samedi 28 janvier 2012

Chronique : FACT - Burundanga

Déjà 13 ans d’existence pour les Japonais de FACT ! Associé au nom d'une drogue en provenance d'Amérique du Sud,  Burundanga vient tout juste de paraître dans (certains) bacs et après plusieurs écoutes de ce 4ème LP des hommes du pays du soleil levant, il m’a paru nécessaire de faire une chronique de ce CD. A l’image de la pochette de l’album, partons ensemble dans un voyage fantastique au cœur d’une forêt où ne résonnent pas moins de quinze titres (dont 2 bonus) hauts en couleurs !


FACT, c’est un peu comme un panier vapeur avec plein de bonnes choses à manger dedans, ou un énorme shaker dans lequel on aurait mélangé la plupart des styles de musiques (alternatives) actuelles, pour un résultat des plus surprenants. En guise d’entrée, “FOSS” reste un choix audacieux de la part du quintette, voire risqué car ultra catchy et très radiophonique, notamment à cause de son mix easycore/clavier electro bien en avant à la Motion City Soundtrack, appuyé par une rythmique rappelant le meilleur d’A Day To Remember ou de Four Year Strong version 2011. Ils poussent même le vice jusqu'à poser un passage de lover en plein milieu du titre et ça fonctionne honteusement !  

Le début chanté de "1000 Miles" n’est qu’un leurre avant que le morceau ne se transforme en véritable titre punk hardcore blindé de chœurs screamés sur fond de batterie galopante. Peut-être que la voix sur ce titre ne plaira pas à la première écoute à certains d'entre vous, mais plus on l'écoute, plus on l'apprécie. N'est-ce pas aussi le but d'une drogue après tout ? Et ce Burundanga là pourrait vite devenir une addiction tant le travail accompli pour le groupe est important, preuve en est avec “Eighty Six” et “Crying”, qui résument bien les capacités du groupe. Les idées fusent, la qualité des arragements et le talent de composition ne faibli a aucun moment et l’ensemble est super cohérent. Les breaks de batterie en particulier sont rapides, nets et précis comme sur “Tonight”, un morceau qui n’a rien à envier à Comeback Kid ! Un des meilleurs titres de l'album.

“Pink Rolex” risque d’en choquer plus d’un ! Sans faire dans le cliché et le balancer sur chaque morceau, les hommes masqués (oui, eux aussi font dans originalité et n’aiment pas montrer leurs vrais visages), ont décidé d’utiliser le vocodeur et les sons electro dub-step avec parcimonie et juste sur ce titre. Un bon point en somme puisque ce dernier détient un refrain accrocheur et une ambiance "dance" d’une efficacité impressionnante. L’interlude “1-4”, carrément orienté techno, aurait pu très bien se retrouver sur la bande originale du film Mortal Combat, alors que “狂” et “Mimic”, deux autres interludes, se la jouent mathcore expérimental ! Totalement surprenant.

Que dire de “Temptation” et son riff à la Funeral For A Friend juste mortel, ou de “Give Up” qui nous replonge dans les sonorités du premier album de Hell Is For Heroes et "Melt" qui me rappelle les excellents Senses Fail. Oui les comparaisons pleuvent mais celles-ci sont justifiées et méritées !

En gros, personne ne sera lésé, il y en a pour tous les goûts (easycore, punk, emocore, dubstep, mathcore…) mais il faut voir si cette expérimentation et ce mélange des genres ne rebutera pas les auditeurs, juste par manque d’unité ou de reconnaissance à une scène en particulier. Eat Your Words, EP sorti en 2011 avait déjà marqué les esprits, alors on ne va pas y aller par quatre chemins, Burundanga est une drogue à consommer sans modération. Un disque jouissif, technique et joyeux à découvrir d’urgence. 

4/5

Sébastian D.


01 – FOSS
02 – 1000 Miles
03 – Pink Rolex
04 – Melt
05 – Tonight
06 – Polyrhythm Winter
07 - 狂
08 – Eighty Six
09 – Crying
10 – Mimic
11 – 1-4
12 – GSMD
13 – Temptation
14 – Give Up – bonus track -
15 – Empty Mind – bonus track -

1 commentaires:

Valentin a dit…

J'étais (et suis) encore très très fan du S/T qui est une pure perle, tant au niveau de la composition que de la production; pas encore écouté celui-ci, faudrait que je m'y attelle.