Les héros de Gainesville, sont de retour avec un 1er album depuis The New What Next sorti en 2004. 8 ans après, une signature sur Rise plus tard (vraiment le label le plus en vue ces derniers temps, et le plus souvent pour les bonnes raisons), Hot Water Music is back in business avec Exister, et dire qu'on les attendait tient du doux euphémisme.
Pas de mise en jambe inutile, "Mainline" balaie tous les doutes qu’on aurait pu avoir avec cette reformation. Chuck est dans
une forme éblouissante, plus posé et moins gueulard, très certainement influencé par sa carrière solo folk qui a modifié sa manière de chanter. La section basse/batterie est décidément une des plus impressionnantes qu’il m’ait était donné d’entendre et un refrain où les "Wowoowoowo" résonnent comme un hymne : 2 minutes 33 secondes plus tard, il n’en faut pas plus pour plonger tête première dans cet album. Le quatuor n’est pas revenu pour rien. Bien au contraire.
une forme éblouissante, plus posé et moins gueulard, très certainement influencé par sa carrière solo folk qui a modifié sa manière de chanter. La section basse/batterie est décidément une des plus impressionnantes qu’il m’ait était donné d’entendre et un refrain où les "Wowoowoowo" résonnent comme un hymne : 2 minutes 33 secondes plus tard, il n’en faut pas plus pour plonger tête première dans cet album. Le quatuor n’est pas revenu pour rien. Bien au contraire.
Une influence punk rock (et même rock tout court) plus prononcée pointe le bout de son nez sur une majeure partie de ces 13 titres. Moins grizzly qu’à leur débuts, moins post hardcore, plus mélodique encore que par le passé (glorieux le passé), et avec un groove que tout le monde leur envie et a essayé de copier sans jamais l’égaler ("Drag My Body" qui sonne proche d’un Gaslight Anthem d’ailleurs).
Hot Water Music sonne parfois comme Pearl Jam le long de ce nouvel effort. Cette comparaison fera bondir de nombreux fans, et ceux qui ne connaissent Pearl Jam que pour "Alive" ou "Jeremy". Mais ceux qui ont suivi la carrière du groupe de Seattle, de Vitalogy en passant par les trois dernières productions, ne pourront nier l’influence, que ce soit dans les riffs ("Drown In It" et ses accords d’intro aurait pu être "Spin The Black Circle" sans problèmes), dans les mélodies ("Safety" et "Wrong Way" qui contient le refrain imparable du disque), mais aussi dans les lignes de chant ("Exister" qui enverra sans peine tout le monde jumper dans une salle de concert). Ces sonorités plus rock, si elles ne sont pas toutes neuves pour le quatuor (on reste en terrain connu), donnent à l’album un côté intemporel et classieux plutôt inédit. Et la production, aussi impeccable soit elle,a ce côté urgent et live, qui donne envie de voir le groupe en concert, dans une petite salle où ils ne ferait qu'un avec le public.
Peu de groupes peuvent se targuer d’en avoir encore autant sous le pied en terme de songwriting et d’énergie après avoir bourlingué comme l’ont fait les 4. Même si les morceaux sont un peu plus téléphonés en fin de parcours et que la 2ème moitié de l’album est un peu moins convaincante que le départ canon que nous offre Exister, difficile de ne pas être emballé par un album qui en montre à tous les groupes encore aujourd’hui. Un retour attendu, réussi, et l’album qu’ils devaient sortir en 2012. Sans essayer de recréer tel ou tel disque, sans réinventer complètement leur son, sans redite inutile, mais en avançant et surtout, en faisant ce qu’ils veulent. Hot Water Music est de retour, et bon sang, ça fait un bien fou !
4/5
Guillaume W.
01. Mainline
02. Boy, You’re Gonna Hurt Someone
03. State Of Grace
04. Drown In It
05. Drag My Body
06. Safety
07. Exister
08. Wrong Way
09. Take No Prisoners
10. Pledge Wore Thin
11. No End Left In Sight
12. The Traps
13. Paid In Full
https://www.facebook.com/hotwatermusic
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