dimanche 27 février 2011

La scène vue de la scène : Architects - The Here And Now

Alternativ News continue sa série la scène vue de la scène avec les chroniques de différents artistes sur le nouvel album de Architects. Certains l'ont apprécié, d'autres moins. Plus de détails dans le post complet.









Clément Horvath (chanteur de Holding Sand / Lightweight Giants)

Ma première écoute d’Architects remonte à plusieurs mois, sur Myspace. Les quelques chansons mises en ligne m’ont paru très violentes, assez crades (dans le bon sens du terme), mais pas suffisamment accrocheuses pour me scotcher. Avec The Here and Now, les anglais semblent s’être assagis, et les mélodies se font plus présentes. Qu’on ne se méprenne pas, Architects tabasse dur, on se prend même une sacré claque à l’écoute de titres comme "Stay Young Forever", qui rappellent par moment les grands Comeback Kid ou autres Dillinger Escape Plan (Greg Puciato fait d’ailleurs une apparition sur "Year in/Year out"). Cependant certains morceaux tels que "An Open Letter to Myself "et surtout "Heartburn" calment le jeu, et apportent de la diversité à la galette. Malheureusement , elles manquent d’efficacité et de charme, et on leur préfère les gros tubes que sont "Learn to Live" ou "Btn" avec son riff de guitare ravageur. Les courts moments d’accalmie à la limite du post-rock disséminés tout au long du disque sont appréciables et apportent une petite touche d’originalité à l’ensemble, et les légers loops de batterie électronique (sur "Red Eyes" par exemple) nous permettent de reprendre tranquillement notre souffle avant que le groupe n’envoie l’artillerie lourde. J’en suis sorti sonné, diverti, et surpris. Sans mauvais jeu de mot, Architects casse la baraque, mais en se voulant plus abordable, le groupe perd en caractère. The Here and Now n’en reste pas moins un très bon disque.

Djej (chanteur de Hell Of A Ride / Beyond The Dust)

Que dire du dernier album d'Architects....
A part le fait que je ne suis pas chroniqueur, ni journaliste, ni critique mais juste chanteur, je me baserais donc sur mon passif, mes goûts et autres expériences musicales.
La première chose et que justement, ça ne m'a pas fait grand chose. J'en suis bien désolé mais cet album ne m'a pas touché. A part le single "Day in Day out" et le sympa "An open letter to myself", les autres titres passent et glissent sans accrocher à la vieille poêle que je suis. Leurs 2 premiers albums m'avaient assez bluffés pour leurs violence, leurs originalités dans les compos barrées, leurs idées et la folie ravageuse qui y régnait. Mais là, le retournement de veste est pour moi, bien trop violent et au final, assez rédhibitoire. Je trouve qu'Atreyu avait bien mieux franchi le pas. Certains morceaux me font penser à du 36 Crazyfists, en moins bien....Bref, vous l'aurez compris, après deux albums aussi réussis que "Ruin" et "Hollow Crown", ce "Here and Now" me semble malheureusement bien fade et surtout déjà entendu !!!
Ce n'est bien sur QUE mon avis, mais dernièrement, d'autres groupes comme Monuments (par exemple) m'ont bien plus retourné le cerveau !!!

Matthew (bassiste de Admiral's Arms)

Quelle joie de recevoir ce nouvel opus de Architects par la poste. Un album très attendu pour ma part, tant j'ai été marqué par le précédent, Hollow Crown.
Par contre, dès la première écoute, une sensation de déception totale m'envahit. Pas grave, ça m'est déjà arrivé qu'un album soit difficile d'écoute, je l'ai donc mis de côté, et me suis replongé dedans quelques jours plus tard.
Pendant cette attente, je me rappelle tout de même cette première écoute de Hollow Crown. Cette première baffe dans la gueule, morceau après morceau, tant tout était bien réparti, tant chaque partie était réfléchie, tant chaque élément percuteur percutait plus fort que tout. Et la, en me repassant ce "The Here and Now", toujours la même impression, celle d'avoir entre les mains un album qui sonne plat.
Certains morceaux se dénotent, notamment ceux avec les featurings, tel "Stay Young Forever" avec Andrew Neufeld, et "Year In Year Out" avec Greg Puciato. Mais la encore, les défauts se font entendre car le premier sonne trop Comeback Kid, et le second sent les relents Dillinger Escape Plan à plein nez.
Après, il y a des morceaux qui tiennent la route, et que j'aurais surement appréciés sans savoir que c'était Architects, mais là, après un tel album précédent, rien ne semble, à mon goût je précise, arriver à la cheville de son prédécesseur.
La palme d'or du mauvais goût revenant au morceau mielleux et mauvais "Heartburn", qui me brule les oreilles plus que l'estomac, surtout cette annonce de morceau, dès le début.
Tout ce que j'attends maintenant, c'est que les gaillards se réveillent, et sortent un album juste après, 10 fois plus dévastateur que celui-ci n'ait été décevant.

Toma Pegaz (Graphiste @ Pegaz Design)

Un album plus coloré en mélodie et chant clair, des compos plus aérées, et moins déstructurées, avec certains passages atmosphériques comme je les aime, le tout blindé de sonorités bien pêchues qui n'est pas pour me déplaire.
Bien qu'il se démarque énormément du célèbre Hollow Crown, je pense qu'il était important pour Architects de se sortir du son qui les a propulsé comme un groupe de référence dans cette nouvelle scène Metalcore / Post hxc.
Victime de leur succès, nombreux sont les groupes qui ont tentés de se frotter à eux en espérant retrouver cette énergie miraculeuse qui émanait de leurs sons (BMTH en faisant bien sur partie..).
Voila, c'est encore une nouvelle ère pour Architects.
On notera leurs efforts à vouloir constamment aller de l'avant, et ne pas se reposer sur leurs acquis. Pour ma part c'est ce qui fait d'eux un bon groupe. Et le feat de Greg Puciato (Dillinger Escape Plan) sur la chanson "Year In Year Out " est une petite perle.
Un gros bémol cependant sur leurs deux derniers clips, que je trouve plus que passable. Surtout le premier où je me suis dis "ah en fait c'est Sam Carter et son orchestre ?".

Merci à tous ces artistes de nous avoir donné un peu de leur temps pour cette nouvelle rubrique de Alternativ News.



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