plus néo-metal de leur discographie (un peu dommage je trouve d’ailleurs) mais confirme qu’après 20 années au service du metal, il serait impensable de ne pas les considérer comme référence aujourd’hui ! Un très très bon moment à revivre avec l'intégralité du concert en vidéo ci-dessous !
A peine le show terminé il nous faut nous diriger au plus vite vers la Centerstage, située à 5 minutes de marche environ, histoire de voir la fin de la prestation de SOUNDGARDEN. 13 ans après leur séparation, le quatuor emporté par le beau Chris Cornell, revient sur le devant de la scène. Les 4 écrans monstrueux filment le groupe en noir et blanc comme s’il s’agissait d’un vieux film. On a vraiment le sentiment de se retrouver en pleine période grunge, 30 ans plus tôt ! Le groupe a entamé le tube "The Day I Tried To Live", ça joue très bien, le son est bon et Cornell assure ses parties vocales. Il est à noter une certaine froideur sur scène entre les quatre musiciens, comme s’ils étaient là pour travailler et non pour le plaisir de jouer à nouveau ensemble. "Black Hole Sun" annonce déjà la fin du concert (la vidéo est disponible plus bas). Le morceau sera repris en chœur par les quelques 70 000 personnes présentes ! Intense ! Contre toute attente c’est le titre à la longue fin psychédélique "Beyond The Wheel" qui terminera difficilement le concert. J’ai raté "Spoonman", qui ouvrait le concert apparemment ! Dommage mais content d’avoir enfin vu ce groupe culte.
22h40, il est l’heure de manger un peu tout en se dirigeant vers l’Alternastage où EVANESCENCE va démarrer ! On choisira une assiette de pâtes asiatiques mélangée à des légumes comme plat du soir (ils étaient déjà en rupture de viande, du jamais vu le premier jour !). Pour les gens qui ne connaissent pas le site, il faut savoir que vous pouvez y manger plein de bonnes choses de différents pays ou continent (les pâtes asiatiques, les viandes épicées d’Inde, le goutu lamachun turque, le hot-dog danois, des spécialités végétariennes…) à raison de 6€ le repas consistant ! Niveau boisson, comptez 3€ la bière, l’eau, le Coca ou le Fanta (les 30cl + 1€ de consigne) et une multitude de cocktails en tous genres et autres bars spéciaux (Red Bull, Jägermeister, Jack Daniel's…) pour bien se mettre minable et vider son porte-monnaie (minimum 7€ l’alcool fort). Vous savez tout maintenant !
Même pas peur, c’est avec "What You Want', le très accrocheur dernier single de leur 4ème album studio et éponyme sorti l’année dernière, que le groupe entame le show. Amy Lee est en forme et chante extrêmement bien contrairement aux précédentes prestations vues au Ring. "Going Under" suit et met tout le monde d’accord. Will Hunt (qui a frappé pour Staind, Static-X ou encore Dark New Day) renforce les titres en appuyant beaucoup plus sur la double pédale que sur les versions studio. Même un peu trop par moment, mais bon l’ensemble reste cohérent et en place. Pendant "Other Side", nous quittons ce spectacle pour nous placer convenablement pour la tête d’affiche de la soirée : LINKIN PARK. L'intégralité du show d'Evanescence est disponible ci-dessus.
Vu que le groupe est attendu par la majorité des festivaliers, la Centerstage se retrouve bien remplie et nous n’avons pas d’autre choix que de regarder le set des néo-metalleux depuis tout derrière ! Adulé par une partie, détesté par les autres, que penser de Linkin Park depuis leur création en 1999. Grosse blague marketing ou talent mérité ? Là n’est pas la question, ce soir le sextet vient promouvoir la sortie de leur 5ème long jeu, Living Things, dans les bacs le 26 juin prochain. Avec 10 minutes de retard, vers 23h30, après une courte intro, le show démarre étonnamment avec "A Place For My Head", un de mes titres préféré d’[Hybrid Theory]. Le groupe a la patate et Chester maîtrise carrément ses parties hurlées. "Given Up" arrive, suivi de près par "Faint" et "With You", tout s’enchaîne très vite et les vidéos d’animations défilent les unes après les autres sur les écrans géants. Là aussi, on aurait aimé peut-être moins de vidéos et plus d’images du live. Les tubes pleuvent, "Runaway", "From The Inside", "Somewhere I Belong" ou encore “Numb”, impossible de ne pas chanter chaque refrain, si ce n'est pas chaque titre en entier, tellement ces derniers sont devenus presque cultes ! Place au deuxième nouveau single, "Lies Greed Misery", qui rend beaucoup mieux en version live que sur CD pour l’instant ! Le titre beaucoup plus rappé s’adapte tout à fait au set du groupe et reçoit un excellent accueil du Ring.
Retour au premier album avec "Points Of Authority", "Waiting For The End" puis "Breaking The Habit". Le concert est vraiment réussi même si le medley spécial ballades "Leave Out The Rest" / "Shadow Of The Day" / "Iridescent" à tendance à m’ennuyer un peu au bout d’un moment. L’engouement est relancé avec "The Catalyst", un des rares titres correct d’A Thousand Suns, et son refrain à rallonge super bien trouvé. C’est alors que le 1er single du nouvel album arrive et déchire tout sur son passage. "Burn It Down" est déjà un tube fait pour marcher et passer sur toutes les radios ! On est déjà à 15 titres et un peu plus d’une heure de jeu, mais le concert et loin d’être fini puisqu’on se reprend une rafale de hits imparables : "What I’ve Done", "Crawling", "New Divide", "In The End"… rien que ça ! Sur "Bleed It Out", le pont est remplacé par une reprise de "Sabotage" des Beastie Boys, en hommage à Adam Yauch décédé le 4 mai dernier.
Evidemment les classiques "Papercut" et "One Step Closer" se chargeront de finaliser ce show d’une heure et demie (sans rappel) plutôt bon. Les musiciens sont heureux d’être à nouveau en tournée et ça se ressent, Chester est en forme même si la fin du concert pèse lourd sur ses cordes vocales. Pour ceux qui ne sont pas encore convaincu et/ou déçu des deux derniers albums, ce soir les Linkin Park ont confirmé leur place d’headliner de cette première journée et démontre qu’ils ont, malgré tout, créé une sacrée ribambelle de hits.
Je suis assez content de ce que je viens de voir et suis plutôt curieux d'entendre le prochain album du groupe. Un karaoké énorme sur "Numb" / "Bleed It Out" / "Sabotage" / "Bleed It Out" / "Burn It Down" est visible dans le live plus bas.
Il ne reste plus qu’à entendre une grosse demi-heure avant de clôturer ce vendredi en compagnie d’un habitué du festival : MARILYN MANSON.
Il est 1h40, le révérend se fait attendre depuis 10 minutes déjà et se cache derrière un énorme rideau noir ! L’Alternastage est carrément pas mal fournie pour voir l’animal androgyne sur scène. Pour l’avoir déjà vu plusieurs fois, j’avais une certaine appréhension avant que le concert ne débute. Partagé entre l’excitation de revoir ce groupe que j’aime énormément, mais aussi anxieux à l'idée de voir un show pitoyable comme les deux dernières fois !
Le rideau tombe et c’est "Hey, Cruel World…", titre d’ouverture du nouvel album Born Villain, qui lance le spectacle. La première Late Night Special est ouverte pour notre plus grand plaisir. Twiggy Ramirez envoie la purée et notre cher Marilyn pose son chant si atypique parfaitement bien ! Il joue avec la caméra qui le filme, dispose d’accessoires comme ce pied de micro greffé d’un coup de poing américain, un boa rose, ou encore un micro-couteau de boucher ! "Disposbale Teens" réveille le public tout comme "The Love Song". Le groupe vient faire la promotion de Born Villain est propose "No Reflection", le 1er single de l’album. Musicalement les nouveaux musiciens gèrent parfaitement les nouveaux comme les anciens morceaux. Exit les déguisements sur chaque titre, les décors gigantesques, place au minimalisme avec un rideau de lumières blanches dans le fond de la scène. "mOBSCENE" fonctionne toujours autant, l’intro "Coma Black" qui annonce l’incontournable "The Dope Show" aussi ! Troisième titre de Born Villain avec "Slo-mo-tion", l’homme qui faisait si peur à changer, c’est aujourd’hui un chanteur limite gentil qui parle sans cesse à son public, qui nous dit de ne pas boire de l’alcool et de ne pas faire les erreurs que lui a pu faire par le passé comme prendre de la drogue. C’est assez déroutant quand on se souvient que sur de ses précédentes prestations il régnait une atmosphère chaotique et quasi dépourvue d'interaction avec son public. Viennent "Rock Is Dead", "Personal Jesus", la fameuse reprise de Depeche Mode et le quatrième et dernier titre du nouvel album, "Pistol Whipped" !
La fin du concert fera la part belle au meilleur (ou presque) de la période Antichrist Superstar dont "Tourniquet", le monstrueux "Irresponsable Hate Anthem" et pour finir un "Sweet Dreams" obligatoire, puisque sans ce titre, la bête ne serait pas arrivée aussi loin dans sa carrière ! Les musiciens quittent la scène. Il est 3h du matin et il doit faire 8° à tout casser !
Le classique pupitre muni du symbole plagié volontairement sur la croix gammée (histoire de choquer, ou du moins essayer encore aujourd'hui) est installé au centre de la scène. Manson joue comme d’habitude l’homme politique sur "Antichrist Superstar", embrassant la foule, tapant dans des faux micros et finissant le titre en mimant le robot qui se meurt.
Les lumières s’éteignent à nouveau… On croit le concert fini mais que nenni, le groupe revient interpréter encore un tube du même album, le cultissime "Beautiful People" ! Le show est bel et bien terminé après que le frontman maquillé ne donne un bon coup de pied de micro dans la batterie. Ok, on est loin des Eurockéennes de Belfort de 1999 ou du zénith de Paris en 2001, mais respect, c'était carrément cool comme concert ! Trois titres sont à voir dans la vidéo ci-dessous ! Souvenirs, souvenirs...
3h15, il fait froid, il faut à présent rejoindre la voiture dans un flux continu de festivaliers. J’ai malheureusement raté Steel Panther et le planning ne permettait pas de voir d’autres groupes présents aussi ce 1er juin tels que Gossip, Kasabian ou encore Motörhead (rien d'inratable en soi). Néanmoins ce fût une bien belle première journée !
Bon il est plus de 4h30 lorsque nous nous écroulons dans notre lit douillet ! La nuit sera courte… Rendez-vous prochainement pour le détail des journées du samedi et du dimanche !
Sébastian D.
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2 commentaires:
Hâte d'avoir votre point de vue sur Metallica, Mastodon, Cancer Bats, As I Lay Dying, Ghost & Tenacious D !
Va falloir attendre un peu !
Sébastian D.
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