Invicta, un disque que l’on espérait vraiment plus. Signature sur une major, désistement de la dite major, signature sur Razor and Tie, en tout et pour tout, près de 4 ans se sont écoulées entre Skip School, Start Fight et le nouveau long jeu. Bon, il y a bien eu 2 EPs pour faire patienter, mais autant dire qu’on pensait Hit The Lights perdu pour la nation. Finalement, ils sont de retour, plus décidés que jamais à en découdre et à prouver que cette attente en valait la peine.
Mais si on s’attend un album de pur pop-punk dans la veine
des 2 prédécesseurs, on peut aisément passer notre chemin. Si sur la route de ces 11 chansons, il reste bien quelques passages bien rentre-dedans, dans l’ensemble, Invicta a choisi la voix des atmosphères et du mid-tempo. Cela ne veut pas dire que la bande a abandonné l’énergie au profit d’un album mou du genou et chiant.
des 2 prédécesseurs, on peut aisément passer notre chemin. Si sur la route de ces 11 chansons, il reste bien quelques passages bien rentre-dedans, dans l’ensemble, Invicta a choisi la voix des atmosphères et du mid-tempo. Cela ne veut pas dire que la bande a abandonné l’énergie au profit d’un album mou du genou et chiant.
La production de l’album est riche et luxuriante. Beaucoup d’éléments sont présents, si on ne connaissait pas le passé de Hit The Lights, jamais le terme pop-punk ne serait venu à l’esprit. Il suffit d’entrer pendant moins de 30 secondes dans l’album pour comprendre où le quintet veut en venir. "Invincible" n’a plus rien en commun avec leurs productions précédentes et contient plus d’idées originales que dans leurs deux 1ers albums réunis. Ce titre a en revanche beaucoup plus en commun avec un 30 Seconds To Mars. Mais un 30 Seconds To Mars qui saurait encore écrire de vraies chansons, et s’occuperait moins de la coupe de cheveux (et du melon) de Jared Leto. Un refrain lumineux fourni en chœurs et en guitares spatiales, et le tour est joué.
Riche en expérimentations, mais toujours aussi directe dans leurs intentions (le schéma couplet/refrain est là), la musique du quintet s’est émancipée de manière drastique. Si bien que ceux qui n’aimaient pas auparavant pourraient bien être rapidement conquis par cette nouvelle orientation. Tout comme les fans de la 1ère heure. Si certains titres restent du Hit The Lights dans l’esprit, ils ne le sont plus dans l’exécution : "Gravity", "Earthquake" et "Get To You" sont trois des chansons les plus catchy qu’ils aient écrites, rappelant au passage les très sous-estimés A et Armor For Sleep. Mais la cerise sur le gâteau ramène sa fraise avec l’imparable et rentre dedans "Float Through Me", qui contient le riff qui tue de la galette.
C’est là qu’intervient la maturité, ou appelez ça comme vous voulez, l’important est que le résultat est probant à bien des égards. Le groupe, au delà de ces morceaux les plus énergiques, prouve qu’il est capable de voir au-delà du pop-punk mi-tristoune, mi-ensoleillé. Car ce disque fait table rase du passé, si on omet l’énorme "All The Weight", dévoilant la vélocité et le BPM le plus rapide du (gros) lot. "Faster Now", totalement electro, pourrait être un titre de Linkin Park avant de partir vers un refrain tout en émotion. Quelques notes de guitares en retrait et une basse qui pulse viennent en soutien pour un des morceaux les plus atypiques qu’ils aient composés. "So Guilty" et "I Should’ve Known" se la jouent ballade à la Jimmy Eat World qui aurait jammé avec Angels And Airwaves. Réussies (les guitares pleine de réverb joue la carte spatiale) et émouvantes (parmi les plus beaux refrains du disque surmontés par des chœurs de toute beauté), voilà encore des compos que l’on aurait jamais attendues d’eux.
Et c’est réellement là qu’on se rend compte des progrès de Nick au chant. Au lieu d’être constamment tout en force essayant de monter le plus haut possible, il pose ses mots et ses lignes avec douceur et module beaucoup plus sa voix, ce qui rend son chant nettement plus intéressant et prenant, ses intonations les plus posées n’étant pas sans faire penser à Jim Adkins de Jimmy Eat World.
Virage à 180° ou grand écart, peu importe, le groupe a choisi de passer du plus mainstream ("Take Control", pas la plus convaincante, mais en radio ça peut cartonner) au plus expérimental ("Oh My God" qui clôt Invicta en beauté). On pourra leur reprocher de partir un peu dans tous les sens, mais au final, le mix rend l’ensemble cohérent. La production assurée par la doublette Machine – Mike Sapone donnant le son à la fois le plus gros, explosif et propre (la patte Machine) et aussi le plus brute et live (la patte Sapone).
Si jusqu’à aujourd’hui, Hit The Lights pouvait être considéré comme un bon p’tit groupe pop-punk manquant de personnalité, avec Invicta, la donne risque de changer rapidement. Cette refonte presque totale de leur son leur va comme un gant. Il y a bien quelques faux pas dans cette nouvelle entreprise, mais le jeu en vaut la chandelle et ces 4 ans d’attente en valaient finalement la peine, alors qu’on n’attendait pas grand-chose du groupe. Bien mal nous en a pris. Accrocheur, personnel et sans limites, Hit The Lights frappe un grand coup. En latin, Invicta signifie invaincu. Prémonitoire ? Peut être bien. Une chose est sûre cependant. Ce nouvel opus est bien parti pour être une des grosses surprises de 2012, et en s’écartant de la cohorte de jeunes loups aux dents longues dans le pop-punk, ils viennent de devenir les leaders du pack. Leur meilleur album.
4/5
01. Invincible
02. Gravity
03. Earthquake
04. So Guilty
05. Get To You
06. Float Through me
07. Should’ve Known
08. All the Weight
09. Faster Now
10. Take Control
11. Oh My God
https://www.facebook.com/HitTheLightsMusic






3 commentaires:
Je ne suis pas familier avec ce groupe mais cet album est vraiment pas mal. Ca sonne parfois comme du Story Of The Year auquel on aurait remplacé le chanteur principal par le guitariste à la voix plus aigue. Le titre qui m'a le plus surpris reste "Oh My God", un vrai bijou qui je l'espère inspirera le groupe à composer plus de titres dans cette même veine.
Seul bémol, "Faster Now" fait plutôt tache.
"un bon p’tit groupe pop-punk manquant de personnalité" pas d'accord, skip school start fight les plaçait au sommet pour moi c'était un parfait dosage de tout ce qui se faisait à l'époque en matière de riff et prod
Sinon bonne chronique, impatient d'entendre cet album.
J'en aurais profité pour citer Number One Gun ^^
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